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Formation immobilier : devenir chasseur immobilier, mandat de recherche, carte T et réalité du métier

Formation immobilier : devenir chasseur immobilier, mandat de recherche, carte T et réalité du métier

Choisir une formation immobilier pour devenir chasseur immobilier, c’est viser un métier séduisant sur le papier, mais encadré par des règles précises que les vidéos de reconversion passent souvent sous silence. Cet article fait le tour de la question sans enjoliver. Le chasseur travaille pour l’acquéreur, pas pour le vendeur : c’est sa différence majeure avec l’agent immobilier classique. Il reste pourtant soumis à la loi Hoguet, qui impose un mandat de recherche écrit avant toute démarche et interdit d’encaisser le moindre euro avant la signature de la vente. Côté statut, deux options : détenir sa propre carte T, sous conditions de diplôme ou d’expérience, ou exercer comme salarié ou agent commercial sous la carte d’une agence. La partie rémunération explique qui paie, quand, et pourquoi les premiers mois sont souvent maigres. La dernière partie montre quelle formation immobilier ouvre l’aptitude professionnelle, et à quoi ressemble ce métier dans la métropole de Montpellier.

1. Chasseur immobilier : un agent immobilier qui a changé de camp

1.1 Travailler pour l’acquéreur, pas pour le vendeur

Dans une transaction classique, l’agence est mandatée par le propriétaire qui vend. Elle met le bien en valeur, organise les visites, cherche le meilleur prix possible pour son client. L’acheteur, lui, est un prospect : on l’écoute, on le conseille, mais juridiquement, il n’est pas le mandant.

Le chasseur immobilier inverse cette logique. Son client, c’est l’acquéreur. C’est lui qui signe le mandat, qui définit ce qu’il cherche, et c’est son intérêt que le chasseur défend : trouver le bon bien, éviter les mauvaises surprises, négocier le prix à la baisse plutôt qu’à la hausse. L’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL) le résumait déjà ainsi dans une étude consacrée à ces « agents immobiliers au service des acquéreurs » : l’activité relève pleinement de la loi Hoguet.

Ce changement de camp modifie le discours tenu aux vendeurs, l’analyse du bien et surtout la source de la rémunération.

1.2 Ce que fait vraiment un chasseur au quotidien

Le quotidien d’un chasseur ressemble moins aux visites d’appartements de rêve qu’à un travail d’enquête méthodique. Une mission type se découpe en plusieurs temps :

  • La prise de brief : un long entretien avec l’acquéreur pour comprendre son budget réel (apport, capacité d’emprunt), ses critères indispensables, ceux sur lesquels il peut transiger, son calendrier.
  • La prospection : consultation des annonces publiées, mais surtout activation d’un réseau d’agences, de notaires, de syndics et de particuliers pour accéder à des biens avant leur mise en ligne.
  • Le tri et les visites : le chasseur visite seul pour écarter ce qui ne correspond pas, puis ne présente à son client que les biens qui tiennent la route.
  • L’analyse du bien : lecture des diagnostics, des procès-verbaux d’assemblée générale de copropriété, du règlement de copropriété, repérage des travaux à prévoir.
  • La négociation : argumentation du prix face au vendeur ou à son agence, sur la base de comparables et des défauts identifiés.
  • L’accompagnement jusqu’à l’acte : suivi de l’offre, de l’avant-contrat, du financement et de la signature chez le notaire.

Une large part du temps passe dans des tâches invisibles : appels, relances, lecture de documents. C’est précisément là qu’une formation immobilier fait la différence.

1.3 Un métier rattaché à la transaction, pas une profession à part

Le chasseur immobilier n’est pas une profession réglementée distincte. Dans le répertoire des métiers de France Travail, il figure parmi les appellations de la fiche ROME C1504 « Transaction immobilière », aux côtés du négociateur, du conseiller immobilier et de l’agent commercial en immobilier.

Conséquence concrète : tout ce qui encadre la transaction s’applique à lui, obligations légales comme conditions d’accès à la carte. Vouloir devenir chasseur, c’est avant tout vouloir devenir un professionnel de la transaction, avec une spécialisation côté acquéreur. Pour situer ce métier parmi les autres possibilités du secteur, le panorama des débouchés concrets d’une formation immobilier donne une vue d’ensemble utile.

