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Intégrer un diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master : prérequis, profils et admission

Intégrer un diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master de niveau Bac+5 fait souvent peur, comme si ce niveau était réservé à une poignée de profils brillants au parcours parfait. La réalité est plus ouverte, et c’est tout l’objet de cet article. Tu y trouveras d’abord ce qu’est précisément le diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master, et pourquoi ce niveau change ta façon de travailler dans le secteur. On détaille ensuite les prérequis réels (le niveau d’études attendu, les profils non immobiliers acceptés grâce à la remise à niveau), puis les profils que recherche vraiment le jury, au-delà des bonnes notes. Tu suivras pas à pas les étapes de l’admission, du dossier de candidature à l’entretien de motivation, avec des conseils concrets pour te préparer. On termine par le financement, notamment l’alternance, et par ce qu’apporte une école spécialisée comme l’ESPI à Levallois-Perret, aux portes de Paris. L’idée n’est pas de te vendre un diplôme, mais de te donner une feuille de route claire pour candidater sereinement.
1. Comprendre le diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master
Avant de parler admission, il faut savoir ce que tu vises exactement. Un diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master n’est pas un simple « BTS en plus long » : c’est un changement de niveau de responsabilité, reconnu officiellement.
1.1 Un Bac+5 inscrit au RNCP de niveau 7
Le diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master proposé à l’ESPI est un Bac+5 enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) au niveau 7. Ce niveau correspond, dans le cadre national des certifications professionnelles, aux diplômes obtenus cinq ans après le baccalauréat. L’INSEE rappelle que le niveau 7 regroupe les diplômes de niveau master, master professionnel ou diplôme d’ingénieur, ce qui situe immédiatement la qualification pour un employeur.
Cette inscription au RNCP n’est pas un détail administratif. Elle garantit que la formation a été évaluée par France Compétences et qu’elle correspond à des compétences attendues sur le marché du travail. Tu peux d’ailleurs vérifier toute certification sur le moteur de recherche officiel des titres RNCP de France Compétences avant de t’engager. Un titre enregistré au bon niveau, c’est l’assurance que ton diplôme sera lisible par les recruteurs, en France comme à l’étranger.
1.2 Ce que le grade de master change concrètement
Le grade de master est un repère de l’enseignement supérieur français. Le cadre national des certifications professionnelles, défini par le Code du travail, classe les certifications sur huit niveaux : le niveau 6 correspond au grade de licence (ton bachelor), le niveau 7 au grade de master. Passer de l’un à l’autre, ce n’est pas seulement gagner deux ans : c’est passer d’un rôle d’exécution experte à un rôle de pilotage, d’analyse et de décision.
Pour un futur professionnel de l’immobilier, cela ouvre des fonctions que le Bac+3 atteint plus lentement : pilotage d’actifs, montage d’opérations de promotion, évaluation et financement de projets. Le grade de master facilite aussi la mobilité internationale et la poursuite éventuelle vers un doctorat ou des fonctions d’expertise. C’est cette reconnaissance qui justifie l’exigence de la sélection, mais aussi sa valeur sur le long terme.
1.3 Trois spécialisations pour trois trajectoires
À l’ESPI, ce Bac+5 se décline en trois parcours qui correspondent à des univers professionnels distincts. Le MAGI (Property Manager, Gestion Immobilière) prépare au pilotage d’actifs et au property management, pour gérer des portefeuilles de bureaux ou de logements pour le compte d’investisseurs. Le MAPI (Manager en Aménagement et Promotion Immobilière) forme aux métiers de la promotion et de l’aménagement, du montage d’opérations au suivi de programmes neufs. Le MEFIM (Manager en Évaluation et Finance Immobilière) cible l’évaluation des biens, la finance et l’investissement.
Cette répartition compte dès la candidature, car le jury attend que ton projet soit cohérent avec la spécialisation visée. Choisir entre gérer des actifs, monter des opérations ou évaluer et financer des biens n’est pas anodin : c’est déjà esquisser ton métier de demain. Nous y reviendrons, mais retiens dès maintenant que le diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master se pense par la destination professionnelle, pas seulement par le diplôme.
2. Les prérequis pour intégrer le cursus
Voici la partie qui inquiète le plus les candidats. Bonne nouvelle : les conditions d’accès sont précises et nettement plus ouvertes qu’on ne le croit.
