BTS Professions Immobilières : pas d’alternance signée à la rentrée, que faire concrètement ?

Vous êtes admis en BTS Professions Immobilières, la rentrée approche et aucun contrat n’est signé. Cet article se place précisément à ce moment, une fois la recherche estivale restée sans résultat, pour détailler ce qui reste possible. Vous découvrirez d’abord ce que cette situation signifie réellement sur le plan administratif et pourquoi elle ne remet pas en cause votre inscription. Nous détaillons ensuite le délai légal de trois mois prévu par le code du travail, qui permet d’entrer en formation sans contrat sous le statut de stagiaire de la formation professionnelle, avec son décompte exact et sa date butoir. Vient l’option de la formation initiale, c’est-à-dire le cursus suivi à l’école, avec ses conséquences financières et la possibilité de revenir en alternance l’année suivante. Nous examinons aussi le contrat de professionnalisation, dont le calendrier de recrutement diffère, la manière d’organiser la poursuite des démarches pendant les premières semaines de cours, et ce que révèlent les parcours de ceux qui ont vécu cette situation.
1. Ce que signifie exactement ne pas avoir signé à la rentrée
Première chose à poser, parce qu’elle conditionne l’état d’esprit avec lequel vous aborderez les semaines suivantes : cette situation est banale, et elle ne présage rien de votre parcours.
1.1 Une situation fréquente qui ne disqualifie personne
Chaque année, une proportion notable des admis en formation en alternance entrent en cours sans contrat signé. Les causes sont multiples et rarement individuelles : décalage entre le nombre de candidats et le nombre de postes ouverts, calendriers de recrutement qui s’étirent, décisions d’embauche reportées par des entreprises attentistes.
Il faut le dire clairement, parce que les candidats concernés en tirent souvent une conclusion sur eux-mêmes : ne pas avoir signé en août ne signifie pas être un mauvais candidat. Des profils solides se retrouvent dans cette situation, et un grand nombre d’entre eux signent dans les semaines qui suivent la rentrée.
Le secteur immobilier présente d’ailleurs une caractéristique favorable : ses besoins ne se concentrent pas sur un unique pic de recrutement estival. Les cabinets de gestion, les syndics et les agences ajustent leurs équipes en cours d’année, ce qui maintient un flux de postes après septembre.
1.2 Ce qui se joue sur le plan administratif
Votre inscription en formation n’est pas conditionnée à la signature d’un contrat. Vous êtes admis, vous pouvez entrer en cours, et le cadre juridique prévoit explicitement cette configuration. C’est le point que beaucoup de familles ignorent et qui change tout.
Ce qui change, en revanche, c’est votre statut et le mode de financement de votre formation. Sous contrat d’apprentissage, vous êtes salarié et les frais sont pris en charge. Sans contrat, vous relevez d’un autre régime, décrit dans la suite de cet article, avec des conséquences précises qu’il faut connaître avant de décider.
Il faut donc traiter deux questions distinctes, et ne pas les confondre : celle de votre statut pendant les prochaines semaines, et celle de la modalité définitive de votre année. La première appelle une réponse immédiate, la seconde peut attendre quelques semaines.
1.3 Les réactions les plus coûteuses
Trois réflexes aggravent la situation. Le premier consiste à renoncer à la rentrée et à reporter d’un an. Cette décision paraît prudente et se révèle presque toujours défavorable : elle prive d’une année de formation, elle n’améliore pas le profil du candidat, et elle place l’intéressé dans la même situation douze mois plus tard, avec un an de plus et rien de nouveau à présenter.
Le deuxième consiste à accepter n’importe quel contrat, dans n’importe quelle structure, sans vérifier la cohérence des missions avec le référentiel. Un alternant placé sur des tâches sans rapport avec la formation se retrouve en difficulté à l’examen et rompt fréquemment en cours d’année.
Le troisième consiste à cesser toute démarche en attendant que la situation se règle. Or les semaines qui suivent la rentrée sont précisément celles où des postes se libèrent, et où les candidats encore mobilisés sont peu nombreux.
2. Le délai légal de trois mois, la disposition à connaître
C’est la réponse principale à votre situation, et elle est inscrite dans le code du travail. Peu de candidats en ont connaissance avant qu’on la leur explique.
