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École immobilier Marseille : inondations, feux, séisme, pourquoi les risques naturels font partie du métier ici

Choisir une école immobilier à Marseille, c’est se préparer à exercer dans une ville où les risques naturels entrent dans presque chaque dossier de vente ou de location. Cet article explique pourquoi, partie par partie. Nous commençons par le territoire lui-même, pris entre la mer, les collines et plusieurs cours d’eau, et par ce que les clients attendent désormais d’un professionnel. Nous détaillons ensuite l’état des risques, le document que vous manipulerez dès vos premières semaines d’alternance, avec ce qu’impose l’article L125-5 du code de l’environnement depuis la loi Climat et résilience : une information dès l’annonce et dès la première visite. Trois chapitres passent en revue les risques propres à Marseille : l’eau (plans de prévention des risques inondation, ruissellement, épisodes méditerranéens, littoral), le feu (plan de prévention incendie de forêt, obligations légales de débroussaillement) et le sol (zone de sismicité 2, argiles, mouvements de terrain). Nous terminons par les gestes concrets de l’agent et du gestionnaire, puis par ce qu’une formation suivie sur place apporte réellement sur ce sujet.
1. Pourquoi une école immobilier à Marseille parle de risques naturels
On imagine souvent le métier d’agent immobilier comme une affaire de visites, de négociation et de signatures. À Marseille, une autre question revient très vite dans la conversation avec un acquéreur ou un locataire : « Est-ce que ce logement est exposé à quelque chose ? » Savoir y répondre avec précision fait partie du travail.
1.1 Un territoire entre mer, collines et cours d’eau
Marseille s’étend sur un amphithéâtre ouvert sur la mer, bordé de massifs calcaires : l’Étoile au nord, le Garlaban à l’est, les Calanques au sud. Plusieurs cours d’eau la traversent, souvent discrets, parfois couverts : l’Huveaune, qui se jette dans la mer au niveau des plages du Prado, son affluent le Jarret, ou encore le ruisseau des Aygalades dans les quartiers nord.
Cette géographie produit une mosaïque de situations. Un appartement de la Joliette, un pavillon de Saint-Marcel dans le 11e arrondissement, une villa au pied du massif à Mazargues ou aux Goudes, une maison de village à Allauch ou à Septèmes-les-Vallons : aucun de ces biens ne présente le même profil d’exposition. Le professionnel doit donc raisonner adresse par adresse, et non à l’échelle de la ville.
1.2 Ce que le client attend désormais d’un professionnel
Les acquéreurs et les locataires sont mieux informés qu’il y a quelques années. Les plateformes publiques permettent de consulter les risques d’une adresse en quelques clics, et les épisodes de pluies intenses ou d’incendies qui touchent régulièrement le pourtour méditerranéen rendent le sujet très concret.
Un client attend donc de l’agent qu’il ait anticipé la question, qu’il remette un document à jour et qu’il sache l’expliquer sans dramatiser ni minimiser. Un négociateur qui découvre le document en même temps que son client perd immédiatement en crédibilité.
1.3 Une compétence qui se construit, pas une simple formalité
L’état des risques peut sembler n’être qu’une pièce de plus dans le dossier. Dans les faits, il touche à la responsabilité du vendeur et du bailleur, au conseil donné par le professionnel, à l’assurance et à la valeur du bien. C’est pour cette raison que le sujet mérite d’être compris en profondeur pendant la formation, plutôt que découvert sur le terrain au moment d’un litige. Pour un étudiant d’école immobilier à Marseille, la question se pose d’autant plus tôt que les biens exposés sont nombreux et variés.
2. L’état des risques : le document que vous manipulerez chaque semaine
En agence comme en cabinet de gestion, l’état des risques fait partie des documents les plus fréquemment demandés. Les alternants d’une école immobilier à Marseille le rencontrent généralement parmi leurs toutes premières tâches. Le connaître dans le détail est un prérequis pour tout alternant en transaction ou en gestion locative.