2. Chasseur et agent immobilier comparés, sans fard

2.1 Client, mandat, source de revenus : le tableau des différences

Les deux métiers partagent le même socle légal, mais leur fonctionnement quotidien diffère sur des points structurants.

Critère Agent immobilier (côté vendeur) Chasseur immobilier (côté acquéreur)
Client (mandant) Le propriétaire vendeur L’acquéreur
Type de mandat Mandat de vente Mandat de recherche
Objectif de la négociation Obtenir le meilleur prix de vente Obtenir le meilleur prix d’achat
Stock de travail Un portefeuille de biens à vendre Un portefeuille d’acquéreurs à satisfaire
Qui règle les honoraires La personne désignée au mandat de vente La personne désignée au mandat de recherche, en général l’acquéreur
Carte professionnelle Carte T (transaction) ou exercice sous la carte d’un tiers Identique

Point clé : ce n’est pas l’habitude du marché qui décide qui paie, c’est le mandat.

2.2 Les compétences communes et celles qui changent

Le socle est le même, celui d’une formation immobilier généraliste : droit de la vente immobilière, droit de la copropriété, lecture des diagnostics techniques, notions de fiscalité, techniques de négociation, connaissance fine d’un territoire. Un chasseur incapable de repérer une procédure en cours dans un procès-verbal d’assemblée générale fait courir un risque à son client.

Ce qui change, c’est la posture. L’agent côté vendeur doit savoir convaincre un propriétaire de lui confier son bien, puis valoriser ce bien. Le chasseur doit savoir écouter un acquéreur, parfois recadrer ses attentes (le budget ne permet pas toujours le jardin et le centre-ville), et défendre ses intérêts face à des vendeurs qui n’ont aucune obligation de lui faire de cadeau. Il doit aussi savoir dire « non, ce bien ne vous convient pas », même quand une signature rapide l’arrangerait.

Les montages patrimoniaux font aussi partie du bagage : face à un bien en nue-propriété ou en viager, l’acquéreur attend de son chasseur qu’il lui explique ce qu’il achète. Notre article sur viager, nue-propriété et démembrement détaille ces mécanismes que tout futur professionnel devra savoir expliquer.

2.3 Ce que le métier n’est pas

Quelques idées reçues méritent d’être corrigées avant de se lancer :

  • Ce n’est pas un métier sans cadre. Exercer sans carte et sans habilitation, c’est exercer illégalement.
  • Ce n’est pas un revenu régulier. Une mission de plusieurs mois ne rapporte rien si l’acquéreur renonce.
  • Ce n’est pas un métier « de flair ». Ce sont la méthode, le droit et le réseau qui font aboutir une recherche.
  • Ce n’est pas réservé au haut de gamme. Des acquéreurs pressés ou éloignés font appel à ce service sur des biens très variés.

3. Le cadre légal : loi Hoguet et mandat de recherche

3.1 « La recherche » figure noir sur blanc dans la loi

Le texte de référence est la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970, dite loi Hoguet. Son article 1er énumère les opérations qui, lorsqu’elles sont réalisées de manière habituelle pour le compte d’autrui, font entrer une personne dans le champ de la loi. On y lit : « l’achat, la vente, la recherche, l’échange, la location ou sous-location » d’immeubles.

Le mot « recherche » règle la question : chercher un bien pour le compte d’un acquéreur, contre rémunération et de façon habituelle, est une activité réglementée. Le chasseur immobilier n’échappe donc à aucune des obligations de la profession : carte professionnelle (ou habilitation par un titulaire), mandat écrit, registre des mandats, interdiction de percevoir des sommes avant la conclusion de l’opération.

Le texte d’application, le décret n° 72-678 du 20 juillet 1972, précise ces obligations dans le détail. C’est lui qu’il faut avoir en tête pour comprendre la mécanique du mandat de recherche.

