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Quels métiers viser avec un diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master ?

Choisir un diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master de niveau Bac+5, c’est surtout choisir un métier, et c’est par là qu’il faut commencer. Plutôt que de partir du programme, cet article part de tes aspirations professionnelles pour t’aider à cartographier tes débouchés. Tu y découvriras pourquoi le diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master ouvre des fonctions de pilotage, et non d’exécution. On détaille ensuite les trois grandes familles de métiers, organisées autour des trois spécialisations : la gestion et le property management, l’aménagement et la promotion, l’évaluation et la finance. Pour chacune, tu verras les postes réels (asset manager, responsable de programmes, analyste en investissement, expert), les missions concrètes, le profil attendu et les perspectives d’évolution vers des fonctions de direction. On aborde aussi les rémunérations, les lieux où s’exercent ces métiers dans le Grand Paris, et la manière de choisir ta spécialité selon ton tempérament. L’objectif : t’aider à entrer dans ce Bac+5 en sachant déjà où tu veux aller.
1. Pourquoi raisonner par le métier, pas par le diplôme
La plupart des candidats choisissent d’abord un diplôme, puis cherchent quoi en faire. Pour un Bac+5, mieux vaut inverser la démarche et partir du métier visé.
1.1 Trois spécialisations, trois familles de métiers
Le diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master se décline à l’ESPI en trois parcours qui ne mènent pas aux mêmes fonctions. Le MAGI (Property Manager, Gestion Immobilière) oriente vers la gestion d’actifs et de portefeuilles. Le MAPI (Manager en Aménagement et Promotion Immobilière) conduit aux métiers de la promotion et de l’aménagement. Le MEFIM (Manager en Évaluation et Finance Immobilière) ouvre sur l’évaluation, la finance et l’investissement.
Ces trois voies partagent un socle commun, mais débouchent sur des quotidiens très différents. Gérer un parc de bureaux pour un investisseur n’a pas grand-chose à voir avec le montage d’un programme de logements neufs, ni avec l’analyse financière d’un actif avant son acquisition. Comprendre cette diversité dès le départ évite de se tromper de spécialisation et de regretter son choix une fois en poste.
1.2 Ce que le grade de master change dans les fonctions visées
Le niveau Bac+5 ne donne pas accès aux mêmes postes que le Bac+2 ou le Bac+3. Là où un BTS ou un bachelor mène d’abord à des fonctions opérationnelles (négocier, gérer, suivre des dossiers), le diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master vise des fonctions de pilotage : structurer une opération, arbitrer un investissement, piloter un portefeuille, encadrer une équipe.
Cette différence tient au niveau de qualification reconnu. L’INSEE situe le niveau 7 du cadre national des certifications au rang des diplômes obtenus cinq ans après le baccalauréat, c’est-à-dire les masters et diplômes équivalents. Pour un recruteur, ce niveau signale une capacité d’analyse, de décision et de prise de responsabilité, ce qui ouvre des fonctions inaccessibles sans ce diplôme ou sans une longue expérience.
1.3 Des fonctions de pilotage plutôt que d’exécution
Le point commun des métiers visés est la transversalité. Un responsable de programmes articule le foncier, le montage financier, le droit de l’urbanisme et la commercialisation. Un asset manager croise stratégie patrimoniale, marché et performance financière. Un expert en évaluation combine analyse technique, données de marché et réglementation. Ces fonctions demandent une vision d’ensemble que le Bac+5 développe à travers études de cas, projets de groupe et intervenants professionnels en activité.
Cette montée en complexité explique pourquoi ces métiers se confient rarement à des débutants sans diplôme adapté. C’est aussi ce qui les rend stimulants : tu ne te contentes pas d’appliquer une procédure, tu prends des décisions qui engagent des montants importants et façonnent des projets durables. Pour mesurer les compétences que cela suppose, l’article sur les compétences concrètes développées en formation immobilière donne un aperçu utile du socle sur lequel le Bac+5 vient bâtir.
2. Gestion et property management : le parcours MAGI
Première grande famille de débouchés, la gestion d’actifs s’adresse à celui qui aime piloter, organiser et faire fructifier un patrimoine immobilier pour le compte d’autrui.