2.1 De l’ERNMT à l’« état des risques » : une dénomination qui a évolué
Ce document a changé plusieurs fois de nom au fil des réformes. Les professionnels les plus anciens parlent encore d’ERNMT (état des risques naturels, miniers et technologiques), d’ESRIS (état des servitudes risques et d’information sur les sols) ou d’ERP (état des risques et pollutions). Aujourd’hui, la fiche officielle de Service-Public.fr consacrée à l’état des risques retient simplement l’appellation « état des risques », au titre de l’information des acquéreurs et des locataires (IAL).
Retenir les anciennes appellations reste utile : vous les croiserez dans des dossiers anciens, des mandats ou des échanges avec des propriétaires. Le fond, lui, est resté le même : informer la personne qui achète ou qui loue des risques auxquels le bien est exposé.
2.2 Ce que dit l’article L125-5 du code de l’environnement
Le texte de référence est l’article L125-5 du code de l’environnement, consultable sur Légifrance. Il impose au vendeur et au bailleur d’informer l’acquéreur ou le locataire lorsque le bien est situé dans une zone couverte par un plan de prévention des risques, dans une zone de sismicité, dans une zone à potentiel radon ou dans une zone exposée au recul du trait de côte.
Le même article prévoit que le vendeur ou le bailleur signale par écrit les sinistres ayant donné lieu à une indemnisation au titre des catastrophes naturelles ou technologiques. Enfin, il fixe la sanction : en cas de manquement, l’acquéreur ou le locataire peut poursuivre la résolution du contrat ou demander au juge une diminution du prix. Pour un professionnel, ce dernier point suffit à comprendre l’enjeu.
2.3 Dès l’annonce et la première visite : ce qui a changé en 2023
La loi Climat et résilience a avancé le moment où l’information doit être donnée. Depuis le 1er janvier 2023, l’état des risques doit être remis au candidat acquéreur ou locataire lors de la première visite, si une visite a lieu. Il est ensuite annexé à la promesse de vente ou, à défaut, à l’acte authentique, ainsi qu’au bail.
Les annonces sont également concernées. Toute annonce de vente ou de location d’un bien soumis à l’état des risques doit comporter une mention indiquant comment accéder aux informations. Service-Public.fr précise la formule : « Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques ». Pour l’alternant chargé de rédiger ou de mettre en ligne une annonce, c’est un réflexe à acquérir dès le premier jour.
2.4 Contenu, validité de six mois et outil gratuit
L’état des risques recense les références cadastrales, les zones réglementées qui concernent la parcelle, les extraits des documents de prévention et, le cas échéant, les prescriptions de travaux. Il doit avoir été établi depuis moins de six mois. Si une nouvelle information intervient entre-temps (un nouveau plan approuvé, par exemple), il faut le mettre à jour.
Le site public Géorisques met à disposition un service gratuit, ERRIAL, qui permet de générer l’état des risques à partir d’une adresse ou d’une parcelle. Le document produit doit ensuite être complété, daté et signé, en particulier pour la déclaration des sinistres indemnisés, que seul le propriétaire connaît.
3. Inondation, ruissellement, submersion : l’eau dans la ville
À Marseille, le risque d’inondation ne se limite pas aux bords de rivière. Il prend plusieurs formes, et chacune appelle une lecture différente du dossier.
3.1 Les plans de prévention des risques inondation de Marseille
La page de la préfecture des Bouches-du-Rhône consacrée aux plans de prévention approuvés à Marseille recense deux plans de prévention des risques inondation (PPRI) : un premier approuvé le 24 février 2017, qui modélise l’Huveaune et ses principaux affluents, dont le Jarret, et un second consacré aux Aygalades, approuvé le 21 juin 2019.