3.2 Un mandat écrit avant toute démarche

L’article 72 du décret du 20 juillet 1972 pose la règle sans ambiguïté : le titulaire de la carte « Transactions sur immeubles et fonds de commerce » ne peut négocier ou s’engager à l’occasion de ces opérations « sans détenir un mandat écrit préalablement délivré à cet effet par l’une des parties ».

Trois mots comptent. Écrit : un accord oral ou un échange de SMS ne suffisent pas. Préalablement : le mandat doit être signé avant de commencer à chercher, pas régularisé une fois le bien trouvé. Par l’une des parties : pour un chasseur, cette partie est l’acquéreur.

Le même article impose d’inscrire tous les mandats, par ordre chronologique, sur un registre des mandats. Le numéro d’inscription est reporté sur l’exemplaire remis au client, et mandats comme registre se conservent dix ans. C’est un détail administratif en apparence ; en pratique, un mandat non enregistré peut fragiliser le droit à rémunération.

3.3 Ce que la loi interdit au chasseur

L’article 6 de la loi Hoguet est sans doute la règle qui surprend le plus les candidats à la reconversion. Aucune somme d’argent, aucun bien ni aucune valeur ne peut être « exigée ou acceptée » par le professionnel avant qu’une des opérations visées ait été effectivement conclue.

Concrètement, un chasseur immobilier ne peut pas facturer de frais de dossier à la signature du mandat, ni d’acompte pour démarrer les recherches, ni de frais de visite. Tout son travail, aussi long soit-il, est rémunéré au succès, une fois la vente conclue. Les modèles économiques qui proposent un « forfait d’ouverture de dossier » côté acquéreur doivent donc être regardés avec beaucoup de prudence.

Cette règle protège le client et impose au professionnel une discipline : bien qualifier le projet de l’acquéreur dès le départ.

3.4 Le mandat de recherche, pièce par pièce

Un mandat de recherche solide contient au minimum :

  • L’identité des parties et le numéro de carte professionnelle (ou d’habilitation) du professionnel.
  • L’objet précis de la mission : type de bien, surface, nombre de pièces, secteur géographique, état attendu, critères éliminatoires.
  • Le budget : prix maximal, en distinguant ce qui inclut ou non les honoraires et les frais d’acquisition.
  • La durée du mandat et ses conditions de résiliation.
  • Les conditions de détermination de la rémunération et la personne qui en a la charge.
  • Le numéro d’inscription au registre des mandats.

Prenons un exemple fictif, construit pour illustrer la méthode. Un couple muté à Montpellier confie un mandat de recherche pour un trois-pièces avec extérieur, proche du tramway, à Castelnau-le-Lez ou au Crès. Le chasseur précise par écrit le budget global, la surface minimale, la tolérance sur l’étage, l’exigence d’un stationnement. Il fixe la durée de la mission. Si, au bout de quelques semaines, le couple élargit sa recherche à Jacou, la bonne pratique consiste à formaliser cet élargissement par écrit plutôt que de le laisser au fil des échanges. Ce réflexe est celui qu’on acquiert en formation immobilier, en travaillant sur des cas concrets de mandats.

4. Carte T ou statut d’agent commercial : deux façons d’exercer

4.1 Détenir sa propre carte T : les conditions

Pour exercer à votre nom, en ouvrant votre propre structure de chasse immobilière, il faut détenir la carte professionnelle portant la mention « Transactions sur immeubles et fonds de commerce », la fameuse carte T. Selon l’article 3 de la loi Hoguet, elle est délivrée par la chambre de commerce et d’industrie (CCI) territoriale ; dans l’Hérault, c’est donc la CCI du territoire qui instruit la demande.

La fiche officielle « Agent immobilier : conditions d’accès et d’exercice » de Service-Public récapitule les conditions :

  • Justifier de l’aptitude professionnelle (diplôme ou expérience, voir ci-dessous).
  • Justifier d’une garantie financière permettant le remboursement des fonds reçus ; la fiche indique un minimum de 30 000 € pour les deux premières années d’exercice, puis de 110 000 €.
  • Souscrire une assurance de responsabilité civile professionnelle.
  • Ne pas avoir fait l’objet de certaines condamnations ou interdictions (condition de moralité).