2.1 Property manager et asset manager
Le property manager gère un parc immobilier au quotidien : il optimise l’occupation, suit les baux, coordonne la maintenance et veille à la rentabilité courante des biens. L’asset manager se situe un cran au-dessus, sur la stratégie : il décide quand acheter, vendre, rénover ou arbitrer un actif pour maximiser sa valeur sur la durée. Les deux fonctions travaillent main dans la main, l’une sur l’exploitation, l’autre sur la stratégie patrimoniale.
Ces métiers s’exercent surtout chez les foncières, les sociétés de gestion et les grands propriétaires institutionnels, nombreux dans le pôle d’affaires de La Défense, à cheval sur Puteaux et Courbevoie. Ils conviennent à des profils organisés, à l’aise avec les chiffres et capables de dialoguer avec des locataires, des prestataires et des investisseurs.
2.2 Les missions concrètes au quotidien
Au quotidien, un gestionnaire d’actifs pilote des budgets, analyse des indicateurs de performance, prépare des reportings pour les investisseurs et négocie avec les preneurs. Il anticipe les travaux, suit les indicateurs d’occupation et propose des arbitrages. C’est un métier d’équilibre entre la relation humaine (locataires, prestataires) et l’analyse financière (rendement, valorisation).
La dimension réglementaire est constante. La gestion locative et la gestion de copropriété sont encadrées, et l’activité de gestion immobilière relève de la loi Hoguet, qui impose notamment une carte professionnelle pour certaines activités. Le portail public détaille les conditions pour exercer une activité de gestion immobilière et obtenir la carte professionnelle, un cadre que tout gestionnaire doit maîtriser.
2.3 Profil attendu et évolution de carrière
Ce parcours attire les profils méthodiques, qui aiment la responsabilité d’un portefeuille et le suivi dans la durée. Avec l’expérience, un property manager peut évoluer vers l’asset management, puis vers la direction d’un portefeuille ou d’une équipe de gestion, voire vers un poste de directeur immobilier chez un investisseur. La progression suit la taille et la complexité des actifs confiés.
L’évolution dépend beaucoup de la qualité du réseau et de la spécialisation (bureaux, commerces, logements, logistique). Plus tu te spécialises sur une classe d’actifs porteuse, plus ton profil devient recherché. C’est l’une des forces du Bac+5 : il te permet de viser d’emblée un segment précis plutôt que de rester généraliste.
3. Aménagement et promotion immobilière : le parcours MAPI
Deuxième famille de métiers, la promotion s’adresse à celui qui veut voir sortir de terre des bâtiments et piloter des projets de A à Z.
3.1 Responsable de programmes et monteur d’opérations
Le responsable de programmes immobiliers est le chef d’orchestre d’une opération de construction. Il identifie le foncier, monte le bilan financier, obtient les autorisations d’urbanisme, sélectionne les intervenants, suit le chantier et pilote la commercialisation. Le monteur d’opérations intervient plus en amont, sur la faisabilité et le montage. Ce sont des métiers de coordination, où l’on fait travailler ensemble architectes, bureaux d’études, collectivités, entreprises et commerciaux.
Ces fonctions s’exercent chez les promoteurs, les aménageurs et les bailleurs sociaux. Le Grand Paris, avec ses nombreux projets de transformation urbaine, offre un terrain particulièrement riche, des opérations résidentielles de Boulogne-Billancourt aux programmes tertiaires de l’Ouest francilien.
3.2 Les missions concrètes
Concrètement, un responsable de programmes jongle entre le terrain et le bureau. Une semaine type peut mêler une réunion de chantier, une négociation foncière, un point avec les services d’urbanisme d’une mairie, l’ajustement d’un bilan financier et un comité de lancement commercial. C’est un métier exigeant, où la rigueur de gestion croise la capacité à décider vite et à arbitrer sous contrainte de temps et de budget.
La maîtrise du droit de l’urbanisme et de la réglementation de la construction est centrale. Les enjeux environnementaux, comme la performance énergétique des bâtiments et la sobriété foncière, prennent une place croissante dans le métier, ce qui en fait un secteur en pleine évolution où les compétences se renouvellent régulièrement.