Concrètement, cela signifie que des secteurs très différents sont concernés : la vallée de l’Huveaune entre Saint-Marcel, La Pomme et le 8e arrondissement, le parcours du Jarret dans l’est de la ville, et une partie des 15e et 16e arrondissements au nord. Chaque plan comporte un zonage (zones rouges, zones bleues selon l’aléa) et un règlement qui encadre les constructions, les extensions et parfois les aménagements intérieurs. Un professionnel doit savoir situer un bien sur ce zonage et lire ce que le règlement autorise.
3.2 Le ruissellement et les épisodes méditerranéens
Une partie importante des dégâts liés à l’eau à Marseille vient du ruissellement : l’eau de pluie qui ne s’infiltre pas et dévale les rues en pente vers les points bas. Ce phénomène n’est pas toujours cartographié par un plan de prévention, ce qui oblige le professionnel à poser des questions au propriétaire (caves inondées, sinistres passés, travaux de protection).
Il est directement lié aux épisodes méditerranéens. Selon Météo-France, il s’agit d’épisodes de très fortes précipitations sur une durée courte, en général entre une heure et vingt-quatre heures, qui surviennent surtout de septembre à mi-décembre, quand la mer est encore chaude. Les cumuls peuvent dépasser 200 mm en une journée, et ces épisodes se produisent en moyenne trois à six fois par an sur le pourtour méditerranéen. Les rentrées d’automne en école immobilier à Marseille coïncident donc avec la saison où le sujet devient le plus concret.
3.3 Le littoral : submersion marine et recul du trait de côte
Avec plusieurs dizaines de kilomètres de façade maritime, de L’Estaque aux Goudes, Marseille compte aussi des biens exposés aux phénomènes littoraux : coups de mer, submersion temporaire de voies côtières, érosion de certains secteurs de falaises ou de plages.
L’article L125-5 intègre depuis la loi Climat et résilience une information spécifique sur le recul du trait de côte, pour les biens situés dans les zones délimitées à ce titre par les documents d’urbanisme des communes concernées. Que votre secteur soit concerné ou non, retenez la méthode : vérifier sur Géorisques et dans le document d’urbanisme applicable avant d’affirmer quoi que ce soit à un client sur un bien en front de mer.
4. Feux de forêt : Calanques, Étoile et obligations de débroussaillement
C’est probablement le risque le plus spécifique au territoire marseillais, et celui sur lequel la réglementation a le plus évolué récemment. Peu de villes françaises de cette taille combinent un centre dense et des massifs boisés à quelques kilomètres des quartiers habités, ce qui explique la place du sujet dans une école immobilier à Marseille.
4.1 Le plan de prévention incendie de forêt de 2018
Marseille dispose d’un plan de prévention des risques incendie de forêt (PPRif), approuvé le 22 mai 2018 selon la préfecture des Bouches-du-Rhône. Il découpe le territoire en plusieurs secteurs et identifie les zones où l’aléa feu de forêt est le plus fort, essentiellement à l’interface entre l’habitat et les massifs.
Les secteurs proches des Calanques sont directement concernés : le 9e arrondissement, Luminy, Mazargues, Les Goudes, mais aussi les quartiers adossés au massif de l’Étoile au nord, ou à l’est vers les collines d’Allauch et de Plan-de-Cuques. Le PPRif peut imposer des règles de construction, des accès pour les secours ou des points d’eau, qui pèsent sur la valeur et la constructibilité d’un terrain.
4.2 Les obligations légales de débroussaillement : 50 mètres, 10 mètres, 200 mètres
Les obligations légales de débroussaillement (OLD) s’appliquent aux terrains situés à moins de 200 mètres des bois et forêts exposés au risque d’incendie. La page de la préfecture des Bouches-du-Rhône dédiée aux OLD en résume les modalités, désormais fixées par un arrêté préfectoral du 15 octobre 2025.
Autour des constructions situées en zone naturelle, le propriétaire doit débroussailler sur une profondeur de 50 mètres, ainsi que sur 10 mètres de part et d’autre des voies d’accès privées. En zone urbaine, c’est l’intégralité de la parcelle qui doit être débroussaillée. Les sanctions sont lourdes : la préfecture mentionne une amende pouvant atteindre 50 euros par mètre carré non débroussaillé. Pour un gestionnaire qui suit une villa en location sur les hauteurs du 9e, ce n’est pas un détail.