2.1 Le niveau d’études attendu
Pour entrer en première année de ce Bac+5, tu dois justifier d’un diplôme de niveau Bac+3, soit 180 crédits ECTS. Un bachelor immobilier comme le Bachelor Gestionnaire d’Affaires Immobilières est la voie la plus naturelle, mais ce n’est pas la seule. Une licence en droit, en économie, en gestion, en AES ou en commerce permet aussi de candidater. L’entrée directe en deuxième année reste possible pour les titulaires d’un Bac+4 dans une discipline proche, selon le dossier.
Cette logique d’entrée à plusieurs niveaux explique pourquoi le cursus accueille des profils variés. Un titulaire de BTS Professions Immobilières qui a poursuivi en bachelor arrive avec une solide base de terrain ; un licencié en droit apporte une rigueur juridique précieuse pour la promotion ou l’évaluation. Aucun de ces profils n’est « meilleur » dans l’absolu : ils nourrissent des spécialisations différentes.
2.2 Les profils venus d’autres filières et la remise à niveau
C’est sans doute le point le plus rassurant. Tu n’as pas besoin d’un parcours 100 % immobilier pour viser ce diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master. Les candidats issus du droit, de la gestion, de la finance ou du commerce sont les bienvenus, précisément parce que l’immobilier est un métier transversal qui croise toutes ces disciplines.
Pour combler l’écart de connaissances sectorielles, une remise à niveau est prévue en début de cursus. Elle remet à plat les fondamentaux (droit immobilier, fiscalité, techniques de transaction et de gestion) pour que tout le monde parte sur des bases communes. Autrement dit, un excellent juriste qui n’a jamais signé un mandat n’est pas pénalisé : on lui donne les clés sectorielles, et il apporte en retour sa maîtrise juridique. Si tu envisages une vraie bascule de domaine, l’article sur la manière de reprendre des études en immobilier après une première expérience éclaire bien cette logique de passerelle.
2.3 Compétences et qualités attendues
Au-delà du diplôme, certaines aptitudes pèsent dans la décision. La capacité d’analyse compte beaucoup : à Bac+5, on attend de toi que tu saches lire un bilan, comprendre un montage financier ou interpréter une réglementation, pas seulement appliquer une procédure. L’aisance relationnelle et la rigueur sont également scrutées, car les métiers visés impliquent de négocier, de coordonner des intervenants et de défendre des arbitrages.
L’anglais est un atout réel, surtout pour les fonctions liées à l’investissement et à l’asset management, souvent exercées dans des environnements internationaux comme le quartier d’affaires de La Défense, à cheval sur Puteaux et Courbevoie. Tu n’as pas besoin d’être bilingue à l’entrée, mais montrer que tu progresses et que tu comprends l’enjeu joue en ta faveur.
3. Les profils recherchés : sortir de l’idée d’une formation « élitiste »
Beaucoup de candidats s’autocensurent en pensant que ce niveau est hors de portée. Regardons ce que le jury évalue réellement.
3.1 Ce que regarde vraiment le jury
Un dossier de candidature ne se résume pas à une moyenne. Le jury cherche de la cohérence : un parcours qui tient debout, un projet professionnel articulé et une motivation crédible. Un candidat avec des notes correctes mais un projet précis, nourri par des expériences de terrain, passe souvent devant un candidat brillant mais flou sur ses intentions. La sélection est exigeante, pas inaccessible.
Cette approche profite aux profils atypiques : reconversion, réorientation après une première année qui n’a pas convaincu, expérience professionnelle dans un secteur connexe. Ce qui compte, c’est ta capacité à expliquer pourquoi l’immobilier et pourquoi ce niveau de responsabilité. Pour t’aider à situer la qualité d’une formation et son sérieux, nos critères pour choisir la bonne école d’immobilier donnent une grille utile, valable aussi au moment de viser un Bac+5.
3.2 Le rôle décisif du projet professionnel
Le projet professionnel est le fil conducteur de toute candidature réussie. Vouloir « travailler dans l’immobilier » ne suffit pas. Vouloir « piloter des portefeuilles de bureaux pour une foncière », « monter des opérations de logements en Île-de-France » ou « évaluer des actifs pour des investisseurs » envoie un signal bien plus fort, car cela montre que tu as compris les métiers et que tu sais où le diplôme te mène.
