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Formation immobilier : congés payés, temps de travail, jours d’examen, les droits que tout alternant ignore

formation immobilier à Montpellier - ESPI Montpellier

Suivre une formation immobilier en alternance, c’est signer un contrat de travail, et donc entrer dans un régime juridique que la plupart des alternants découvrent trop tard. Cet article ne parle pas d’organisation ni de méthode de travail : il traite du droit applicable, celui que vous pouvez opposer. Vous y trouverez ce que recouvrent réellement vos cinq semaines de congés payés et pourquoi elles ne coïncident pas avec les vacances scolaires, le congé de révision de cinq jours ouvrables rémunérés que presque personne ne demande, les règles de durée du travail selon que vous êtes mineur ou majeur, le statut du temps passé en cours, ce que dit le droit sur les jours fériés et le travail de nuit, la question des heures supplémentaires, ce que votre employeur peut légitimement refuser et ce qu’il ne peut pas, et enfin la marche à suivre quand un désaccord s’installe. Les règles décrites valent pour l’apprentissage, avec les nuances propres au contrat de professionnalisation signalées au passage.

1. Le point de départ : vous êtes salarié, pas étudiant en entreprise

1.1 Ce que change juridiquement le contrat

Un alternant en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation est titulaire d’un contrat de travail. Il relève du code du travail, de la convention collective applicable à son entreprise, et du règlement intérieur. Cette qualification n’est pas une subtilité de juriste : elle détermine l’ensemble de vos droits et de vos obligations.

La conséquence la plus visible est celle des congés. Un salarié acquiert des congés payés, il ne bénéficie pas des vacances universitaires. Beaucoup d’alternants découvrent cette réalité en février, quand leurs camarades en formation initiale partent une semaine et qu’eux-mêmes sont attendus au bureau.

1.2 Une double appartenance qui crée les malentendus

Vous dépendez simultanément d’un employeur et d’un établissement de formation. Ces deux institutions ont des calendriers, des logiques et des interlocuteurs différents, et elles ne se parlent pas toujours. La plupart des difficultés rencontrées par les alternants naissent dans cet interstice.

D’où l’importance de savoir précisément quelle règle s’applique à quoi. Le calendrier des cours relève de l’établissement, il s’impose à l’employeur. Les congés relèvent du contrat de travail, ils se demandent à l’employeur. Confondre les deux registres est la source d’erreur la plus fréquente.

1.3 Le contrat de professionnalisation, mêmes principes

Les développements qui suivent visent principalement l’apprentissage, régime le plus fréquent en formation immobilière. Le contrat de professionnalisation, qui relève de la formation professionnelle continue, place également le titulaire sous statut de salarié, avec les mêmes droits en matière de congés payés, de durée du travail et de repos.

Certaines dispositions propres à l’apprentissage, comme le congé de révision spécifique, ne s’y appliquent pas de la même manière. Le fonctionnement comparé des deux formules est détaillé dans notre article sur la formation immobilier en alternance : avantages et fonctionnement.

2. Les congés payés, premier sujet de malentendu

2.1 Cinq semaines, acquises comme tout salarié

Vous acquérez des congés payés au rythme de deux jours et demi ouvrables par mois de travail effectif, ce qui aboutit à cinq semaines sur une année complète. Ces congés se posent, se demandent et sont validés par l’employeur, exactement comme pour n’importe quel salarié de l’entreprise.

Le point à intégrer dès la signature : cinq semaines représentent nettement moins que les périodes de vacances scolaires cumulées. Un alternant travaille pendant une bonne partie des vacances de la Toussaint, de Noël, d’hiver et de printemps, sauf s’il a choisi d’y poser ses congés.

2.2 Le temps passé en cours n’est pas du congé

C’est une confusion qui persiste et qui produit des tensions. Les périodes en centre de formation constituent du temps de travail effectif : elles sont rémunérées, elles comptent dans la durée du travail, et elles ne sont en aucun cas décomptées de vos congés payés.

Un employeur qui laisserait entendre que les semaines de cours équivalent à des vacances se trompe sur le droit applicable. Cette règle est l’une des plus solidement établies du régime de l’alternance et elle ne souffre pas d’exception.

2.3 Poser ses congés : ce qui se négocie et ce qui s’impose

L’employeur fixe l’ordre et les dates des départs, dans le cadre des règles applicables dans l’entreprise. Il peut donc refuser une date précise pour des motifs liés à l’activité, particulièrement dans une agence immobilière où les périodes de forte activité sont connues.