3.3 Profil attendu et évolution de carrière
La promotion attire les profils entrepreneurs, à l’aise avec la prise de risque maîtrisée et la gestion de projet. Avec l’expérience, un responsable de programmes peut piloter des opérations de plus en plus importantes, prendre la tête d’une direction de programmes, ou se diriger vers la direction du développement, chargée de constituer le portefeuille foncier de l’entreprise.
Certains profils créent à terme leur propre structure de promotion ou de marchand de biens. Ce parcours offre donc une trajectoire qui peut mener du pilotage de projet à l’entrepreneuriat, à condition d’accumuler de l’expérience et de bâtir un réseau solide d’apporteurs et de partenaires financiers.
4. Évaluation et finance immobilière : le parcours MEFIM
Troisième famille, la finance immobilière s’adresse à celui que les chiffres, l’analyse et l’investissement passionnent davantage que la relation client directe.
4.1 Analyste, chargé d’investissement et expert
L’analyste en investissement immobilier étudie les opportunités d’acquisition : il modélise les flux financiers, évalue les risques et recommande ou non un investissement. Le chargé d’investissement met en œuvre la stratégie d’acquisition d’un fonds ou d’une foncière. L’expert immobilier, lui, estime la valeur d’un bien ou d’un portefeuille selon des méthodes normées, pour une vente, un financement ou un bilan comptable.
Ces métiers s’exercent dans les sociétés de gestion d’actifs, les banques, les cabinets de conseil et d’expertise, les foncières et les fonds d’investissement. Ils supposent une grande aisance avec les outils financiers, une rigueur d’analyse et, souvent, la maîtrise de l’anglais, car les opérations d’investissement se traitent fréquemment dans un cadre international.
4.2 Les missions concrètes
Le quotidien de ces fonctions est tourné vers l’analyse et la décision. Construire un modèle financier, comparer des scénarios, rédiger une note d’investissement, présenter une recommandation à un comité, conduire une expertise sur site : ce sont des tâches où la précision compte autant que la capacité à expliquer ses conclusions. L’erreur d’analyse se paie cher, ce qui explique le niveau d’exigence à l’entrée.
La finance immobilière mobilise aussi une solide culture du marché. Comprendre les cycles, les rendements par classe d’actifs et les facteurs qui font varier les valeurs est indispensable. C’est un métier où l’on apprend en continu, car le marché et la réglementation évoluent sans cesse.
4.3 Profil attendu et évolution de carrière
Ce parcours convient aux profils analytiques, à l’aise avec les chiffres et la modélisation, dotés d’un bon esprit de synthèse. L’évolution peut mener d’analyste à responsable des investissements, directeur de l’asset management financier, ou associé dans un cabinet de conseil. L’expertise, de son côté, ouvre vers des fonctions de directeur d’expertise ou d’expert indépendant reconnu.
Les fonctions financières offrent souvent les rémunérations les plus élevées du secteur, en contrepartie d’un niveau d’exigence et d’une pression élevés. Elles supposent généralement un Bac+5 dès l’entrée, car la technicité requise laisse peu de place à l’apprentissage purement sur le tas.
5. Rémunérations et perspectives d’évolution
Les niveaux de salaire varient selon la spécialité, l’employeur et la localisation. Voici des ordres de grandeur pour te repérer, sans les prendre pour des garanties.
5.1 Des salaires de départ selon la famille de métiers
En sortie de Bac+5, les rémunérations d’entrée se situent généralement dans une fourchette de l’ordre de 35 000 à 45 000 euros bruts annuels, selon la fonction et la région. Les métiers de la finance et de l’investissement se positionnent souvent dans le haut de cette fourchette, tandis que les fonctions de gestion ou de promotion débutante s’inscrivent plutôt dans la moyenne. Ces montants restent des ordres de grandeur de marché, qui dépendent fortement de l’employeur, de la taille des opérations et de la localisation.
L’Île-de-France, et particulièrement le bassin d’affaires de l’Ouest parisien, tire généralement les rémunérations vers le haut, en raison de la concentration des grands acteurs et du coût de la vie. À l’inverse, les premières années d’un métier à forte part variable, comme certaines fonctions commerciales, peuvent être plus contrastées le temps de faire ses preuves.
