BTS immobilier en alternance : mois 1, mois 6, mois 12, ce qu’on vous confie et à quel rythme

Le BTS immobilier en alternance inquiète autant qu’il attire, et la phrase revient à chaque journée portes ouvertes : « je ne serai pas à la hauteur ». Cet article répond en décrivant précisément la progression des missions confiées à un apprenti, du premier jour à la fin de la deuxième année. Vous verrez ce qu’un employeur attend réellement d’un jeune de dix-huit ans en septembre, ce que le tutorat obligatoire garantit, et pourquoi les premières semaines relèvent de l’observation plus que de la production. Les mois 3 à 6 marquent le passage aux tâches menées de bout en bout, avec des exemples concrets en gestion locative, en transaction et en copropriété. Le mois 12 correspond en général à la prise en charge de dossiers complets. La deuxième année installe un périmètre propre. Un chapitre détaille ce qui reste supervisé quoi qu’il arrive, un autre le rôle de l’école dans cette progression. La FAQ traite du rythme, de la rémunération et de ce qui se passe en cas de difficulté.
1. L’angoisse du niveau : ce qu’elle recouvre, et ce qu’elle ignore
1.1 Ce qu’un employeur attend réellement en septembre
Aucun cabinet, aucune agence, aucun bailleur ne recrute un apprenti de BTS immobilier de première année en attendant de lui des compétences techniques. Ce que l’employeur attend tient en quatre points : que vous soyez présent aux horaires convenus, que vous écoutiez et notiez, que vous posiez des questions plutôt que d’improviser, et que vous ne mentiez jamais sur une erreur.
Ces attentes sont accessibles à un jeune sortant de terminale. Elles n’ont rien à voir avec la maîtrise du droit des baux ou de la comptabilité de copropriété, qui s’acquièrent en cours et par la répétition. Les ruptures de contrat en première année tiennent presque toujours à l’assiduité ou au comportement, très rarement au niveau technique.
1.2 Le tutorat n’est pas une politesse, c’est une obligation
Le contrat d’apprentissage impose à l’employeur de désigner un maître d’apprentissage chargé de contribuer à l’acquisition des compétences correspondant au diplôme préparé. Ce n’est pas un engagement moral : c’est une condition de validité du dispositif, encadrée par le code du travail et rappelée sur le portail de l’alternance du ministère du Travail.
Concrètement, une personne identifiée est responsable de votre progression. Elle vous confie des tâches, les corrige, et rend compte à l’école lors des points de suivi. Un apprenti n’est donc jamais censé être livré à lui-même face à un client mécontent ou à un dossier qu’il ne comprend pas.
1.3 Ce que le contrat protège
L’apprenti est un salarié, avec les protections que cela suppose : durée du travail encadrée, congés, couverture sociale, rémunération minimale fixée en pourcentage du SMIC selon l’âge et l’année d’exécution du contrat. Il bénéficie aussi de règles spécifiques liées à son statut d’apprenti, notamment le temps passé en formation, qui est du temps de travail effectif.
Pour des parents inquiets, ce cadre juridique est rassurant. Votre enfant n’est pas une variable d’ajustement : il occupe un poste défini, avec un tuteur désigné, une progression attendue et un dispositif de médiation en cas de difficulté.
1.4 Ce que le référentiel du BTS immobilier exige de l’entreprise
Le BTS Professions immobilières est enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles sous le numéro RNCP38380, au niveau 5. Son référentiel se compose de quatre blocs : conduite du projet immobilier du client en vente et location, gestion de la copropriété et du logement social, conseil en ingénierie de l’immeuble dans un contexte de changement climatique, et construction d’une identité professionnelle immobilière.
Ce référentiel a une conséquence directe sur l’entreprise d’accueil. Elle doit pouvoir exposer l’apprenti à des situations couvrant ces blocs. Un employeur qui vous cantonnerait à l’accueil téléphonique pendant deux ans ne remplirait pas son rôle, et l’école le signalerait lors des visites de suivi.