2.1 Le cadre posé par le code du travail
L’article L6222-12-1 du code du travail prévoit qu’une personne remplissant les conditions d’âge pour l’apprentissage peut, à sa demande et si elle n’a pas été engagée par un employeur, débuter un cycle de formation en apprentissage dans la limite d’une durée de trois mois.
Autrement dit, le législateur a explicitement organisé la situation dans laquelle vous vous trouvez. Elle n’est ni une tolérance ni un arrangement local : c’est un dispositif prévu, appliqué par les centres de formation, et connu des opérateurs de compétences.
Le ministère du Travail présente ce cadre dans sa documentation relative au contrat d’apprentissage. Le texte lui-même est consultable sur Légifrance.
2.2 Le statut de stagiaire de la formation professionnelle
Pendant cette période, vous bénéficiez du statut de stagiaire de la formation professionnelle. Ce statut, qui n’a rien à voir avec un stage en entreprise, vous confère un cadre juridique : une protection sociale, un rattachement administratif, et la qualité de personne en formation.
Il ouvre également droit à l’accompagnement du centre de formation dans votre recherche d’employeur, et permet, selon les situations, le maintien de certains droits antérieurs. Les heures de formation suivies à ce titre sont prises en compte dans le cursus, ce qui signifie que vous ne perdez rien de votre progression pédagogique.
Ce point mérite d’être souligné auprès des familles inquiètes : pendant ces trois mois, vous suivez exactement les mêmes cours que les autres, avec les mêmes enseignants et le même programme. La seule différence tient à votre situation contractuelle, pas à votre formation.
2.3 Le décompte et la date butoir
La période court à compter de votre entrée en formation. Pour une rentrée de septembre, la date limite de conclusion d’un contrat se situe donc généralement autour de la fin novembre ou du début décembre, selon la date exacte du démarrage des cours.
Cette échéance doit être connue précisément, car elle structure toute la période. Il ne s’agit pas d’un délai vague mais d’une date à laquelle une décision devra être prise : soit un contrat est signé, soit une autre modalité de formation est retenue.
Le service administratif de votre établissement peut vous confirmer cette date dès votre inscription. La demander constitue le premier geste à accomplir, avant même la reprise des démarches auprès des entreprises.
2.4 Ce qu’il faut vérifier auprès de votre établissement
Quatre informations doivent être obtenues dès les premiers jours, et elles se demandent au service administratif plutôt qu’aux enseignants. La date exacte à laquelle expire le délai, calculée à partir du démarrage effectif de votre formation. Les modalités administratives de votre inscription sous ce statut, notamment les documents à signer.
Il faut également clarifier la question du financement pendant cette période, qui obéit à des règles précises, et savoir ce qui se passera si un contrat est signé en cours de route : la bascule du statut de stagiaire de la formation professionnelle vers celui d’apprenti suppose des formalités que l’établissement et l’opérateur de compétences traitent ensemble.
Enfin, demandez comment votre situation sera suivie. Certains établissements organisent un point régulier avec les étudiants concernés, ce qui maintient la mobilisation et permet de réorienter les démarches. Savoir qui est votre interlocuteur dédié évite de se retrouver isolé pendant ces semaines décisives.
3. Basculer en formation initiale, l’option à connaître
Deuxième réponse possible, et parfaitement légitime. Elle est souvent présentée comme un pis-aller alors qu’elle constitue, pour certains profils, le meilleur choix.
3.1 Ce que recouvre la formation initiale
ESPI propose deux modalités et deux seulement : l’alternance, sous contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, et la formation initiale. Cette seconde voie correspond au cursus académique suivi à l’école, avec les cours, les travaux pratiques, les projets encadrés et les mises en situation prévus au programme.
La formation initiale n’est pas une version allégée du cursus. Le référentiel est identique, les enseignements sont les mêmes, et le diplôme obtenu est rigoureusement le même : un BTS Professions Immobilières, diplôme d’État enregistré au répertoire national des certifications professionnelles, dont la fiche est consultable sur le site de France Compétences.
Ce qui change, c’est le rapport au terrain. Là où l’alternant construit son expérience en entreprise, l’étudiant en formation initiale la construit par les travaux pratiques, les projets et les mises en situation encadrées par les intervenants professionnels. Notre comparatif des formats présentiel, alternance et distanciel détaille ces différences.