4.3 Depuis 2025, le débroussaillement entre dans la transaction
La loi du 10 juillet 2023 visant à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification et l’extension du risque incendie a modifié l’article L134-16 du code forestier. Depuis le 1er janvier 2025, le vendeur doit informer l’acquéreur que le bien est soumis à une obligation de débroussaillement, et cette information passe par l’état des risques prévu à l’article L125-5. Le bailleur doit faire de même lors de la conclusion ou du renouvellement d’un bail.
Le texte va plus loin : la mutation d’un bien concerné est conditionnée au respect de l’obligation de débroussaillement. Le professionnel qui prépare une vente dans un secteur exposé doit donc aborder le sujet dès la prise de mandat, et non la veille de la signature.
5. Sol et séisme : argiles, mouvements de terrain et zone de sismicité 2
Les risques liés au sol sont moins spectaculaires que les inondations ou les incendies, mais ils pèsent lourdement sur les dossiers de sinistres et sur l’état des bâtiments.
5.1 Zone de sismicité 2 : ce que cela implique réellement
Le décret n° 2010-1255 du 22 octobre 2010, entré en vigueur le 1er mai 2011, découpe le territoire français en cinq zones de sismicité. Marseille y est classée en zone de sismicité faible, c’est-à-dire en zone 2.
Deux conséquences pour le professionnel. Tous les biens de la commune sont concernés par l’état des risques, puisque les zones 2 à 5 en relèvent. Et des règles de construction parasismique s’appliquent à certaines catégories de bâtiments neufs, sans contrainte particulière pour une maison individuelle. Savoir l’expliquer calmement évite d’inquiéter inutilement un acquéreur qui découvre la mention « séisme » sur le document.
5.2 Retrait-gonflement des argiles : un plan de 2012 et une étude obligatoire
Le retrait-gonflement des argiles désigne les mouvements du sol qui se rétracte en période de sécheresse et gonfle à la réhydratation, au risque de fissurer les constructions. Marseille dispose d’un plan de prévention spécifique, approuvé le 27 juin 2012 selon la préfecture.
Le ministère de la Transition écologique rappelle que ce phénomène représente 42 % des dommages assurés au titre du régime des catastrophes naturelles. Il rappelle aussi une obligation issue de la loi ELAN : dans les zones d’exposition moyenne ou forte, le vendeur d’un terrain non bâti constructible doit fournir une étude géotechnique préalable, valable trente ans et annexée à la promesse de vente ou, à défaut, à l’acte. Sur les terrains à bâtir de la périphérie, aux Pennes-Mirabeau ou à Allauch par exemple, c’est un point de vigilance à intégrer au dossier.
5.3 Mouvements de terrain : falaises, talus et anciennes carrières
Le plus ancien plan de prévention des risques naturels de Marseille concerne les mouvements de terrain : il a été approuvé le 29 octobre 2002. Il vise des secteurs exposés à des chutes de blocs, des glissements ou des effondrements, en lien avec le relief et le passé de la ville.
Sur le terrain, ce risque se traduit par des questions très concrètes : un mur de soutènement fissuré, une maison au pied d’une barre rocheuse, un jardin en restanques. Le professionnel n’est pas géotechnicien, mais il doit repérer ce qui mérite un avis spécialisé et le dire clairement à son client.
6. Ce que fait concrètement l’agent ou le gestionnaire
Connaître les risques ne sert à rien si l’on ne sait pas les traduire en gestes professionnels. Voici comment le sujet s’intègre dans le quotidien d’une agence ou d’un cabinet de gestion de la métropole Aix-Marseille-Provence.