La carte est valable trois ans, puis renouvelable. Notre guide pour obtenir la carte professionnelle T, G et S détaille la démarche administrative pas à pas.

4.2 L’aptitude professionnelle : diplôme ou expérience

C’est la condition qui intéresse directement les futurs étudiants. Le décret du 20 juillet 1972 prévoit deux grandes voies.

La voie du diplôme (article 11). Sont notamment reconnus :
– un diplôme délivré par l’État ou en son nom, d’un niveau au moins égal à trois années d’études supérieures après le baccalauréat, sanctionnant des études juridiques, économiques ou commerciales ;
– un diplôme ou titre inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles, d’un niveau équivalent et sanctionnant des études de même nature ;
– le brevet de technicien supérieur Professions immobilières, expressément cité par le texte.

La voie de l’expérience (articles 12 et 14). Avec le baccalauréat ou un diplôme équivalent, il faut avoir occupé au moins trois ans un emploi subordonné dans le secteur, sous l’autorité d’un titulaire de carte. Sans baccalauréat, la durée passe à dix ans, ou à quatre ans pour un emploi de cadre.

L’écart est parlant. Un titulaire du BTS Professions Immobilières remplit la condition d’aptitude dès l’obtention du diplôme. Sans diplôme adapté et sans bac, il faut une décennie d’expérience salariée pour arriver au même point. Pour un projet de chasseur indépendant, le choix de la formation immobilier initiale conditionne donc très directement le calendrier d’installation.

4.3 Exercer sous la carte d’un autre : salarié ou agent commercial

Beaucoup de chasseurs ne détiennent pas de carte à leur nom. Ils exercent sous la carte d’une agence, d’un cabinet de chasse ou d’un réseau, grâce à une attestation d’habilitation délivrée par le titulaire. Deux statuts sont possibles :

  • Salarié : contrat de travail, rémunération composée d’un fixe et/ou de commissions selon l’accord passé, protection sociale du salariat.
  • Agent commercial : indépendant, rémunéré à la commission, il gère sa propre activité mais travaille sous la carte du titulaire.

L’article 4 de la loi Hoguet fixe les limites de ces collaborateurs. Ils ne peuvent ni recevoir ni détenir de sommes d’argent, ni donner de consultations juridiques, ni diriger un établissement. L’agent commercial non salarié doit en outre souscrire sa propre assurance de responsabilité civile professionnelle et mentionner sa qualité d’agent commercial dans ses documents et publicités.

Ce choix pèse sur le revenu, la protection sociale et le risque financier. Notre article sur le choix entre négociateur salarié ou agent commercial compare les deux modèles point par point.

4.4 La formation continue, obligation de tous les instants

Détenir une carte ou une habilitation ne dispense pas de continuer à se former. Selon la fiche Service-Public, le renouvellement de la carte suppose d’avoir suivi la formation continue obligatoire : 14 heures par an, ou 42 heures sur trois années consécutives, avec des modules imposés, notamment sur la déontologie et la non-discrimination. Cette obligation concerne aussi les personnes habilitées par le titulaire de la carte.

Pour un chasseur, cette formation immobilier continue est l’occasion d’entretenir ses compétences juridiques sur des sujets mouvants (copropriété, performance énergétique, fiscalité). Le fonctionnement détaillé de ces 14 heures de formation continue obligatoires de la loi ALUR est expliqué dans un article dédié.

5. Rémunération : qui paie, quand, et ce que cela implique

5.1 Les honoraires sont à la charge de la personne désignée au mandat

On entend souvent que « c’est l’acquéreur qui paie le chasseur ». C’est le cas le plus fréquent, mais ce n’est pas une règle de marché : c’est une conséquence du mandat.

L’article 73 du décret du 20 juillet 1972 prévoit que le titulaire de la carte ne peut demander ni recevoir d’autre rémunération « que celle dont les conditions de détermination sont précisées dans le mandat ». Le texte ajoute que le mandat indique si la rémunération est à la charge d’une partie ou partagée, et que le professionnel ne peut percevoir d’honoraires d’une personne autre que celle mentionnée comme en ayant la charge dans le mandat et dans l’engagement des parties.