3.2 Les conséquences financières
Il faut être direct sur ce point : la formation initiale suppose des frais de scolarité, là où l’alternance en dispense et procure une rémunération. C’est la principale différence, et elle pèse dans la décision de nombreuses familles.
Plusieurs éléments atténuent cet écart. Des solutions d’échelonnement des paiements existent généralement. Les étudiants en formation initiale conservent leur vocation à demander une bourse sur critères sociaux, ce qui n’est pas le cas des alternants salariés. Des prêts étudiants garantis par l’État sont accessibles.
Notre article consacré au financement de la formation en alternance à Marseille détaille les mécanismes propres à cette voie, et permet de comparer les deux scénarios en connaissance de cause.
3.3 Revenir en alternance l’année suivante
C’est l’argument décisif en faveur de cette option, et il est trop rarement présenté. Un étudiant qui suit sa première année en formation initiale aborde la recherche d’alternance de deuxième année dans une position bien plus favorable qu’un candidat sortant du lycée.
Il dispose en effet d’une année d’enseignements immobiliers, d’un vocabulaire technique, d’une compréhension du secteur, et souvent de contacts noués lors d’interventions professionnelles ou de projets. En entretien, un candidat capable de parler de gestion locative, de copropriété ou de transaction se distingue immédiatement d’un profil sans aucune base.
Cette trajectoire est fréquente et elle fonctionne. Elle transforme une année perçue comme un échec en une année de construction, à condition d’engager la recherche de l’année suivante dès le printemps, avec l’appui du service dédié de l’établissement.
4. Le contrat de professionnalisation, une voie parallèle
Troisième piste, souvent négligée parce que les candidats raisonnent exclusivement en termes d’apprentissage.
4.1 Un calendrier de recrutement différent
Le contrat de professionnalisation obéit à une logique distincte de celle de l’apprentissage. Il relève de la formation professionnelle continue, et les entreprises qui y recourent n’ont pas nécessairement le même calendrier de décision que celles qui recrutent des apprentis.
Certaines structures y voient un dispositif plus souple, notamment parce qu’il peut être conclu en contrat à durée indéterminée et qu’il s’adresse à un public plus large en termes d’âge. Cette souplesse se traduit par des recrutements plus étalés dans l’année.
Le ministère détaille ce dispositif sur sa fiche relative au contrat de professionnalisation. Élargir sa recherche à ce type de contrat augmente mécaniquement le nombre de postes accessibles.
4.2 Les différences à connaître avant de signer
Plusieurs points distinguent les deux contrats et méritent d’être compris. La rémunération suit une grille différente, généralement plus favorable pour les candidats de plus de vingt et un ans. Le régime fiscal n’est pas le même : la rémunération d’un contrat de professionnalisation est imposable dans les conditions habituelles, alors que celle d’un apprenti bénéficie d’une exonération dans la limite du salaire minimum annuel.
Les modalités de rupture diffèrent également, le contrat de professionnalisation relevant du droit commun avec une période d’essai classique, sans la période particulière de quarante-cinq jours propre à l’apprentissage.
Notre article détaillant la différence entre contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation compare ces régimes point par point. Le lire avant de signer évite des surprises.
4.3 Vérifier l’éligibilité de la formation
Un point pratique conditionne tout : la formation visée doit être éligible au dispositif, et l’entreprise doit relever d’un opérateur de compétences qui accepte de le financer. Ces vérifications se font auprès du service des relations entreprises de l’établissement.
Il est inutile de faire miroiter cette possibilité à une entreprise sans avoir confirmé ces éléments. À l’inverse, arriver auprès d’un employeur avec une réponse claire sur le dispositif et son financement facilite considérablement la décision, particulièrement dans les petites structures peu familières de ces mécanismes.
Cette information relève de l’établissement, pas du candidat. La demander explicitement fait partie des questions à poser dès les premiers jours de la rentrée.
5. Poursuivre les démarches pendant les premières semaines
Le délai de trois mois n’a de sens que s’il est utilisé. Voici comment structurer cette période, sans revenir sur les techniques de recherche que vous connaissez déjà.
5.1 Pourquoi le marché ne se referme pas en septembre
Trois mécanismes maintiennent des postes disponibles après la rentrée. D’abord les ruptures précoces : une partie des contrats signés en juillet ne survit pas aux premières semaines, et les entreprises concernées cherchent à remplacer rapidement.