Ce qu’il ne peut pas faire, c’est refuser indéfiniment que vous preniez vos congés, ni vous imposer de poser des congés sur des semaines de cours. La négociation porte sur le quand, jamais sur le principe. En pratique, la meilleure approche consiste à poser vos souhaits très tôt dans l’année, quand le planning n’est pas encore contraint.

2.4 La situation particulière des moins de vingt et un ans

Le code du travail prévoit des dispositions spécifiques pour les jeunes salariés qui n’ont pas acquis un droit complet à congés. Ils peuvent demander à bénéficier d’un congé annuel plus long que celui auquel leurs droits acquis leur donneraient droit, la fraction excédentaire n’étant pas rémunérée.

Ce dispositif est utile pour un alternant de première année entré en septembre, qui n’aura acquis que peu de jours au moment des fêtes. Il est très peu connu et se demande explicitement.

3. Le congé de révision, droit le plus ignoré

3.1 Cinq jours ouvrables, rémunérés

L’article L6222-35 du code du travail prévoit que l’apprenti bénéficie, pour la préparation directe des épreuves, d’un congé supplémentaire de cinq jours ouvrables situé dans le mois qui précède les épreuves. Ce congé donne droit au maintien du salaire.

Le mot supplémentaire est le plus important de l’article. Ces cinq jours s’ajoutent aux congés payés, ils s’ajoutent au congé annuel prévu pour les salariés de moins de vingt et un ans, et ils s’ajoutent à la durée de formation en centre fixée par le contrat. Ils ne se déduisent de rien.

3.2 Pourquoi presque personne ne le demande

Trois raisons se combinent. Beaucoup d’alternants ignorent purement et simplement l’existence de ce droit, parce que personne ne le leur a dit. D’autres le connaissent mais craignent que la demande soit mal perçue à quelques semaines de la fin du contrat. Certains, enfin, découvrent le dispositif après les épreuves, quand il est trop tard.

Cette méconnaissance est d’autant plus regrettable que la période concernée est celle où le besoin est maximal, avec les révisions et souvent la finalisation d’un dossier professionnel à rendre.

3.3 Les conditions et les limites

Le droit s’exerce une fois par contrat d’apprentissage. Il concerne la préparation directe des épreuves permettant d’obtenir le diplôme prévu au contrat, et non les évaluations intermédiaires ou les examens blancs. Il n’est pas applicable dans le cadre d’une formation sanctionnée uniquement par un contrôle continu.

Les cinq jours ne sont pas nécessairement consécutifs : ils peuvent être fractionnés selon les besoins de l’alternant, dans la limite du mois précédant les épreuves. Cette souplesse permet de les répartir intelligemment, par exemple deux jours avant une épreuve écrite et trois avant l’oral professionnel.

3.4 Comment le demander correctement

Formulez la demande par écrit, en visant l’article du code du travail, en précisant les dates des épreuves et les jours souhaités, et en vous y prenant plusieurs semaines à l’avance. Une demande écrite, précise et anticipée est presque toujours accordée sans discussion.

Le calendrier des épreuves étant connu longtemps à l’avance, il n’y a aucune raison d’attendre. Le calendrier réel d’une année en alternance, mois par mois permet de repérer le moment où cette demande doit être posée.

4. La durée du travail

4.1 La règle générale

La durée légale du travail est de trente-cinq heures hebdomadaires, et le temps passé en centre de formation compte comme temps de travail effectif dans ce total. Un alternant majeur suit donc, pour l’essentiel, le régime de droit commun applicable dans son entreprise.

Cette règle a une conséquence pratique souvent négligée : sur une semaine où vous êtes en cours trois jours, les heures effectuées en entreprise les deux jours restants s’ajoutent aux heures de formation pour apprécier votre durée du travail.

4.2 Les apprentis mineurs, régime protecteur

Pour un apprenti de moins de dix-huit ans, la durée du travail est limitée à huit heures par jour et trente-cinq heures par semaine. Ces plafonds sont plus stricts que le régime général et ne peuvent être dépassés que par dérogation.

L’employeur peut solliciter une dérogation auprès de l’inspection du travail, dans la limite de deux heures quotidiennes et cinq heures hebdomadaires, avec avis conforme du médecin du travail. Dans le bâtiment et les travaux paysagers, une dérogation de droit existe dans les mêmes limites. Les détails figurent sur la fiche du service public consacrée à la durée du travail des jeunes de moins de dix-huit ans.