6.1 En transaction : du mandat à l’acte authentique
Dès la prise de mandat, l’agent vérifie l’adresse sur Géorisques, demande au propriétaire s’il a déjà été indemnisé au titre d’une catastrophe naturelle et s’assure qu’un état des risques de moins de six mois sera disponible. L’annonce comporte la mention réglementaire. Le document est remis à la première visite.
Au moment du compromis, il rejoint le dossier de diagnostic technique, aux côtés du diagnostic de performance énergétique et des autres diagnostics obligatoires. Si des informations nouvelles apparaissent avant la signature (un arrêté de catastrophe naturelle publié, un plan modifié), le document est actualisé. Ces gestes s’inscrivent dans le cadre de la loi Hoguet et la déontologie du professionnel, qui lui impose un devoir de conseil.
6.2 En gestion locative : bail, renouvellement et suivi des sinistres
Le gestionnaire fournit l’état des risques au candidat locataire dès la première visite, puis l’annexe au bail. Dans les secteurs soumis aux OLD, il porte l’obligation de débroussaillement à la connaissance du locataire à la conclusion et au renouvellement du bail.
Il suit aussi la vie du bien : sinistres, déclarations, travaux de remise en état. Le métier de gestionnaire locatif comporte une part importante de relation avec les assureurs, et un gestionnaire qui connaît les mécanismes de prise en charge règle plus vite les dossiers. En copropriété, la question se pose aussi pour les parties communes : savoir lire une copropriété marseillaise, ses procès-verbaux d’assemblée générale et ses travaux votés permet de repérer un historique de sinistres.
6.3 Sinistres « catastrophe naturelle » : la procédure à connaître
Le régime des catastrophes naturelles ne s’applique que si un arrêté interministériel reconnaissant l’état de catastrophe naturelle est publié au Journal officiel pour la commune et la période concernées. Selon la fiche Service-Public.fr sur l’indemnisation des catastrophes naturelles, l’assuré doit déclarer le sinistre à son assureur au plus tard 30 jours après la publication de l’arrêté.
La même fiche indique les franchises légales pour les biens des particuliers : 380 euros dans le cas général, 1 520 euros pour les dommages liés à la sécheresse et à la réhydratation des sols. L’assureur verse une provision dans les deux mois et l’indemnité dans les trois mois. Le professionnel n’a pas à gérer le sinistre à la place du propriétaire, mais il doit savoir l’orienter, et se souvenir que tout sinistre indemnisé devra ensuite figurer dans l’état des risques lors d’une vente ou d’une location. Pour le sinistre le plus fréquent du quotidien, hors catastrophe naturelle, la répartition des rôles entre assureurs, syndic et gestionnaire est détaillée dans notre article sur le dégât des eaux et la convention IRSI.
6.4 Assurance et valeur du bien : un dialogue à tenir avec justesse
La garantie catastrophe naturelle est incluse dans les contrats d’assurance de dommages, comme la multirisque habitation. Le gestionnaire vérifie que le propriétaire bailleur est bien assuré, et que le locataire a souscrit l’assurance que la loi lui impose.
Sur la valeur, la prudence s’impose. Une exposition à un aléa peut peser sur un prix, sur la constructibilité d’un terrain ou sur le coût de travaux imposés par un règlement. Mais elle ne se traduit pas mécaniquement par une décote chiffrable. Le rôle du professionnel est d’objectiver la situation à partir de documents officiels, pas de spéculer.
7. Ce que la formation à Marseille apporte sur ce sujet
Tout ce qui précède se trouve dans des textes accessibles en ligne. La différence, sur le terrain, tient à la capacité de les appliquer à un bien précis, dans un quartier précis. C’est là que le lieu de formation compte.
7.1 Un cadre juridique étudié en cours, appliqué en entreprise
Les formations aux métiers de l’immobilier, du BTS Professions Immobilières au Bachelor, abordent le droit de la vente, le droit du bail et les obligations d’information du professionnel. L’état des risques s’inscrit directement dans ce cadre : c’est un document du dossier de vente et du dossier de location.