Pour un chasseur, les honoraires doivent donc figurer clairement dans le mandat de recherche, avec la personne qui les paie. Il ne peut pas se faire rémunérer en parallèle par le vendeur pour la même opération hors de ce cadre : le texte règle la question du conflit d’intérêts.

5.2 Une rémunération au succès, avec ses conséquences

Comme vu plus haut, l’article 6 de la loi Hoguet interdit toute perception avant la conclusion effective de l’opération. L’étude de l’ANIL le formulait simplement : la commission prévue au contrat n’est versée que si l’opération objet du mandat a été conclue.

D’où un décalage de trésorerie important : temps de recherche, négociation, puis délais propres à la vente (avant-contrat, obtention du prêt, acte authentique chez le notaire). Pendant toute cette période, le chasseur engage du temps et des déplacements sans rien percevoir.

5.3 Fixer et afficher ses honoraires

Les honoraires des professionnels de la transaction ne sont pas fixés par un barème légal : chaque professionnel détermine les siens. En revanche, ils doivent être portés à la connaissance du public. La fiche Service-Public rappelle l’obligation d’afficher les prix des prestations, et le mandat doit préciser les conditions de calcul de la rémunération.

Méfiez-vous des pourcentages « moyens » qui circulent en ligne : ils reprennent le plus souvent les grilles de quelques cabinets, pas une statistique fiable. Le bon réflexe, pour un futur professionnel encore en formation immobilier, consiste à construire sa grille en fonction de son marché local, du temps réellement passé sur une mission et de la valeur ajoutée apportée.

5.4 Les premiers mois d’activité

Pour un chasseur qui démarre en indépendant ou en agent commercial, les premiers mois sont souvent maigres : carnet d’adresses à construire, mandats longs à aboutir, missions perdues non payées.

Si l’agent commercial travaille pour un réseau ou une agence, la commission encaissée est en outre partagée avec le titulaire de la carte, selon le contrat signé. C’est une autre raison pour laquelle beaucoup de diplômés d’une formation immobilier commencent comme salariés en agence, le temps d’acquérir méthode et réseau, avant de se spécialiser dans la recherche pour acquéreurs. Le parcours décrit dans notre guide pour décrocher son premier mandat de vente donne une idée réaliste de ces débuts.

6. Quelle formation immobilier pour sécuriser l’exercice ?

6.1 Le BTS Professions Immobilières : l’aptitude dès Bac+2

Puisque le décret cite expressément le BTS Professions Immobilières, ce diplôme est la formation immobilier la plus directe vers l’aptitude professionnelle pour un lycéen. Diplôme d’État de niveau 5 inscrit au RNCP, il couvre la transaction, la gestion immobilière, le droit et la communication professionnelle.

Pour un futur chasseur, ses apports sont concrets : comprendre un compromis, lire un dossier de diagnostic technique, maîtriser les règles du mandat. À ESPI Montpellier, ce BTS se prépare en alternance (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) ou en formation initiale, avec des cours, des travaux pratiques et des projets suivis à l’école.

6.2 Le Bachelor GESAI et le Diplôme Supérieur en Immobilier conférant le grade de master

Le Bachelor Gestionnaire d’Affaires Immobilières (GESAI), titre de niveau 6, prolonge le BTS et élargit la palette vers l’approche patrimoniale. Pour un chasseur qui conseille des investisseurs, savoir analyser la rentabilité d’un bien locatif est un vrai plus.

Au niveau Bac+5, le Diplôme Supérieur en Immobilier conférant le grade de master, proposé à Montpellier dans les spécialisations Manager en Évaluation et Finance Immobilière (MEFIM) et Manager en Aménagement et Promotion Immobilière (MAPI), ouvre des fonctions plus larges. La spécialisation MEFIM, centrée sur l’évaluation, intéresse particulièrement ceux qui veulent conseiller des acquéreurs exigeants ou des investisseurs sur la valeur réelle d’un actif. Le comparatif BTS, Bachelor et Bac+5 en immobilier aide à choisir le bon niveau selon votre projet, et l’article sur quelles études choisir pour réussir dans l’immobilier complète cette réflexion.