4.3 Travail de nuit et jours fériés

Un salarié mineur d’au moins seize ans ne peut pas travailler entre vingt-deux heures et six heures du matin, sauf dérogations exceptionnelles accordées par l’inspection du travail dans des secteurs limitativement définis. Il ne peut pas non plus être employé les jours fériés, hors dérogations sectorielles spécifiques.

Ces règles concernent peu les métiers de l’immobilier en pratique, où les horaires de nuit sont rares. Elles peuvent en revanche se poser à l’occasion d’un événement commercial en soirée ou d’une permanence sur un salon un jour férié, situations où un alternant mineur ne peut pas être mobilisé.

4.4 Les heures supplémentaires

Un alternant majeur peut effectuer des heures supplémentaires dans les conditions applicables aux autres salariés de l’entreprise, avec les majorations et contreparties correspondantes. Le régime des mineurs est nettement plus restrictif et suppose les dérogations évoquées.

Le point de vigilance dans les métiers immobiliers concerne les visites en fin de journée et les permanences du samedi, qui font partie du rythme normal du secteur. Ces horaires ne posent pas de difficulté en soi, à condition d’être décomptés et compensés selon les règles applicables, et non traités comme un supplément informel.

5. Ce que votre employeur peut refuser et ce qu’il ne peut pas

  • Il peut refuser une date de congé précise pour des motifs liés à l’activité de l’entreprise, mais pas vous empêcher de prendre vos congés payés.
  • Il ne peut pas vous demander de manquer des cours. Le calendrier de formation s’impose à lui, il fait partie de l’engagement pris à la signature du contrat.
  • Il ne peut pas décompter vos semaines de formation de vos congés payés. Le temps en centre est du temps de travail effectif.
  • Il peut vous confier des tâches variées, y compris peu qualifiantes ponctuellement, mais l’ensemble de vos missions doit correspondre à l’objectif de la formation prévue au contrat.
  • Il ne peut pas refuser par principe le congé de révision prévu par le code du travail, dès lors que les conditions en sont réunies et que la demande est faite dans les délais.
  • Il peut fixer vos horaires dans le cadre du droit applicable, mais pas au-delà des plafonds légaux, particulièrement si vous êtes mineur.
  • Il doit désigner un maître d’apprentissage ou un tuteur chargé de vous accompagner. L’absence totale d’accompagnement n’est pas conforme aux obligations de l’employeur.

5.1 Les autres absences prévues par la loi

Au-delà des congés payés et du congé de révision, plusieurs absences sont ouvertes à tout salarié, alternant compris, et sont largement ignorées. Les congés pour événements familiaux couvrent notamment le mariage ou le pacte civil de solidarité, la naissance ou l’arrivée d’un enfant, et le décès d’un proche, avec des durées fixées par la loi et parfois améliorées par la convention collective.

S’y ajoutent les autorisations d’absence liées à la santé, les temps consacrés aux examens médicaux obligatoires du suivi en santé au travail, et les absences pour maladie, qui obéissent au régime de droit commun avec justificatif dans les délais requis. Un alternant qui ignore ces droits pose parfois des jours de congés payés pour des situations qui n’en relèvent pas, ce qui ampute inutilement un capital déjà limité à cinq semaines.

6. Rémunération et fiscalité, ce qu’il faut savoir

6.1 La grille de rémunération

Le salaire de l’apprenti est fixé en pourcentage du SMIC selon l’âge et l’année d’exécution du contrat. La grille officielle publiée par le service public situe la première année à 27 % du SMIC pour les seize à dix-sept ans, 43 % pour les dix-huit à vingt ans, 53 % pour les vingt et un à vingt-cinq ans, et 100 % au-delà de vingt-six ans. Ces taux progressent en deuxième puis en troisième année.

Une précision compte : lorsqu’une convention collective prévoit un minimum plus favorable, c’est ce dernier qui s’applique. Il vaut donc la peine de vérifier ce que prévoit la convention collective de l’immobilier applicable à votre entreprise, point que très peu d’alternants pensent à contrôler.

6.2 L’effet de l’anniversaire

La rémunération évolue avec le changement de tranche d’âge, à compter du premier jour du mois suivant l’anniversaire. Un alternant qui atteint vingt et un ans en cours de contrat bascule donc sur un taux supérieur, sans avoir à en faire la demande.