Ce projet n’a pas besoin d’être définitif, mais il doit être réfléchi. Une bonne manière de le construire est de regarder concrètement les secteurs qui recrutent vraiment dans l’immobilier, des réseaux d’agences aux foncières en passant par la promotion et les syndics. Tu y verras quels débouchés correspondent à chaque spécialisation, ce qui rend ton discours d’admission plus solide.
3.3 Formation initiale ou alternance : deux profils possibles
Le cursus se suit en formation initiale ou en alternance, et ces deux rythmes attirent des profils légèrement différents. La formation initiale convient à celui qui veut se concentrer sur les apprentissages académiques et multiplier les mises en situation professionnelle. L’alternance s’adresse à celui qui veut être déjà en poste, gagner sa vie et transformer chaque cours en pratique immédiate.
Aucun des deux profils n’est avantagé à l’admission : le jury s’intéresse à la cohérence avec ton projet. Si tu hésites encore, notre comparatif pour choisir entre formation initiale et alternance t’aide à trancher selon ta situation, ton besoin de revenus et ton appétence pour le terrain.
4. Les étapes de l’admission, pas à pas
Voyons maintenant le déroulé concret. Le processus est balisé et ne réserve pas de mauvaise surprise quand on l’aborde préparé.
4.1 Constituer un dossier de candidature solide
La première étape est le dossier. Il rassemble généralement ton CV, tes relevés de notes, les justificatifs de ton diplôme Bac+3 ou Bac+4, et une lettre ou fiche de motivation qui présente ton projet. Soigne la lisibilité : un dossier clair, sans trous inexpliqués dans le parcours, rassure le jury.
Mets en avant tout ce qui ancre ta candidature dans le réel : expériences de terrain, alternance, jobs étudiants en agence, missions associatives liées au logement. Même une expérience courte raconte quelque chose de ta motivation. À ce stade, l’objectif est d’obtenir un entretien, donc de donner envie d’en savoir plus sur toi.
4.2 L’entretien de motivation
L’entretien est souvent l’étape la plus déterminante. C’est là que tu donnes vie à ton dossier. Attends-toi à des questions sur ton projet, ta connaissance du secteur, ta compréhension de la spécialisation visée et ta capacité à te projeter dans des fonctions à responsabilités. Le jury cherche à vérifier que tu sais pourquoi tu candidates, pas à te piéger.
Prépare des exemples concrets : une opération immobilière qui t’a marqué, un quartier en transformation que tu as observé, une lecture ou une rencontre qui a nourri ton intérêt. Montrer que tu suis l’actualité du marché, par exemple les enjeux du Grand Paris ou la tension du marché résidentiel à Boulogne-Billancourt et Neuilly-sur-Seine, fait la différence entre un discours générique et une vraie motivation.
4.3 Calendrier, candidature et inscription
Contrairement aux masters universitaires qui passent par la plateforme nationale Mon Master, les titres d’écoles spécialisées comme l’ESPI se candidatent directement auprès de l’établissement, selon leur propre calendrier. Cela t’offre de la souplesse : il est souvent possible de candidater sur plusieurs sessions d’admission au fil de l’année, sans être enfermé dans une seule fenêtre.
Le bon réflexe est de t’y prendre tôt, car les places en alternance dépendent aussi de la signature d’un contrat avec une entreprise. Plus tu candidates et démarres ta recherche d’employeur en avance, plus tu sécurises ta rentrée. Découvrir l’environnement et les modalités du campus parisien d’ESPI à Levallois-Perret t’aide à caler ton calendrier et à préparer ta visite.
5. Bien préparer sa candidature pour mettre les chances de son côté
Préparer son admission, ce n’est pas réviser un concours : c’est clarifier son projet et structurer ses arguments.
5.1 Construire un projet cohérent avec la spécialisation
Le premier travail consiste à aligner ton projet avec l’un des trois parcours. Si tu te vois gérer des actifs et des portefeuilles, oriente ton discours vers le property et l’asset management (MAGI). Si tu rêves de voir sortir de terre des immeubles, parle promotion et aménagement (MAPI). Si les chiffres, l’évaluation et l’investissement t’attirent, assume la finance immobilière (MEFIM).
