Cette période de rafraîchissement hivernal donne l’occasion de faire le point sur la consommation énergétique des logements. Le nombre de la semaine correspond ainsi à la consommation moyenne d’énergie finale par mètre carré de surface habitable et par an pour l’ensemble des logements en France, exprimée en kWh/m², d’après les données du Ministère de la transition écologique (SDES, 2025). On arrive même à 134 kWh/m² pour les seules résidences principales (ADEME, 2025). Si le chauffage est donc responsable des 2/3 de la consommation d’énergie des logements, le total a été divisé par deux depuis 40 ans et l’efficacité énergétique des bâtiments est en nette progression.
Trois facteurs ont concouru à cela :

Cette amélioration doit être mise en rapport avec la qualification de « passoire thermique » par les seuils DPE, fixée à 450kWh/m² pour la catégorie G, donc trois fois la moyenne du parc environ. Un total de 4,2 millions de logements, soit 13,9% du parc des résidences principales en 2024 (ONRE, 2025), est encore concerné, toutefois en baisse de 7% par an.
Malgré tout, plusieurs points négatifs demeurent, tels qu’ils figurent dans les tableaux de bord annuels de l’Observatoire de la précarité énergétique (2025) : 3,1 millions de ménages sont considérés en situation de précarité énergétique (soit 10,1% des ménages), avec plus de 8% de leurs revenus consacrés à l’énergie du logement, et un tiers des ménages ont souffert du froid au moins une fois dans l’année, surtout du fait de difficultés à se chauffer – une situation en très nette augmentation depuis 5 ans.
Inversement, 49% des ménages ont souffert de la chaleur au moins une fois dans l’année (notion de « bouilloire thermique »), un chiffre variable selon la fréquence des canicules, mais qui est tendanciellement en hausse. Et si, actuellement, seul un logement sur cinq environ est équipé d’une climatisation, ce poste de dépense énergétique encore ténu (2,1TWh, soit 1% de la facture des logements) a été doublé entre 2018 et 2022, et quadruplé depuis 2014.