Ce mécanisme automatique est parfois oublié dans les entreprises qui traitent peu d’alternants. Vérifier son bulletin de paie le mois suivant son anniversaire est un réflexe simple qui évite des régularisations tardives.

6.3 Fiscalité et cotisations

Le salaire d’apprenti est exonéré d’impôt sur le revenu dans la limite du montant annuel du SMIC. Une exonération de cotisations salariales s’applique également, dans une limite fixée par la réglementation, différente selon la date de conclusion du contrat.

Ces règles évoluent régulièrement, et les seuils applicables dépendent de la date de signature. Un alternant qui prépare sa première déclaration a intérêt à vérifier les modalités en vigueur plutôt que de se fier à ce qu’a connu un camarade sous un contrat antérieur.

7. Quand un désaccord s’installe

7.1 Documenter avant de réclamer

Le premier réflexe utile est écrit. Notez les faits, les dates, les demandes formulées et les réponses obtenues. Privilégiez le courriel au message oral pour tout ce qui touche aux congés, aux horaires ou aux missions confiées.

Cette documentation ne relève pas de la défiance : elle protège les deux parties et elle transforme un ressenti en éléments discutables. La plupart des différends se règlent d’ailleurs à ce stade, la simple formalisation écrite suffisant à clarifier une situation ambiguë.

7.2 Solliciter le référent de l’établissement

Tout établissement dispose d’un interlocuteur chargé du suivi des alternants. C’est la personne à saisir avant toute escalade. Elle connaît le cadre, elle a souvent traité des situations comparables, et son intervention auprès de l’entreprise a un poids qu’une démarche individuelle n’aura pas.

La médiation par l’établissement résout la grande majorité des difficultés, précisément parce qu’elle intervient tôt et sans conflit ouvert. Attendre plusieurs mois avant de la solliciter réduit considérablement les marges de manœuvre.

7.3 Les recours extérieurs

Si la situation ne se débloque pas, plusieurs voies existent. Le médiateur de l’apprentissage, présent au sein des chambres consulaires, peut être saisi gratuitement. L’inspection du travail est compétente sur les questions de durée du travail et de conditions d’emploi. Les organisations syndicales et les services d’information juridique gratuits complètent ce dispositif.

Ces recours restent rares et ne doivent pas être dramatisés. Leur existence est surtout utile à connaître : un alternant qui sait qu’ils existent aborde la discussion avec son employeur autrement qu’un alternant qui se croit sans recours.

7.4 Et si le contrat est rompu

Une rupture n’interrompt pas nécessairement le parcours de formation. Un délai est ouvert pour trouver un nouvel employeur, et l’établissement accompagne cette recherche. Selon les situations, une bascule temporaire vers un cursus suivi à l’école peut être organisée.

Cette possibilité est méconnue et elle explique bien des renoncements évitables. Un alternant qui perd son contrat en janvier n’est pas mécaniquement exclu de sa formation, à condition de saisir rapidement son établissement.

7.5 Les erreurs qui aggravent une situation déjà tendue

Trois réactions transforment un désaccord ordinaire en conflit durable. L’absence non prévenue, qui donne à l’employeur un motif objectif là où le litige portait sur autre chose. L’échange par messagerie personnelle sur un registre vif, qui laisse une trace écrite défavorable et durable. Et l’attente prolongée, qui laisse une situation s’installer jusqu’à devenir la norme implicite de la relation de travail.

À l’inverse, trois attitudes désamorcent la plupart des situations. Formuler la demande par écrit, calmement, en visant le fondement applicable. Proposer une solution plutôt que de seulement exposer un problème, par exemple des dates alternatives quand un congé est refusé. Et associer le référent de votre établissement tôt, avant que les positions ne se figent. Ces réflexes ne relèvent pas seulement de la tactique : ils font partie des compétences à développer pour réussir dans l’immobilier, secteur où la gestion des désaccords fait partie du métier quotidien.

8. Ce que cela implique concrètement dans l’immobilier à Montpellier

8.1 Un secteur avec ses rythmes propres

Les métiers de la transaction et de la gestion ont des pics d’activité identifiables : les mois de printemps et de début d’été pour les ventes, la période estivale pour les rotations locatives, l’automne pour les assemblées générales de copropriété. Ces rythmes conditionnent l’acceptation des demandes de congés.

Un alternant qui pose ses souhaits en connaissance de ces contraintes obtient beaucoup plus facilement satisfaction. Demander deux semaines en juin dans une agence de transaction relève de la naïveté ; demander la même chose en février se négocie sans difficulté.