5.2 L’évolution vers des fonctions de direction
Le vrai intérêt du Bac+5 se mesure sur la durée. À expérience égale, un profil de niveau master atteint plus vite les fonctions d’encadrement et de stratégie. En quelques années, un analyste peut devenir responsable des investissements, un property manager peut piloter un portefeuille, un responsable de programmes peut diriger une direction de développement. Le diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master se pense ainsi comme un tremplin vers des fonctions de direction.
Cette progression n’est pas automatique : elle se construit avec l’expérience, les résultats et le réseau. Mais le niveau de départ ouvre des portes que d’autres mettent bien plus longtemps à atteindre. C’est ce différentiel de trajectoire, plus que le salaire d’entrée, qui fait la valeur du diplôme.
5.3 L’effet de l’alternance et de l’expérience
L’alternance pèse aussi sur l’employabilité et la rémunération de départ. Un diplômé qui a déjà deux ans d’expérience en entreprise grâce à l’alternance négocie souvent un meilleur premier poste qu’un profil sans expérience, car il est immédiatement opérationnel. C’est l’un des grands atouts de ce rythme, en plus du financement des études.
Au-delà du chiffre, l’expérience acquise pendant la formation oriente la carrière. Beaucoup de diplômés sont recrutés par leur entreprise d’accueil, ce qui accélère leur entrée dans la vie active. Pour comprendre ce que les employeurs attendent vraiment d’un jeune diplômé, l’article sur les compétences que recherchent les recruteurs éclaire utilement la manière de se rendre désirable sur le marché.
6. Où exercent ces métiers : le bassin d’emploi du Grand Paris
Les débouchés ne sont pas répartis au hasard sur le territoire. Le Grand Paris concentre une part majeure des fonctions visées par ce Bac+5.
6.1 Foncières, promoteurs et sociétés de gestion
L’Île-de-France abrite la plus forte densité d’acteurs immobiliers du pays : foncières cotées, sociétés de gestion d’actifs, grands promoteurs, bailleurs sociaux, cabinets de conseil et d’expertise. Cette concentration crée un marché de l’emploi riche et varié pour un diplômé d’un diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master, avec des opportunités dans chacune des trois familles de métiers.
Pour cartographier ces employeurs et comprendre qui recrute selon ton profil, notre analyse des secteurs qui recrutent vraiment dans l’immobilier constitue un bon point de départ. Elle aide à cibler ta recherche plutôt qu’à candidater au hasard.
6.2 Le tertiaire de La Défense et le résidentiel de l’Ouest parisien
Le quartier d’affaires de La Défense, premier d’Europe, concentre une grande partie des fonctions de gestion d’actifs, d’investissement et de finance immobilière. À quelques minutes, le marché résidentiel tendu de Neuilly-sur-Seine, de Levallois-Perret et de Boulogne-Billancourt alimente une demande continue en gestion, transaction haut de gamme et promotion.
Cette double nature, tertiaire et résidentielle, fait du nord-ouest francilien un terrain idéal pour démarrer une carrière. Un diplômé peut y trouver des postes dans des univers très différents sans s’éloigner géographiquement, ce qui facilite les premières années et les évolutions.
6.3 Mobilité et ouverture internationale
Le grade de master facilite aussi la mobilité, en France comme à l’étranger. Les métiers de la finance et de l’asset management, en particulier, s’exercent souvent dans des groupes internationaux où l’anglais est la langue de travail. Un diplôme reconnu au niveau 7 et des accréditations internationales rendent ce profil lisible au-delà des frontières.
Cette ouverture est un argument pour les candidats qui envisagent une carrière mobile ou des fonctions dans des structures globales. Elle n’est pas obligatoire : beaucoup de diplômés font toute leur carrière en Île-de-France. Mais elle existe, et elle élargit le champ des possibles.
7. Choisir sa spécialisation selon ses aspirations
Une fois les métiers connus, reste à choisir la voie qui te correspond. Ce choix se fait moins sur le prestige que sur le tempérament.
7.1 Quel métier pour quel tempérament
Si tu aimes organiser, suivre dans la durée et faire fructifier un patrimoine, la gestion et le property management (MAGI) te parleront. Si tu veux concevoir, coordonner et voir aboutir des projets concrets, la promotion et l’aménagement (MAPI) sont faites pour toi. Si l’analyse, les chiffres et l’investissement te stimulent, oriente-toi vers l’évaluation et la finance (MEFIM). Aucune voie n’est supérieure : elles répondent à des envies différentes.