Ces ruptures relèvent de règles précises, que détaille notre article sur la rupture de contrat et les recours en alternance. Ensuite les décisions différées : des structures qui hésitaient à recruter tranchent en septembre ou octobre, une fois leur activité de rentrée stabilisée et leur budget confirmé. Ce phénomène est particulièrement marqué dans les cabinets de gestion, dont la charge se précise à cette période.
Enfin les besoins imprévus, liés à un départ, à un arrêt prolongé ou à une prise de mandat significative. Le secteur immobilier marseillais, composé d’un grand nombre de structures de taille modeste, est sensible à ces variations, ce qui joue en faveur des candidats encore disponibles.
5.2 L’organisation à tenir pendant les cours
La difficulté réelle est le cumul entre le suivi des enseignements et la poursuite des démarches. Elle se gère par une organisation simple : réserver des créneaux fixes chaque semaine, plutôt que de chercher au gré des moments de disponibilité.
Deux plages hebdomadaires suffisent généralement, si elles sont tenues. L’irrégularité, elle, produit un effet démobilisateur : quelques jours sans démarche deviennent quelques semaines, et l’échéance des trois mois arrive sans que rien n’ait avancé.
Un suivi écrit des démarches engagées, avec les dates et les suites données, permet de mesurer objectivement l’effort fourni. Il évite aussi les relances mal calibrées et donne une base concrète aux échanges avec le référent de l’établissement.
5.3 S’appuyer sur l’établissement
Le service chargé des relations avec les entreprises constitue la ressource la plus directement utile. Il connaît les structures partenaires, reçoit des demandes qui ne sont pas publiées, et peut transmettre une candidature avec une recommandation.
Encore faut-il se signaler. Un étudiant sans contrat qui reste discret sur sa situation ne bénéficie d’aucun appui, faute d’avoir été identifié. Se présenter à ce service dès la première semaine de cours et rappeler régulièrement sa disponibilité relève de la démarche élémentaire.
Les enseignants intervenants, professionnels en exercice pour une partie d’entre eux, constituent une seconde ressource. Ils connaissent le tissu local et sont fréquemment sollicités par leurs confrères. Leur signaler sa recherche, sans insistance, s’avère souvent efficace.
5.4 Élargir le périmètre plutôt que l’intensité
Une correction simple améliore souvent nettement les résultats : élargir le type de structures visées plutôt que multiplier les démarches auprès des mêmes cibles. Beaucoup de candidats concentrent leurs recherches sur les agences de transaction, qui représentent pourtant une fraction seulement des employeurs du secteur.
Les cabinets de gestion locative, les syndics de copropriété, les administrateurs de biens, les promoteurs, les organismes de logement social et les services immobiliers d’entreprises recrutent également des alternants en BTS Professions Immobilières. Ces structures sont souvent moins sollicitées, donc plus accessibles, et les compétences qu’elles font travailler correspondent pleinement au référentiel du diplôme.
L’élargissement géographique produit le même effet. Un candidat qui limite sa recherche à trois arrondissements du centre se prive d’une grande partie du bassin, alors que la métropole s’étend largement au-delà. Accepter un trajet un peu plus long pendant deux ans ouvre un nombre de postes sans commune mesure avec l’effort consenti, comme le montre notre description d’une semaine type en école immobilier en alternance.
6. Gérer le décalage et rester dans la promotion
Dimension moins technique mais tout aussi réelle, souvent déterminante dans l’issue de la période.
6.1 Le sentiment d’être en marge
Entrer en cours sans contrat, dans une promotion où la majorité en dispose, produit un sentiment de décalage. Les conversations tournent autour des entreprises, des tuteurs, des premières missions, et l’étudiant sans contrat se sent extérieur à ces échanges.
Ce ressenti est normal et généralement temporaire. Il devient problématique lorsqu’il conduit au retrait : moins de participation, absentéisme, isolement. C’est le mécanisme qui transforme une situation administrative provisoire en difficulté durable.
La réponse tient à l’engagement dans la vie de la formation : participer, poser des questions, s’investir dans les travaux de groupe. Un étudiant reconnu par ses camarades et ses enseignants reçoit d’ailleurs davantage d’informations sur les postes disponibles.
6.2 Ce que montrent les parcours réels
Les équipes pédagogiques observent régulièrement le même schéma. Une partie des étudiants entrés sans contrat signe dans les semaines qui suivent la rentrée. Une autre bascule en formation initiale et revient en alternance l’année suivante, souvent dans de meilleures conditions que ceux qui avaient signé en urgence.
