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Le Chiffre de la Semaine : 963 jours

Le Chiffre de la Semaine : 963 jours

C’est la durée médiane d’un bail d’habitation pour un appartement en France, en 2026 (soit 2,6 ans) d’après les données de l’observatoire du marché locatif CLAMEUR (2026). Autrement dit, un ménage locataire sur deux reste au moins 2,6 ans dans son appartement (et 2,9 ans pour une maison). Mais cet indicateur est surtout intéressant dans la durée : en effet, la durée d’occupation des biens locatifs en France ne cesse de s’allonger, et a notamment progressé de 14% en deux ans (+120 jours pour les appartements) et de près de 50% sur 8 ans. 

Pourquoi reste-t-on de plus en plus longtemps dans un logement locatif en France ? Plusieurs explications sont avancées :  la première d’entre elles vient de la construction neuve, qui a ralenti sous l’effet conjoint de la hausse du crédit, des coûts de la construction et de la fin des mesures de défiscalisation pour les investisseurs. S’il y a moins de construction, il y a en particulier moins de primo-accédants, et donc un maintien plus durable dans le parc locatif – ce qui s’est fait au prix d’une plus forte tension sur ce marché : la vacance locative inter-baux est passée de 38 à 24 jours entre 2018 et 2021, et demeure à ce point bas depuis ; les loyers médians quant à eux sont en hausse de 2% sur l’année 2025, contre 1% l’année d’avant – avec une hausse plus marquée sur les petites surfaces.

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La forte réduction de la mobilité dans le parc social en est une autre composante. Largement médiatisée, cette dernière résulte de l’effet ciseau entre la moindre croissance du parc HLM (moins de construction, vente de lots par les bailleurs) et d’une forte hausse de la demande : 2,8 millions de demandes sont en attente en France (+160 000/an) pour un parc de 5,2 millions de logements (Source : USH, 2026).

Un dernier élément, plus structurel et sociologique, serait aussi une moindre attractivité de la propriété privée. Sans nier aucunement l’effet premier de la contrainte financière, l’évolution des modes de vie conduit aussi les ménages à être plus mobiles et à privilégier d’autres formes d’épargne et d’investissement que le logement, tout en expérimentant de nouvelles formules de vie (colocation, coliving, voire habitat coopératif).

En tout état de cause, rappelons que le taux de ménages propriétaires, en France, est en rétraction depuis 2013 (57,3% aujourd’hui, contre 57,7% au maximum) (Source : INSEE, 2026).