En alternance, le rythme permet de passer de la théorie au dossier réel en quelques jours. L’alternant qui étudie l’obligation d’information le lundi peut être amené à générer un état des risques pour un appartement du 12e arrondissement ou une maison de Plan-de-Cuques le jeudi suivant. En formation initiale, cursus suivi à l’école avec cours, travaux pratiques et projets encadrés, les études de cas sur des biens locaux jouent le même rôle d’ancrage.
7.2 Apprendre à lire son propre territoire
Une école immobilier à Marseille forme des professionnels qui exerceront, pour beaucoup, dans la métropole Aix-Marseille-Provence ou ailleurs en Région Sud. Connaître les plans de prévention de la commune, la logique des massifs et des vallons, les secteurs exposés au ruissellement, c’est un savoir directement mobilisable dès l’entrée dans la vie active.
Cette connaissance prolonge celle du marché lui-même. Comprendre comment le marché local influence votre formation ou suivre la transformation d’Euroméditerranée relève de la même démarche : lire le territoire pour mieux conseiller.
7.3 Le campus des Docks et le bassin d’emploi métropolitain
Le campus ESPI de Marseille se trouve aux Docks Village, 20 quai du Lazaret, dans le 2e arrondissement. ESPI est une école spécialisée dans l’immobilier depuis 1972, certifiée Qualiopi, dont les diplômes sont des titres RNCP reconnus par l’État, avec un taux d’insertion professionnelle de 97 % à l’issue de la formation. Le parcours va du BTS Professions Immobilières au Bachelor, puis au diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master.
Le réseau de plus de cent partenaires professionnels du groupe facilite la recherche d’alternance dans des agences, des cabinets de gestion et des syndics de toute la métropole. C’est dans ces structures, du Vieux-Port aux quartiers nord, que les étudiants rencontrent les dossiers évoqués dans cet article.
7.4 Trois réflexes à adopter avant même la rentrée
Rien n’oblige un futur étudiant à maîtriser ces règles avant d’intégrer une école immobilier à Marseille. Quelques habitudes simples permettent toutefois d’arriver en formation avec un regard déjà exercé.
Le premier réflexe consiste à saisir votre propre adresse dans l’outil « Connaître les risques près de chez moi » de Géorisques, puis celle d’un proche habitant un autre secteur, par exemple à Saint-Barnabé ou à La Valentine. La comparaison des deux fiches montre immédiatement à quel point l’exposition varie d’un quartier à l’autre.
Autre habitude utile : lire attentivement les annonces immobilières que vous consultez. Repérez la mention relative à Géorisques, la présence ou l’absence d’informations sur les risques, et la manière dont elles sont formulées. Vous verrez rapidement quelles annonces sont rédigées avec soin.
Dernier réflexe, suivre la vigilance météorologique pendant l’automne. Observer comment un épisode méditerranéen se traduit dans les rues de la ville, quels secteurs sont touchés et quels arrêtés de catastrophe naturelle suivent, donne une compréhension du territoire qu’aucun cours ne remplace entièrement. C’est exactement ce type de lecture que l’on attend d’un professionnel formé dans une école immobilier à Marseille.
Questions fréquentes sur les risques naturels et l’école immobilier à Marseille
L’état des risques est-il obligatoire pour toutes les ventes à Marseille ?
En pratique, oui. L’obligation s’applique notamment dans les zones de sismicité 2 à 5, et Marseille est classée en zone 2 par le décret du 22 octobre 2010. S’y ajoutent les plans de prévention des risques naturels approuvés sur la commune. Vente ou location, l’état des risques fait donc partie du dossier, qu’il s’agisse d’un studio du Panier ou d’une villa des hauteurs du 9e arrondissement.
Quelle différence entre ERP, ERNMT et état des risques ?
Il s’agit du même document sous différentes appellations successives. ERNMT désignait l’état des risques naturels, miniers et technologiques, ESRIS l’état des servitudes risques et d’information sur les sols, ERP l’état des risques et pollutions. Service-Public.fr retient aujourd’hui l’appellation « état des risques ». Vous rencontrerez encore les anciens sigles chez les propriétaires et dans des dossiers plus anciens.