1.5 Deux modes de formation, et ce que cela change pour l’apprenti
Une précision utile pour les familles qui comparent des brochures. La formation se suit soit en alternance, avec un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, soit en formation initiale, c’est-à-dire un cursus académique mené à l’école avec cours, travaux pratiques et projets. Ces deux voies mènent au même diplôme d’État.
La différence n’est pas un supplément d’expérience d’un côté et un manque de l’autre. En alternance, l’expérience professionnelle est continue et rémunérée, avec les contraintes d’un contrat de travail. En formation initiale, l’immersion professionnelle prend la forme de mises en situation, de projets et de périodes en entreprise organisées par l’école. Le choix se fait sur le rythme que vous pouvez tenir, pas sur la valeur du diplôme obtenu.
2. Le premier mois : observer, comprendre, exécuter du simple
2.1 Les quatre premières semaines
Le premier mois sert à comprendre où vous êtes. Qui fait quoi dans la structure, comment circulent les dossiers, quels sont les outils, quelles sont les règles internes de réponse aux clients. On vous montre le logiciel métier, on vous ouvre des accès limités, on vous fait lire des dossiers déjà traités.
Les tâches confiées sont volontairement à faible risque : classement et numérisation de pièces, préparation de dossiers de location, saisie de données, rédaction de courriers types relus avant envoi, accompagnement d’un collègue en visite. Rien de tout cela n’est humiliant : ce sont les gestes par lesquels on apprend ce qu’un dossier complet contient.
2.2 Les premiers gestes vraiment autonomes
Assez vite, quelques tâches passent en autonomie parce qu’elles sont cadrées et vérifiables. Constituer un dossier de diffusion d’annonce à partir d’un mandat signé. Vérifier qu’un dossier de candidature locataire comporte les pièces autorisées. Préparer un état des lieux avant intervention. Répondre à une demande simple de copropriétaire sur une date d’assemblée.
Ces gestes ont un point commun : ils ont une réponse juste, connue, et une erreur se rattrape sans conséquence. C’est exactement ce dont un débutant a besoin pour construire de la confiance.
2.3 Les erreurs qui sont normales, et celles qui ne le sont pas
Personne n’attend un apprenti sans erreur. Se tromper dans un calcul de prorata de charges, oublier une pièce dans un dossier, mal orienter un appel : ces erreurs font partie de l’apprentissage et se corrigent en cinq minutes si elles sont signalées.
L’erreur qui pose problème est d’une autre nature : affirmer à un client une information qu’on n’a pas vérifiée, dissimuler un oubli, ou laisser passer un délai sans alerter. Un tuteur pardonne l’ignorance, jamais la dissimulation. Cette règle simple, énoncée dès le premier jour, désamorce la plupart des situations difficiles.
2.4 Le rythme d’un BTS immobilier en alternance au début
La difficulté du premier trimestre n’est pas technique, elle est physique et organisationnelle. Passer d’un emploi du temps de lycéen à une alternance entre l’école et l’entreprise demande un temps d’adaptation réel, souvent six à huit semaines.
Les alternants en BTS immobilier basés en Île-de-France ont ici un avantage. Le maillage de transports permet de travailler à Clichy, à Courbevoie ou dans le 17e arrondissement et de rejoindre le campus de Levallois-Perret sans trajet excessif. Notre article sur la semaine type en BTS immobilier donne une image concrète de cette organisation.
2.5 Le premier entretien avec le tuteur
Un entretien de cadrage a lieu dans les premières semaines. Il mérite d’être préparé, car il fixe les attentes des deux côtés pour plusieurs mois.
Trois questions valent la peine d’être posées. Quelles missions me confierez-vous d’ici la fin du trimestre, et lesquelles ensuite ? À qui je m’adresse quand vous n’êtes pas disponible ? Comment saurai-je que je progresse, sur quels critères ? Un tuteur qui répond précisément à ces trois questions a réfléchi à votre poste. Un tuteur qui répond vaguement mérite une relance quelques semaines plus tard, et éventuellement un signalement au référent de l’école lors du premier point de suivi.