Cette cohérence se prépare en amont. Renseigne-toi sur les missions réelles de chaque famille de métiers, sur les entreprises qui recrutent et sur les compétences attendues. Un candidat qui parle juste de sa spécialisation, sans jargon plaqué mais avec des exemples, montre une maturité qui rassure immédiatement le jury.
5.2 Valoriser alternance et expériences de terrain
Tes expériences sont ta meilleure preuve de motivation. Une saison en agence à Clichy ou Asnières-sur-Seine, une immersion chez un gestionnaire, une mission de terrain pendant ton bachelor : chacune raconte un apprentissage. Ne te contente pas de les lister, explique ce que tu y as compris du métier et ce qui t’a donné envie d’aller plus loin.
Si ton parcours vient d’une autre filière, valorise les compétences transférables. Un licencié en droit met en avant sa maîtrise du contrat et de la réglementation ; un profil commerce souligne sa capacité de négociation et de relation client. L’enjeu est de transformer un parcours non immobilier en atout, pas de t’en excuser.
5.3 Anticiper la remise à niveau
Si tu arrives d’un autre domaine, prépare mentalement la remise à niveau et montre que tu en as conscience. Dire au jury « je sais que je devrai consolider mes bases en droit immobilier et en fiscalité, et je suis prêt à fournir cet effort » envoie un signal de lucidité et d’engagement très apprécié.
Tu peux même prendre de l’avance en lisant quelques fondamentaux : les grands principes de la loi Hoguet (loi n°70-9 du 2 janvier 1970) qui encadre les professions immobilières, ou les bases de la fiscalité immobilière. Le portail public détaille les conditions pour devenir agent immobilier et obtenir la carte professionnelle, une lecture utile pour comprendre l’environnement réglementaire dans lequel tu vas évoluer.
6. Financer et organiser son Bac+5
Le coût et l’organisation freinent parfois la décision de poursuivre. Plusieurs solutions existent pour lever cet obstacle.
6.1 L’alternance, le levier le plus efficace
L’alternance est souvent ce qui débloque tout. En contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, tu es salarié d’une entreprise : ta scolarité est prise en charge par l’employeur et son opérateur de compétences (OPCO), et tu perçois une rémunération. Le coût de la formation n’est alors plus un frein, et tu sors du diplôme avec une expérience déjà longue.
Au-delà du financement, l’alternance est une porte d’entrée vers l’emploi. Beaucoup d’entreprises franciliennes, dans le secteur tertiaire de La Défense comme dans les agences de Levallois-Perret, recrutent en priorité parmi leurs alternants. Faire son diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master en alternance, c’est donc augmenter ses chances de décrocher un poste à la sortie, dans une structure qui te connaît déjà.
6.2 Les autres dispositifs de financement
En formation initiale, d’autres pistes existent. Les aides régionales d’Île-de-France peuvent soutenir certains parcours, et le prêt étudiant garanti par l’État reste une solution classique pour étaler le coût. Si tu reprends des études après une période d’activité, ton Compte Personnel de Formation (CPF) ou un dispositif de transition professionnelle peut entrer en jeu.
Chaque situation est différente, et il vaut mieux étudier les dispositifs au cas par cas plutôt que de renoncer par crainte du coût. Le panorama des formations et des voies d’accès au secteur, présenté par l’Onisep sur les formations pour exercer dans l’immobilier, aide à situer le Bac+5 dans l’ensemble du paysage et à comparer les financements.
6.3 Étudier dans le bassin d’emploi du Grand Paris
L’organisation matérielle compte aussi. Étudier dans les Hauts-de-Seine place ton diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master au cœur d’un des bassins d’emploi les plus dynamiques de France. La proximité des entreprises facilite l’alternance, l’immersion professionnelle et les premiers contrats, et réduit les temps de trajet entre l’école et le lieu de travail.
Cette implantation a un effet concret sur ta candidature : il est plus simple de trouver une entreprise d’accueil quand l’école est entourée d’agences, de foncières et de promoteurs. La densité du tissu économique francilien transforme la contrainte de l’alternance en opportunité, à condition de t’y prendre tôt dans ta recherche.
7. Pourquoi préparer ce diplôme à l’ESPI Paris
Le choix de l’établissement pèse autant que celui du diplôme. Voici ce qui distingue une école spécialisée.