Le bon réflexe est de te projeter dans une semaine type de chaque métier et de te demander laquelle t’enthousiasme. Beaucoup de candidats découvrent ainsi qu’ils visaient un poste par défaut, alors qu’un autre correspond mieux à leur personnalité. Ce travail de clarification est aussi celui que le jury attend au moment de l’admission, comme le détaille l’article sur les prérequis et étapes d’admission en diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master.
7.2 L’apport d’une école spécialisée
Choisir une école dédiée à l’immobilier change la donne pour ces métiers. L’ESPI forme aux professions immobilières depuis 1972 et compte 14 000 diplômés, avec un réseau de plus de 100 partenaires professionnels. Cette spécialisation garantit des enseignements alignés sur les attentes réelles du secteur et des intervenants en activité, qui transmettent les pratiques du moment plutôt qu’une théorie déconnectée.
Les formations sont certifiées Qualiopi et les titres reconnus par l’État via le RNCP, jusqu’au niveau 7 conférant le grade de master. Cette reconnaissance protège la valeur de ton diplôme et facilite ton entrée dans des fonctions exigeantes. Tu peux découvrir l’environnement et les parcours du campus parisien d’ESPI à Levallois-Perret pour te projeter concrètement.
7.3 Insertion professionnelle et réseau
Le groupe ESPI affiche un taux d’insertion professionnelle de 97 % à l’issue de la formation. Au-delà du chiffre, c’est la combinaison de la spécialisation, de l’alternance et du réseau de partenaires qui explique cette employabilité. Les diplômés entrent dans des métiers qui recrutent, dans un bassin d’emploi dense, avec un diplôme lisible par les employeurs.
Le réseau joue un rôle clé dans ces métiers de cadres. Les premiers contacts noués pendant l’alternance, l’immersion professionnelle et les projets se transforment souvent en opportunités, à l’embauche comme tout au long de la carrière. Choisir une école implantée au cœur du marché, c’est se donner un avantage de réseau dès le premier jour.
8. Les compétences et tendances qui transforment ces métiers
Choisir un métier, c’est aussi anticiper ce qu’il deviendra. Les fonctions visées par ce Bac+5 évoluent vite, et certaines compétences pèsent de plus en plus lourd dans le recrutement.
8.1 La donnée et la digitalisation
L’immobilier s’est largement digitalisé. La gestion d’actifs s’appuie sur des outils de pilotage et des indicateurs de performance, l’investissement sur des modèles financiers toujours plus fins, la commercialisation sur des données de marché précises. Savoir manipuler la donnée, lire un tableau de bord et utiliser les outils numériques du secteur est devenu un attendu, pas un bonus. Les diplômés à l’aise avec ces compétences se démarquent nettement à l’embauche.
Cette évolution profite à ceux qui combinent culture immobilière et appétence pour les outils. Tu n’as pas besoin d’être développeur, mais comprendre comment la donnée alimente la décision te rend plus opérationnel et plus crédible auprès d’employeurs qui investissent massivement dans ces technologies.
8.2 La transition environnementale
La performance énergétique et la sobriété foncière redessinent les métiers de l’immobilier. La rénovation du parc existant, la maîtrise des nouvelles normes de construction et la valorisation des actifs « verts » sont désormais au programme de tous les métiers, de la gestion à la promotion en passant par l’évaluation. Un actif mal classé énergétiquement se gère, se finance et se valorise différemment d’un actif performant.
Cette dimension crée des besoins de compétences nouvelles et des fonctions émergentes. Le panorama des métiers et des formations présenté par l’Onisep sur les formations pour exercer dans l’immobilier reflète bien cette transformation du secteur et l’intérêt d’un diplôme à jour de ces enjeux.
8.3 Les compétences transversales qui font la différence
Au-delà de la technique, les métiers de cadres reposent sur des compétences transversales : savoir communiquer, négocier, coordonner des intervenants aux intérêts parfois opposés, et défendre des arbitrages devant un comité. Un bon analyste qui ne sait pas expliquer ses conclusions perd une partie de sa valeur, tout comme un responsable de programmes incapable de fédérer ses partenaires.