Une observation revient : les alternants qui avaient accepté un contrat par défaut, dans une structure inadaptée, ne sont pas nécessairement dans une meilleure situation à Noël que ceux qui ont pris le temps de trouver la bonne entreprise. Certains ont rompu, d’autres subissent une année peu formatrice.
Cette perspective ne supprime pas l’inquiétude, mais elle la replace à sa juste échelle. Sur un parcours qui peut mener jusqu’à un niveau Bac+5, les conditions de démarrage pèsent nettement moins que la qualité des expériences accumulées ensuite, comme le montre notre article sur la réalité du terrain dès la première année du BTS.
6.3 Le rôle de la famille
Les parents jouent ici un rôle délicat. L’inquiétude légitime se traduit facilement en pression quotidienne, qui produit l’effet inverse de celui recherché en accentuant le sentiment d’échec.
L’attitude la plus utile consiste à s’informer précisément sur le cadre, délai de trois mois, options disponibles, échéances, pour être en mesure d’accompagner une décision plutôt que de réclamer un résultat. Une famille qui comprend le dispositif rassure ; une famille qui demande chaque soir où en sont les démarches épuise.
Un contact direct avec l’établissement est parfaitement légitime. Les équipes reçoivent régulièrement des parents et peuvent expliquer la situation, les échéances et les options, ce qui apaise généralement les tensions familiales.
7. Anticiper la suite et le contexte local
Dernier volet : tirer les enseignements de cette période pour la suite du parcours.
7.1 Identifier ce qui a manqué
L’exercice se fait à froid, une fois la situation stabilisée. Trois hypothèses expliquent le plus souvent une recherche infructueuse : un démarrage trop tardif, un ciblage trop étroit, ou une candidature qui ne mettait pas en valeur les bons éléments.
Le calendrier est la cause la plus fréquente. Les entreprises du secteur arrêtent l’essentiel de leurs décisions entre mars et juin. Un candidat qui commence en juillet arrive après la distribution des postes, quelle que soit la qualité de son dossier.
Le ciblage vient ensuite. Se limiter aux agences de transaction du centre-ville réduit considérablement le nombre de postes accessibles, alors que les cabinets de gestion, les syndics, les administrateurs de biens et les organismes de logement social recrutent également des alternants.
7.2 Le calendrier à respecter pour l’année suivante
Pour une rentrée de septembre, la période utile commence en février et s’achève en juin. C’est dans cette fenêtre que se prennent les décisions, et une candidature déposée en avril est examinée dans des conditions incomparablement plus favorables qu’une candidature de juillet.
Cette anticipation vaut aussi pour les étudiants déjà en formation, qui doivent chercher leur alternance de deuxième année pendant qu’ils suivent leur première. La charge est réelle, mais elle est bien plus supportable que la recherche estivale dans l’urgence.
L’établissement organise généralement des sessions de préparation et des mises en relation à cette période. Y participer, même sans certitude sur ses souhaits, fait partie des démarches à ne pas manquer.
7.3 Un bassin d’emploi qui joue en votre faveur
Le tissu immobilier de la métropole Aix-Marseille-Provence présente une caractéristique favorable : il est composé d’un grand nombre de structures de taille moyenne et petite, réparties sur l’ensemble du territoire. Cette dispersion multiplie les points d’entrée.
Les agences et cabinets se répartissent du Vieux-Port et de la Joliette dans les 1er et 2e arrondissements jusqu’au Prado dans le 8e, en passant par les secteurs résidentiels de La Valentine et Saint-Barnabé et les communes de la première couronne comme Allauch, Plan-de-Cuques ou Les Pennes-Mirabeau. S’y ajoutent les sièges de plusieurs organismes de logement social.
Le campus ESPI de Marseille, aux Docks Village, 20 quai du Lazaret, s’appuie sur ce réseau. ESPI est spécialisée exclusivement sur l’immobilier depuis 1972, certifiée Qualiopi, avec 97 % d’insertion professionnelle à l’issue de la formation et plus de cent partenaires professionnels. Cette densité explique qu’un nombre significatif de situations se débloquent après la rentrée.
Questions fréquentes sur l’entrée en formation sans contrat
Puis-je vraiment commencer les cours sans contrat signé ?