3. Mois 3 à 6 : tenir une tâche de bout en bout
3.1 En gestion locative
Vers le troisième mois, un apprenti en gérance commence à porter une séquence complète. Publier une annonce, organiser les visites, réceptionner et instruire les dossiers de candidature dans les limites légales, préparer le bail à partir du modèle du cabinet, planifier l’état des lieux d’entrée.
La supervision reste présente : le bail est relu avant signature, le choix du locataire est validé avec le bailleur. Mais c’est vous qui menez le fil, et c’est vous que le candidat locataire appelle. Ce basculement du statut d’observateur à celui d’interlocuteur est le vrai moment de bascule de la première année.
3.2 En transaction
Côté transaction, la progression suit un autre chemin. On confie d’abord la préparation : constitution du dossier de vente, collecte des diagnostics, vérification des pièces de copropriété exigées avant la promesse, telles que les décrit Service-Public pour la vente d’un logement en copropriété.
Puis viennent les visites accompagnées, et enfin les visites seules sur des biens simples. Un apprenti de première année ne prend pas de mandat seul et ne négocie pas une offre seul, mais il apprend à décrire un bien avec exactitude, à répondre sans surpromettre et à remonter fidèlement les retours des visiteurs.
3.3 En copropriété
En syndic, les premiers mois portent sur la préparation des assemblées : constitution des dossiers de convocation, vérification des pièces à joindre, mise à jour des listes de copropriétaires, suivi des accusés de réception. Le formalisme est strict, décrit notamment par Service-Public sur la convocation de l’assemblée générale, et c’est justement pour cela qu’il constitue un bon terrain d’apprentissage : la règle est vérifiable.
L’apprenti assiste ensuite aux assemblées, tient la feuille de présence, aide au dépouillement, puis participe à la rédaction des procès-verbaux sous relecture. Voir une décision se former en séance vaut tous les cours théoriques sur les règles de majorité.
3.4 Le point d’étape avec l’école
Un premier point de suivi intervient en général au cours de ce trimestre. Un référent de l’école échange avec le tuteur et avec l’apprenti, vérifie que les missions couvrent bien le référentiel, et identifie les ajustements nécessaires.
Ce rendez-vous a une utilité pratique souvent sous-estimée. Il permet de corriger une situation avant qu’elle ne se dégrade : missions trop répétitives, tuteur indisponible, malentendu sur le rythme. Un apprenti n’a pas à porter seul un problème d’organisation.
3.5 Chez un bailleur social ou dans une structure publique
Tous les apprentis ne rejoignent pas une agence privée. Les bailleurs sociaux, les sociétés d’économie mixte et les organismes de logement recrutent aussi en BTS, sur des fonctions de chargé de clientèle, de gestion locative sociale ou d’appui à la gestion de patrimoine.
Le référentiel du diplôme couvre explicitement ce champ, l’un de ses blocs portant sur la gestion de la copropriété et du logement social. En Île-de-France, ces employeurs sont nombreux et présents dans toute la petite couronne. Le travail y est différent : instruction de dossiers de demande, attribution encadrée par des commissions, accompagnement social des locataires, suivi technique d’un patrimoine parfois ancien. Les apprentis y trouvent souvent une dimension de service public qu’ils n’avaient pas anticipée.
4. Mois 6 à 12 : porter des dossiers complets
4.1 Ce qui change à ce stade
À partir du sixième mois, la question n’est plus de savoir si vous êtes capable de faire, mais à quel rythme et avec quelle fiabilité. Vous connaissez les outils, le vocabulaire et les procédures internes. On vous confie alors des dossiers entiers, du début à la fin, avec un point de contrôle plutôt qu’une supervision continue.
Le changement est aussi relationnel. Les collègues cessent de vous expliquer et commencent à vous solliciter. Un gestionnaire vous demande de traiter une régularisation de charges parce qu’il vous sait capable. C’est à ce moment que la plupart des alternants perdent leur peur de ne pas être à la hauteur.