6.3 L’alternance, sas d’entrée dans la transaction

L’alternance a un avantage décisif pour un futur chasseur : elle permet de suivre une formation immobilier tout en apprenant la transaction de l’intérieur, dans une agence, un cabinet ou un réseau. On y découvre la prospection, le suivi des mandats, la relation avec les notaires, les négociations qui échouent et celles qui aboutissent.

C’est aussi le moyen de bâtir un réseau local, indispensable pour accéder à des biens avant leur publication. Le réseau de plus de 100 entreprises partenaires d’ESPI facilite la recherche d’une entreprise d’accueil, sans dispenser l’étudiant de mener ses propres démarches.

6.4 Reconversion : formation continue et VAE

Pour un adulte en reconversion, une formation immobilier peut prendre plusieurs formes. ESPI Executive propose des parcours de formation continue et des modules certifiants pour acquérir les bases juridiques et commerciales de la transaction. La validation des acquis de l’expérience (VAE) permet, elle, de faire reconnaître une expérience déjà acquise dans le secteur par un titre inscrit au RNCP.

Dans tous les cas, la logique reste la même : une formation immobilier ne fait pas le chasseur à elle seule, mais elle sécurise l’exercice. Elle permet de remplir la condition d’aptitude, d’éviter les erreurs juridiques coûteuses (mandat mal rédigé, honoraires mal stipulés) et de crédibiliser sa démarche face à des acquéreurs qui confient un projet engageant. Les titres ESPI sont inscrits au RNCP et l’école est certifiée Qualiopi ; le groupe, fondé en 1972, revendique 13 000 diplômés et un taux d’insertion professionnelle de 97 %.

7. Exercer comme chasseur dans la métropole de Montpellier

7.1 Connaître les micro-marchés de la métropole

Le premier capital d’un chasseur, c’est sa connaissance du terrain. Dans Montpellier Méditerranée Métropole, les attentes d’un acquéreur varient fortement d’un secteur à l’autre. Les quartiers centraux de Montpellier, desservis par le tramway, attirent ceux qui veulent tout faire à pied. Castelnau-le-Lez et Le Crès, au nord-est, séduisent des familles qui cherchent plus d’espace sans s’éloigner. Au sud, Lattes et Pérols intéressent ceux qui veulent se rapprocher du littoral. À l’ouest, Juvignac et Saint-Jean-de-Védas offrent d’autres équilibres entre surface, budget et temps de trajet.

Une formation immobilier suivie en alternance dans une agence de la métropole aide justement à acquérir cette lecture fine du territoire. Connaître ces secteurs, ce n’est pas réciter des prix au mètre carré : c’est savoir où se trouvent les écoles, quelles rues sont bruyantes, quelles copropriétés ont des travaux votés, quelles zones sont soumises à un risque naturel. Un chasseur qui conseille un acquéreur dans l’Hérault doit, par exemple, savoir consulter les informations sur les risques naturels et technologiques auxquelles l’acquéreur a droit avant de signer.

7.2 Les profils d’acquéreurs qui font appel à un chasseur

Sans prétendre à une statistique, plusieurs situations justifient le recours à un chasseur :

  • Les mutations professionnelles : un salarié qui arrive en Occitanie sans connaître la région, avec un calendrier serré.
  • Les acquéreurs à distance : personnes vivant à l’étranger ou dans une autre région, qui ne peuvent pas multiplier les allers-retours.
  • Les investisseurs : particuliers qui achètent pour louer et attendent une analyse chiffrée, pas seulement une visite.
  • Les acquéreurs très occupés : ceux pour qui le temps passé à trier des annonces coûte plus cher que des honoraires.

7.3 Construire son réseau local

Un chasseur efficace s’appuie sur un réseau : agences prêtes à collaborer, notaires, courtiers en crédit, diagnostiqueurs, artisans capables de chiffrer des travaux. Ce réseau se construit sur la durée, et il se construit plus vite quand on a passé plusieurs années en agence, en alternance puis en poste.

C’est aussi une question de réputation : un chasseur qui respecte ses engagements et fait aboutir ses dossiers se voit plus volontiers proposer des opportunités. La rigueur juridique acquise en formation immobilier participe directement de cette crédibilité.