À quel moment l’agent doit-il remettre l’état des risques ?
Dès la première visite, si une visite a lieu, depuis le 1er janvier 2023. L’annonce doit en outre mentionner le moyen d’accéder aux informations sur les risques, via Géorisques. Le document est ensuite annexé à la promesse de vente ou, à défaut, à l’acte authentique, ainsi qu’au bail en location. Il doit dater de moins de six mois et être mis à jour si la situation change.
Que risque un vendeur ou un bailleur qui omet l’état des risques ?
L’article L125-5 du code de l’environnement permet à l’acquéreur ou au locataire de demander la résolution du contrat ou une diminution du prix. Le professionnel qui a négligé cette information engage aussi sa propre responsabilité au titre de son devoir de conseil. C’est l’une des raisons pour lesquelles ce sujet est traité avec sérieux dans les agences.
Qui doit débroussailler autour d’un bien loué ?
L’obligation pèse sur le propriétaire de la construction soumise aux OLD. Depuis le 1er janvier 2025, le bailleur doit informer le locataire de cette obligation lors de la conclusion ou du renouvellement du bail. Le gestionnaire locatif s’assure que l’information figure dans le dossier et que le propriétaire fait réaliser les travaux, sous peine de sanctions pouvant atteindre 50 euros par mètre carré non débroussaillé dans les Bouches-du-Rhône.
Comment savoir si un sinistre a été reconnu en catastrophe naturelle ?
Il faut qu’un arrêté interministériel ait été publié au Journal officiel pour la commune et la période du sinistre. Le propriétaire dispose alors de 30 jours après la publication pour déclarer le sinistre à son assureur. Géorisques recense les arrêtés pris pour chaque commune, ce qui permet au professionnel de vérifier l’historique d’un secteur.
Un futur étudiant doit-il connaître ces règles avant d’entrer en formation ?
Non. Ces notions s’acquièrent pendant la formation et en entreprise. En revanche, s’intéresser au territoire avant la rentrée aide beaucoup : consulter Géorisques pour son propre quartier, repérer les plans de prévention de sa commune, que vous habitiez la Joliette, Septèmes-les-Vallons ou Le Rove, donne déjà des repères utiles pour les premiers mois d’alternance.
Ces compétences servent-elles ailleurs qu’à Marseille ?
Oui. L’état des risques est une obligation nationale, et les mécanismes (plans de prévention, catastrophes naturelles, zonage sismique) sont les mêmes partout en France. Ce qui change, c’est la nature des risques dominants. Apprendre à les lire dans une ville aussi variée que Marseille constitue une très bonne école pour exercer ensuite dans n’importe quelle commune de la Région Sud ou d’ailleurs.
Pour conclure
Inondations, feux de forêt, séisme, argiles, mouvements de terrain, littoral : à Marseille, les risques naturels ne sont pas un chapitre à part du métier, ils traversent la vente comme la location. L’état des risques, remis dès la première visite et annexé à la promesse ou au bail, en est l’outil central, encadré par l’article L125-5 du code de l’environnement. Depuis 2025, les obligations de débroussaillement s’y ajoutent dans les secteurs proches des massifs, et la connaissance des procédures de catastrophe naturelle complète le bagage de tout agent ou gestionnaire.
Pour un futur étudiant, l’enjeu n’est pas de tout savoir avant la rentrée, mais de comprendre qu’une école immobilier à Marseille prépare à exercer sur un territoire exigeant, où le conseil précis et sourcé fait la différence auprès des clients. Si vous souhaitez échanger sur les formations et l’alternance proposées aux Docks, Contactez ESPI Marseille : l’équipe vous répondra.
ESPI Marseille
Les Docks Village, 20 quai du Lazaret, 13002 Marseille
04 96 13 34 00
ESPI Marseille