4.2 Les premières situations difficiles
Cette période apporte aussi les premiers moments inconfortables : un locataire en colère au téléphone, un copropriétaire qui conteste une facture, un vendeur déçu par une estimation. Ces situations sont formatrices précisément parce qu’elles sont désagréables.
La méthode enseignée est constante : écouter jusqu’au bout, ne rien promettre qu’on ne puisse tenir, vérifier avant de répondre, tracer l’échange par écrit, et faire remonter si la situation dépasse votre périmètre. Un apprenti qui applique cette séquence gère mieux un conflit que beaucoup de professionnels expérimentés.
4.3 Le lien entre les cours et le terrain devient évident
À ce stade, l’articulation entre l’école et l’entreprise change de nature. Une question posée en cours de droit des baux vient d’un dossier réel traité la semaine précédente. Un exercice de comptabilité prend sens parce que vous avez vu la même écriture dans le logiciel du cabinet.
Cet effet est le principal argument de l’alternance sur le plan pédagogique. Les alternants retiennent mieux, non parce qu’ils travaillent plus, mais parce que chaque notion arrive avec un contexte. Le détail des enseignements figure dans notre article sur les matières clés du BTS immobilier.
4.4 La question des examens et de la charge de fin d’année
La fin de la première année combine charge d’entreprise et préparation d’épreuves. Le calendrier des examens du BTS est fixé nationalement et publié par les services académiques compétents, ce qui permet d’anticiper les périodes de révision plusieurs mois à l’avance.
L’erreur classique consiste à repousser les révisions en misant sur l’expérience acquise en entreprise. Or les épreuves évaluent aussi des connaissances académiques que le terrain ne couvre pas entièrement, en particulier en droit et en économie. Les alternants qui réussissent bloquent des créneaux de révision dès le mois de janvier.
4.5 Le livret d’apprentissage, un outil sous-utilisé
Le livret d’apprentissage documente les activités réalisées en entreprise et leur correspondance avec le référentiel du diplôme. Beaucoup d’apprentis le remplissent en retard et à contrecœur, ce qui est une occasion manquée.
Tenu régulièrement, il sert trois fonctions. Il prouve, lors des points de suivi, que les missions couvrent bien les blocs de compétences. Il constitue une matière première précieuse pour les épreuves professionnelles, qui demandent d’analyser des situations vécues. Il fournit enfin la trame d’un curriculum vitae argumenté au moment de chercher un emploi ou de candidater en bachelor. Consacrer vingt minutes par semaine à le remplir est un investissement rentable.
5. La deuxième année : un périmètre à soi
5.1 La prise en charge d’un périmètre identifié
En deuxième année de BTS immobilier, beaucoup d’apprentis se voient confier un périmètre : un secteur géographique de prospection, un ensemble de lots en gérance, un groupe de petites copropriétés en appui d’un gestionnaire titulaire, ou un portefeuille de dossiers de commercialisation.
Ce périmètre porte votre nom. Les clients concernés vous identifient comme leur interlocuteur. C’est un changement de statut qui prépare directement l’entrée dans l’emploi ou la poursuite en bachelor.
5.2 Les compétences que les recruteurs regardent
À ce stade, un employeur évalue autre chose que la technique. Il regarde votre capacité à prioriser un matin chargé, à dire non à une demande hors périmètre, à rédiger un courrier qui n’a pas besoin d’être repris, et à repérer un risque avant qu’il se réalise.
Ces compétences sont exactement celles qui déclenchent une proposition d’embauche à l’issue du contrat. Notre article sur les compétences recherchées par les recruteurs détaille les critères les plus cités par les employeurs du secteur.
5.3 Préparer la suite pendant la deuxième année
La deuxième année est aussi celle des décisions : entrer dans la vie active, poursuivre en bachelor immobilier par admission parallèle, ou viser une spécialisation. Ces options se préparent en amont, pas en juin.