8.2 Les particularités locales

Dans la métropole montpelliéraine, plusieurs facteurs pèsent sur l’organisation du travail. La saisonnalité liée au littoral et à la proximité de Palavas-les-Flots ou de Villeneuve-lès-Maguelone crée des pics dans les structures exposées à la location saisonnière. Les permanences du samedi sont fréquentes dans les agences du centre, de Castelnau-le-Lez ou de Lattes. Les visites en fin de journée sont la norme partout.

Ces horaires ne sont pas illégitimes : ils font partie du métier, et les compétences à développer pour réussir dans l’immobilier incluent la capacité à s’organiser dans ce cadre. Ils doivent simplement s’inscrire dans les règles applicables, avec les repos et les compensations correspondants.

8.3 Se former à Montpellier en connaissant ses droits

L’ESPI Montpellier, installée 53 avenue Georges Clémenceau, forme en alternance du Bac+2 au Bac+5. Le campus propose le BTS Professions Immobilières, le BTS Comptabilité et Gestion, le Bachelor Gestionnaire d’Affaires Immobilières et le Diplôme Supérieur en Immobilier conférant le grade de master. L’école, fondée en 1972 et spécialisée exclusivement sur l’immobilier, est certifiée Qualiopi et délivre des titres inscrits au RNCP.

Le modèle repose sur deux voies, l’alternance en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, et la formation initiale suivie à l’école avec cours, travaux pratiques et projets. Pour ceux qui choisissent la première, le réseau de plus de 100 partenaires professionnels et le taux d’insertion de 97 % constaté à l’issue de la formation donnent les repères habituels. Les modalités pratiques figurent dans notre présentation du BTS immobilier Montpellier en alternance.

Questions fréquentes sur les droits de l’alternant

Ai-je droit aux vacances scolaires ?

Non. En tant que salarié, vous bénéficiez de cinq semaines de congés payés par an, acquises à raison de deux jours et demi ouvrables par mois de travail effectif. Les périodes de vacances scolaires ou universitaires ne vous concernent pas en tant que telles : si vous voulez être absent pendant ces périodes, vous devez y poser des congés, avec l’accord de votre employeur. C’est le principal ajustement à anticiper quand on passe d’un cursus classique à l’alternance.

Le congé de révision est-il vraiment un droit ?

Oui, pour les apprentis. Le code du travail prévoit cinq jours ouvrables de congé supplémentaire, rémunérés, situés dans le mois qui précède les épreuves, et ils s’ajoutent aux congés payés ainsi qu’au temps de formation en centre. Le droit s’exerce une fois par contrat et concerne la préparation directe des épreuves du diplôme prévu au contrat, à l’exclusion du contrôle continu. Formulez la demande par écrit, plusieurs semaines à l’avance.

Mon employeur peut-il me demander de rater des cours ?

Non. Le calendrier de formation fait partie de l’engagement pris à la conclusion du contrat, et le temps passé en centre est du temps de travail effectif. Une demande ponctuelle en cas de circonstance exceptionnelle peut se discuter avec l’établissement, mais elle ne peut pas devenir une pratique. Si la situation se répète, saisissez votre référent au sein de l’établissement.

Les heures de cours comptent-elles dans mes trente-cinq heures ?

Oui. Le temps passé en centre de formation est assimilé à du temps de travail effectif et il entre dans le décompte de la durée du travail. Cette règle a une conséquence directe : sur une semaine partagée entre cours et entreprise, les heures s’additionnent pour apprécier votre durée hebdomadaire.

Puis-je travailler le samedi dans une agence immobilière ?

Oui si vous êtes majeur, dans le cadre des règles applicables dans l’entreprise, avec le repos hebdomadaire correspondant. Les permanences du samedi sont courantes dans le secteur et font partie de la réalité du métier. Pour un alternant mineur, les contraintes sont plus strictes, notamment sur les jours fériés et le travail de nuit.

Que se passe-t-il si mon contrat est rompu en cours d’année ?

Vous disposez d’un délai pour retrouver un employeur, et votre établissement vous accompagne dans cette recherche. Selon les cas, une organisation temporaire peut être mise en place pour ne pas interrompre le parcours. L’essentiel est de saisir immédiatement le référent chargé du suivi des alternants, car les marges de manœuvre se réduisent avec le temps.

Mon salaire augmente-t-il quand je change de tranche d’âge ?