7.1 Une école dédiée à l’immobilier depuis 1972
L’ESPI forme aux métiers de l’immobilier depuis 1972 et compte aujourd’hui 14 000 diplômés. Cette spécialisation a un effet direct sur la pédagogie : les enseignements, les intervenants et les études de cas sont tous tournés vers le secteur, sans dispersion. Tu n’étudies pas l’immobilier comme une option, mais comme le cœur de ta formation.
Cette ancienneté nourrit aussi un réseau professionnel dense, avec plus de 100 partenaires qui accueillent les alternants. Pour un candidat au diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master, ce réseau est un atout au moment de chercher une entreprise d’accueil ou un premier poste.
7.2 Une reconnaissance officielle qui rassure
Les formations de l’ESPI sont certifiées Qualiopi et ses titres sont reconnus par l’État via le RNCP, du niveau 5 (BTS) au niveau 7 (le Bac+5 conférant le grade de master). L’école a par ailleurs obtenu des accréditations internationales, gage d’un niveau d’exigence aligné sur les standards du secteur.
Cette reconnaissance n’est pas qu’un argument : elle protège la valeur de ton diplôme dans le temps. Un titre RNCP de niveau 7 reste lisible par tous les employeurs et facilite les démarches, qu’il s’agisse d’obtenir des équivalences ou de faire valoir ton niveau à l’international.
7.3 Un campus au contact direct du marché
Le campus parisien se situe au 12 rue Belgrand à Levallois-Perret, à quelques minutes de Paris 17e, de Neuilly-sur-Seine et du pôle d’affaires de La Défense. Cette localisation n’a rien d’anecdotique pour un futur cadre de l’immobilier : elle te place au plus près des entreprises qui recrutent, des opérations en cours et des dynamiques de marché que tu étudieras en cours.
Étudier ici, c’est apprendre l’immobilier là où il se pratique intensément. Entre le résidentiel tendu de l’Ouest parisien et le tertiaire de La Défense, le terrain d’observation est immédiat, ce qui donne du sens aux enseignements et nourrit ton projet professionnel tout au long du cursus.
8. Les erreurs fréquentes qui fragilisent une candidature
Connaître les pièges classiques permet de les éviter. La plupart des candidatures recalées ne le sont pas par manque de niveau, mais par manque de préparation.
8.1 Un projet flou ou plaqué
L’erreur la plus répandue est le projet professionnel vague, du type « je veux travailler dans l’immobilier parce que c’est un secteur qui marche ». À l’inverse, un projet copié-collé depuis une brochure, rempli de termes techniques mal maîtrisés, se repère tout aussi vite. Le jury préfère un projet modeste mais sincère, où tu expliques avec tes mots ce qui t’attire et pourquoi ce niveau de responsabilité te motive. Mieux vaut dire « je veux apprendre à monter des opérations de logement, car j’ai vu ma commune se transformer » qu’aligner des concepts d’asset management mal digérés.
8.2 Sous-estimer la dimension réglementaire et financière
Beaucoup de candidats arrivent en pensant que l’immobilier se résume à la vente. Or les fonctions visées à Bac+5 reposent largement sur le droit, la fiscalité et la finance. Montrer que tu as conscience de cette complexité, par exemple en évoquant la loi Hoguet qui encadre les professions immobilières ou la logique d’un montage financier, témoigne d’une vision juste du métier. À l’inverse, réduire le secteur à la transaction donne l’impression de ne pas savoir où tu mets les pieds.
8.3 Candidater trop tard ou négliger l’alternance
Le dernier piège est calendaire. Attendre la dernière session d’admission réduit le choix des spécialisations et complique la recherche d’une entreprise pour l’alternance. Or sans contrat signé, une rentrée en alternance ne peut pas se faire. Anticiper, c’est candidater tôt, contacter des entreprises en parallèle et préparer ton entretien sans précipitation. Cette anticipation est d’autant plus utile dans un bassin concurrentiel comme l’Ouest parisien, où les places en entreprise partent vite. Considère ta recherche d’alternance comme une candidature à part entière, menée en même temps que ton dossier d’admission.
Questions fréquentes sur l’admission en diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master
Peut-on intégrer un diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master sans avoir fait de BTS ou de bachelor immobilier ?