Oui. L’article L6222-12-1 du code du travail prévoit expressément qu’une personne non encore engagée par un employeur peut débuter un cycle de formation en apprentissage, dans la limite de trois mois, sous le statut de stagiaire de la formation professionnelle. Vous suivez les mêmes cours que les autres étudiants, avec le même programme, et les heures suivies sont prises en compte dans votre cursus.
Que se passe-t-il si les trois mois s’écoulent sans contrat ?
Vous devez alors opter pour une autre modalité, en pratique la formation initiale, c’est-à-dire le cursus suivi à l’école avec cours, travaux pratiques et projets encadrés. Cette bascule n’interrompt pas votre année et ne change ni le programme ni le diplôme préparé. Elle a en revanche des conséquences financières, puisque des frais de scolarité s’appliquent là où l’alternance en dispensait.
Faut-il reporter d’un an pour trouver une alternance ?
C’est presque toujours une mauvaise décision. Reporter prive d’une année de formation sans améliorer le profil du candidat, qui se retrouve douze mois plus tard dans la même situation avec un an de plus. Suivre la première année, en apprentissage ou en formation initiale, permet au contraire d’aborder la recherche suivante avec des bases immobilières réelles, ce qui change radicalement la perception en entretien.
Le diplôme est-il le même en formation initiale ?
Oui, strictement. Le BTS Professions Immobilières est un diplôme d’État dont le référentiel, les enseignements et les épreuves ne varient pas selon la modalité suivie. Aucune mention ne distingue un diplômé issu de l’alternance d’un diplômé issu de la formation initiale. La différence porte sur la manière dont l’expérience professionnelle se construit pendant le cursus, pas sur la valeur du titre.
Le contrat de professionnalisation est-il une vraie alternative ?
Oui, et il est souvent négligé par les candidats qui raisonnent uniquement en apprentissage. Son calendrier de recrutement est plus étalé et il s’adresse à un public plus large en termes d’âge. Attention toutefois aux différences : rémunération selon une autre grille, régime fiscal sans l’exonération propre à l’apprentissage, et modalités de rupture relevant du droit commun. Vérifiez l’éligibilité de la formation auprès de votre établissement.
Trouve-t-on encore des postes après la rentrée ?
Oui, pour trois raisons : les ruptures précoces de contrats signés durant l’été, les décisions d’embauche différées par des structures qui attendaient de stabiliser leur activité de rentrée, et les besoins imprévus liés à un départ ou à une hausse d’activité. Le tissu marseillais, composé de nombreuses structures de taille modeste, est particulièrement sensible à ces variations.
Comment gérer la période sur le plan personnel ?
En restant engagé dans la formation plutôt qu’en se mettant en retrait. Le risque principal est l’isolement, qui transforme une situation administrative provisoire en difficulté durable. Participer aux cours et aux travaux de groupe, se signaler auprès du service des relations entreprises et réserver des créneaux fixes chaque semaine pour les démarches constitue la meilleure organisation possible.
Pour conclure
Aborder la rentrée d’un BTS Professions Immobilières sans contrat signé n’a rien d’une impasse, et surtout rien d’exceptionnel. Le code du travail a prévu cette configuration : vous pouvez entrer en formation et disposer de trois mois pour conclure un contrat, sous le statut de stagiaire de la formation professionnelle, en suivant exactement le même programme que les autres étudiants. La première chose à faire est de connaître votre date butoir précise, que le service administratif de votre établissement vous confirmera.
Si l’échéance approche sans résultat, la formation initiale constitue une réponse pleinement légitime, et non un renoncement : même référentiel, même diplôme d’État, et une première année d’enseignements immobiliers qui transforme radicalement votre position pour la recherche d’alternance de deuxième année. Entre les deux, deux leviers restent ouverts pendant l’automne, l’élargissement au contrat de professionnalisation et le flux de postes qui se libèrent après la rentrée dans un tissu marseillais composé de nombreuses structures de taille modeste. Ce qu’il faut éviter, en revanche, c’est le report d’un an et le retrait de la vie de la promotion. Pour faire le point sur votre situation et les options disponibles, Contactez-nous : l’équipe d’ESPI Marseille vous répondra.
ESPI Marseille
Les Docks Village, 20 quai du Lazaret, 13002 Marseille
04 96 13 34 00
ESPI Marseille