Questions fréquentes sur la formation immobilier pour devenir chasseur immobilier

Faut-il obligatoirement un diplôme pour devenir chasseur immobilier ?

Pour exercer sous la carte d’une agence ou d’un réseau, en salarié ou en agent commercial, la loi n’impose pas le même niveau de diplôme que pour détenir sa propre carte. En revanche, pour obtenir une carte T à votre nom, vous devez justifier de l’aptitude professionnelle : un diplôme reconnu (dont le BTS Professions Immobilières, expressément cité par le décret du 20 juillet 1972) ou une expérience salariée de trois à dix ans selon votre niveau de diplôme.

Un chasseur immobilier peut-il demander un acompte ou des frais de dossier ?

Non. L’article 6 de la loi Hoguet interdit au professionnel d’exiger ou d’accepter une somme d’argent avant que l’opération ait été effectivement conclue. Les frais de dossier, frais de visite ou acomptes de démarrage sont donc exclus : le chasseur est rémunéré au succès, une fois la vente signée.

Qui paie les honoraires du chasseur immobilier ?

La personne désignée dans le mandat de recherche comme en ayant la charge. Le plus souvent, c’est l’acquéreur, puisque c’est lui qui confie la mission. L’article 73 du décret de 1972 interdit au professionnel de percevoir des honoraires d’une autre personne que celle mentionnée dans le mandat et dans l’engagement des parties.

Le mandat de recherche peut-il être oral ?

Non. L’article 72 du décret impose un mandat écrit, délivré préalablement à toute négociation ou engagement. Il doit préciser son objet, les conditions de rémunération, et être inscrit au registre des mandats, dont le numéro est reporté sur l’exemplaire remis au client.

Quelle différence entre chasseur immobilier et mandataire immobilier ?

« Chasseur » désigne la mission (rechercher un bien pour un acquéreur). « Mandataire » désigne le plus souvent un statut : un agent commercial indépendant qui exerce sous la carte d’un réseau. Un chasseur peut donc être mandataire, salarié ou titulaire de sa propre carte T. Les deux notions ne s’opposent pas.

Combien de temps faut-il pour obtenir la carte T après un BTS ?

Le BTS Professions Immobilières remplit la condition d’aptitude dès son obtention. Il reste à réunir les autres conditions (garantie financière, assurance de responsabilité civile professionnelle, moralité) et à déposer la demande auprès de la CCI. Dans les faits, la plupart des diplômés choisissent d’acquérir quelques années d’expérience en agence avant de s’installer, pour disposer d’un réseau et d’une trésorerie suffisante.

Peut-on suivre une formation immobilier pour devenir chasseur en étant déjà en poste ?

Oui. La formation continue (ESPI Executive, modules certifiants) permet de compléter un parcours sans quitter son emploi, et la VAE permet de faire reconnaître une expérience existante par un titre RNCP. Une fois la carte ou l’habilitation obtenue, la formation continue obligatoire de 14 heures par an prend le relais.

Pour conclure

Devenir chasseur immobilier, c’est exercer un métier de la transaction avec une particularité forte : défendre l’acquéreur. Derrière l’image séduisante, la réalité est exigeante. La loi Hoguet s’applique pleinement, avec son mandat de recherche écrit et préalable, son registre des mandats et son interdiction absolue d’encaisser quoi que ce soit avant la vente. Il faut choisir un statut, carte T à son nom ou exercice sous la carte d’un tiers en salarié ou agent commercial, et accepter une rémunération au succès, versée par la personne désignée au mandat, avec des débuts souvent difficiles.

Dans ce paysage, la formation immobilier joue un rôle de sécurité. Le BTS Professions Immobilières ouvre l’aptitude professionnelle dès Bac+2, le Bachelor GESAI et le Diplôme Supérieur en Immobilier conférant le grade de master élargissent les compétences vers le conseil patrimonial et l’évaluation, et l’alternance permet d’apprendre le métier en agence avant de se spécialiser. Pour échanger sur votre projet et le parcours adapté, contactez ESPI Montpellier ou découvrez les formations du campus ESPI Montpellier.

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