Oui. L’accès est ouvert aux titulaires d’un Bac+3 (180 crédits ECTS) en droit, économie, gestion, AES ou commerce, même sans parcours immobilier antérieur. Une remise à niveau en début de cursus remet tout le monde sur des bases communes en droit immobilier, fiscalité et techniques du secteur. Ton diplôme d’origine devient alors un atout complémentaire plutôt qu’un handicap.
Quels sont les prérequis exacts pour candidater ?
Il faut justifier d’un diplôme de niveau Bac+3 pour entrer en première année, ou d’un Bac+4 pour viser une entrée en deuxième année. Au-delà du diplôme, le jury évalue la cohérence du projet professionnel, la motivation, la capacité d’analyse et, pour certaines fonctions, le niveau d’anglais. Le dossier et l’entretien comptent autant que les notes.
Le diplôme supérieur en immobilier confère-t-il vraiment le grade de master ?
Oui. Le diplôme supérieur en immobilier de l’ESPI est un Bac+5 inscrit au RNCP de niveau 7, conférant le grade de master. Ce niveau correspond, dans le cadre national des certifications professionnelles, aux diplômes obtenus cinq ans après le baccalauréat. C’est ce qui garantit sa reconnaissance par l’État et sa lisibilité auprès des employeurs en France et à l’étranger.
Comment se déroule l’entretien d’admission ?
L’entretien porte sur ton projet professionnel, ta connaissance du secteur et ta compréhension de la spécialisation visée (gestion, promotion ou finance). Le jury vérifie la cohérence de ta démarche et ta capacité à te projeter dans des fonctions à responsabilités. Préparer des exemples concrets, suivre l’actualité du marché et savoir expliquer pourquoi tu vises ce niveau font la différence.
Peut-on préparer ce Bac+5 en alternance ?
Oui, et c’est un choix fréquent. En alternance, tu es salarié d’une entreprise, ta scolarité est prise en charge et tu perçois une rémunération, ce qui supprime le frein financier. L’alternance facilite aussi l’embauche à la sortie, car beaucoup d’entreprises recrutent parmi leurs alternants. Il faut anticiper la recherche d’un contrat, car elle conditionne la rentrée.
Faut-il candidater sur Mon Master comme pour un master universitaire ?
Non. Les titres d’écoles spécialisées comme l’ESPI ne passent pas par la plateforme nationale Mon Master, réservée aux masters universitaires. La candidature se fait directement auprès de l’établissement, selon son propre calendrier, souvent sur plusieurs sessions d’admission. Cela laisse plus de souplesse, mais mieux vaut candidater tôt, surtout pour l’alternance.
Un profil en réorientation a-t-il ses chances ?
Tout à fait. Une réorientation bien expliquée est un argument, pas un obstacle. Ce qui compte, c’est de montrer pourquoi l’immobilier t’attire et comment ton parcours antérieur nourrit ton projet. Les compétences transférables (droit, gestion, relation client) sont valorisées, et la remise à niveau comble l’écart sectoriel. La motivation et la clarté du projet pèsent davantage que la linéarité du parcours.
Pour conclure
Intégrer un diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master de niveau Bac+5 est plus accessible que sa réputation ne le laisse penser. Les prérequis sont clairs (un Bac+3, un projet cohérent, de la motivation), les profils venus d’autres filières sont accueillis grâce à la remise à niveau, et l’admission repose sur un dossier et un entretien que l’on peut préparer méthodiquement. Le vrai travail consiste à clarifier ton projet professionnel et à l’aligner avec l’une des trois spécialisations du diplôme supérieur en immobilier conférant le grade de master, puis à valoriser tes expériences, même modestes.
Retiens surtout que la sélection est exigeante sans être réservée à une élite : un parcours imparfait mais habité par un projet précis a toute sa place. Si tu veux échanger sur ton profil, valider ton éligibilité ou comprendre les modalités d’alternance, Contactez ESPI Paris pour en parler avec l’équipe du campus de Levallois-Perret. Préparer sa candidature en avance, c’est déjà mettre toutes les chances de son côté.
ESPI Paris
12 Rue Belgrand, 92300 Levallois-Perret
01 45 67 20 82
ESPI Paris