Oui, automatiquement, à compter du premier jour du mois suivant votre anniversaire. Vérifiez votre bulletin de paie le mois suivant, car cette régularisation est parfois oubliée dans les entreprises qui emploient peu d’alternants. Vérifiez également ce que prévoit la convention collective applicable, qui peut fixer un minimum plus favorable que la grille légale.

À qui m’adresser en cas de difficulté persistante ?

Dans l’ordre : votre maître d’apprentissage ou tuteur, puis le référent de votre établissement, qui joue un rôle de médiation et résout la plupart des situations. Si le blocage persiste, le médiateur de l’apprentissage présent au sein des chambres consulaires peut être saisi gratuitement, et l’inspection du travail est compétente sur les questions de durée du travail et de conditions d’emploi.

Mes parents peuvent-ils intervenir auprès de mon employeur ?

Mieux vaut l’éviter. Vous êtes salarié, et un employeur qui reçoit un appel parental sur une question de congés ou d’horaires en tire une conclusion défavorable sur votre autonomie, quelle que soit la légitimité du sujet. La bonne voie passe par vous, avec l’appui du référent de votre établissement si nécessaire. Le guide des parents pour accompagner un projet de BTS immobilier aborde précisément cette question de la bonne distance, et les trois interventions parentales qui se retournent systématiquement contre l’alternant.

Ai-je droit à des jours pour passer un entretien ou une visite médicale ?

Les examens médicaux obligatoires du suivi en santé au travail se déroulent pendant le temps de travail, sans perte de rémunération, et ne s’imputent pas sur vos congés. Pour un entretien de recrutement en vue de la suite de votre parcours, aucun droit général n’existe : cela se négocie avec l’employeur, généralement sans difficulté quand la demande est anticipée et honnête. Beaucoup d’alternants posent des congés payés pour ces situations alors qu’un simple aménagement d’horaire aurait suffi.

Le contrat de professionnalisation ouvre-t-il les mêmes droits ?

Le socle est identique sur l’essentiel : statut de salarié, cinq semaines de congés payés, durée légale du travail, repos hebdomadaire, temps de formation assimilé à du travail effectif. Les différences portent sur des dispositions propres à l’apprentissage, dont le congé de révision spécifique, et sur la grille de rémunération, plus favorable en contrat de professionnalisation à partir de vingt et un ans et surtout au-delà de vingt-six ans. Vérifiez toujours quel régime s’applique au vôtre avant de faire valoir un droit.

Pour conclure

L’alternance est une excellente voie d’entrée dans les métiers de l’immobilier, et elle le reste davantage quand on en connaît les règles. L’essentiel tient en quelques points : vous êtes salarié, donc vous avez cinq semaines de congés payés et non des vacances scolaires ; le temps passé en cours est du temps de travail effectif qui ne se décompte de rien ; et vous disposez, si vous êtes apprenti, de cinq jours ouvrables de congé de révision rémunérés dans le mois qui précède vos épreuves, droit que presque personne ne réclame.

Un dernier conseil de méthode. La grande majorité des difficultés se règlent tôt, par écrit et sans conflit : posez vos demandes de congés en début d’année, formulez votre demande de congé de révision plusieurs semaines à l’avance, et saisissez le référent de votre établissement dès qu’une situation s’installe plutôt que six mois plus tard. Pour discuter des modalités de l’alternance dans un cursus immobilier, contactez ESPI Montpellier ou consultez la page du campus ESPI Montpellier, et le panorama des débouchés après une formation en immobilier pour situer la suite.


ESPI Montpellier
53 avenue Georges Clémenceau, 34000 Montpellier
04 81 13 31 66
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Cinq jours de congé rémunérés avant les épreuves, prévus par le code du travail, qui s’ajoutent aux congés payés et ne se déduisent de rien. Presque aucun alternant ne les demande, parce que personne ne lui a dit qu’ils existaient.

Notre nouvel article traite le droit du travail appliqué à l’alternance en immobilier, et rien d’autre : pas de conseils d’organisation, seulement les règles que vous pouvez opposer. Pourquoi vos cinq semaines de congés payés ne coïncident pas avec les vacances scolaires. Pourquoi le temps passé en cours est du temps de travail effectif qui ne se décompte de rien. Les plafonds de durée du travail selon que vous êtes mineur ou majeur. Ce que votre employeur peut légitimement refuser, et ce qu’il ne peut pas. Et la marche à suivre, dans l’ordre, quand un désaccord s’installe.