Ces aptitudes se travaillent pendant la formation, à travers les projets de groupe, les soutenances et les périodes en entreprise. C’est aussi ce qui distingue un diplômé immédiatement opérationnel d’un profil purement théorique. Miser sur ces compétences relationnelles, en plus de la technique, est un investissement qui paie tout au long de la carrière.
Questions fréquentes sur les débouchés du diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master
Quels sont les principaux métiers accessibles après un diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master ?
Selon la spécialité, tu peux viser property manager, asset manager, responsable de programmes immobiliers, monteur d’opérations, analyste en investissement, chargé d’investissement ou expert immobilier. Ces fonctions partagent une logique de pilotage et de décision, propre au niveau Bac+5, et se distinguent des métiers d’exécution accessibles dès le Bac+2 ou le Bac+3.
Quelle spécialisation choisir entre MAGI, MAPI et MEFIM ?
Le choix dépend de tes aspirations. Le MAGI mène à la gestion d’actifs et au property management, le MAPI à la promotion et à l’aménagement, le MEFIM à l’évaluation et à la finance. Projette-toi dans le quotidien de chaque métier et choisis celui qui t’enthousiasme le plus. Aucune voie n’est meilleure dans l’absolu, elles répondent à des tempéraments différents.
Combien gagne-t-on en début de carrière avec un diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master ?
Les rémunérations d’entrée se situent souvent autour de 35 000 à 45 000 euros bruts annuels, selon la fonction, l’employeur et la localisation. Les métiers de la finance et de l’investissement se positionnent fréquemment dans le haut de la fourchette. Ces chiffres sont des ordres de grandeur de marché, et l’Île-de-France tire généralement les salaires vers le haut.
Ces métiers recrutent-ils vraiment en Île-de-France ?
Oui. Le Grand Paris concentre la plus forte densité d’acteurs immobiliers de France : foncières, sociétés de gestion, promoteurs, bailleurs et cabinets d’expertise. Le tertiaire de La Défense et le résidentiel de l’Ouest parisien offrent des débouchés variés dans les trois familles de métiers, ce qui facilite l’insertion et les évolutions sans avoir à s’éloigner géographiquement.
Le diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master permet-il d’accéder à des fonctions de direction ?
C’est précisément sa vocation. Le diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master vise des fonctions de pilotage, puis de direction (directeur de portefeuille, directeur de programmes, responsable des investissements). La progression n’est pas automatique, mais le niveau de départ ouvre ces trajectoires plus vite qu’un parcours sans diplôme adapté.
Faut-il parler anglais pour ces métiers ?
C’est un atout réel, surtout pour les fonctions de finance, d’investissement et d’asset management, souvent exercées dans des groupes internationaux. Tu n’as pas besoin d’être bilingue à l’entrée, mais progresser en anglais élargit nettement le champ des opportunités, notamment dans les structures globales implantées à La Défense et dans le Grand Paris.
Peut-on exercer ces métiers en ayant fait son master en alternance ?
Oui, et l’alternance est même un avantage. Elle apporte une expérience opérationnelle qui rend le diplômé immédiatement employable et améliore souvent la rémunération de départ. Beaucoup d’alternants sont recrutés par leur entreprise d’accueil. C’est une voie privilégiée pour entrer dans ces métiers de cadres tout en finançant ses études.
Pour conclure
Quels métiers viser avec un diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master ? La réponse dépend de ce qui t’anime : gérer et faire fructifier un patrimoine, concevoir et piloter des opérations, ou analyser et financer des investissements. Ces trois familles de métiers, portées par les spécialisations du diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master, mènent à des fonctions de pilotage et, à terme, de direction, dans un bassin d’emploi francilien parmi les plus dynamiques d’Europe. Property manager, asset manager, responsable de programmes, analyste en investissement, expert : autant de trajectoires concrètes qui se choisissent selon ton tempérament autant que selon le prestige.
Le bon réflexe reste de partir du métier, pas du diplôme, puis de choisir la spécialisation qui te ressemble. Si tu veux confronter ton projet aux réalités du secteur, comparer les trois parcours ou comprendre les débouchés de chacun, Contactez ESPI Paris pour en discuter avec l’équipe du campus de Levallois-Perret. Mieux tu cibles ton métier, plus ton Bac+5 prend du sens.
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