Le calendrier de candidature et la mécanique des vœux sont détaillés dans notre guide sur le BTS immobilier sur Parcoursup. Un apprenti qui envisage une poursuite d’études doit s’assurer que ses résultats académiques suivent, car les admissions parallèles examinent les bulletins autant que l’expérience. Un apprenti qui vise l’emploi direct doit ouvrir la discussion avec son employeur en début d’année, avant que les budgets de recrutement soient arbitrés.
5.4 Les spécificités du marché francilien en deuxième année
Le bassin d’emploi de la première couronne permet des expériences difficiles à obtenir ailleurs. Un apprenti peut travailler sur du logement social à Saint-Ouen-sur-Seine, sur du haussmannien dans le 17e arrondissement, sur du tertiaire à Puteaux ou sur de la résidence gérée à Boulogne-Billancourt.
Cette diversité pèse sur le curriculum vitae. Un jeune diplômé qui a traité des situations variées se positionne mieux qu’un profil formé sur un segment unique, y compris s’il choisit ensuite de quitter la région.
5.5 Négocier son embauche ou sa poursuite d’études après le BTS immobilier
Les derniers mois du contrat appellent une discussion explicite. Beaucoup d’apprentis attendent que l’employeur aborde le sujet, et beaucoup d’employeurs attendent que l’apprenti se manifeste. Le résultat est un silence qui se prolonge jusqu’en juin, quand les décisions sont déjà prises ailleurs.
Prenez l’initiative en début de deuxième année. Demandez si un poste est envisageable à l’issue du contrat, sur quelles fonctions et dans quel délai. Si la réponse est négative pour des raisons de budget, vous disposez de plusieurs mois pour chercher ailleurs, avec l’appui du réseau de l’école. Si vous visez une poursuite en bachelor, sachez que beaucoup d’employeurs acceptent de prolonger la relation sur un nouveau contrat en alternance, ce qui vous fait gagner un temps considérable.
6. Ce qui reste supervisé, quoi qu’il arrive
6.1 Les actes qui engagent juridiquement la structure
Certains actes ne sont jamais confiés à un apprenti, quelle que soit sa qualité. La signature d’un mandat, l’engagement contractuel du cabinet, la décision d’engager une procédure judiciaire, l’arbitrage sur un sinistre majeur, la validation d’un marché de travaux important.
Ces limites ne traduisent pas une défiance : elles découlent du cadre professionnel. Les activités concernées relèvent de la loi Hoguet et engagent la responsabilité du titulaire de la carte professionnelle. Comprendre cette frontière fait partie de l’apprentissage du métier.
6.2 Le conseil qui dépasse la compétence acquise
Un apprenti ne doit pas se prononcer sur une question fiscale complexe, sur une stratégie patrimoniale ou sur une situation juridique atypique. La bonne réponse est toujours la même : « je vérifie et je vous rappelle », suivie d’une vérification réelle.
Cette phrase, qui semble banale, est l’une des plus utiles du métier. Elle protège le client, elle protège le cabinet, et elle protège l’apprenti. Les tuteurs la répètent parce qu’elle marque le passage du réflexe scolaire, qui pousse à répondre, au réflexe professionnel, qui pousse à vérifier.
6.3 Ce que l’école contrôle de son côté
L’école conserve un rôle de tiers pendant toute la durée du contrat. Visites de suivi, échanges avec le tuteur, livret d’apprentissage, points individuels avec l’apprenti. Ce dispositif permet de repérer les situations où les missions ne correspondent pas au référentiel, où la charge devient excessive, ou où la relation avec le tuteur se dégrade.
En cas de difficulté sérieuse, des solutions existent avant la rupture : redéfinition des missions, changement de tuteur, médiation. Un contrat rompu n’est pas la seule issue, contrairement à ce que craignent beaucoup de familles.
6.4 La confidentialité et la déontologie
Un apprenti accède à des informations sensibles : revenus de candidats locataires, situations familiales, difficultés financières de copropriétaires, prix de vente négociés. La discrétion professionnelle n’est pas une recommandation de politesse, c’est une obligation.
Les professionnels de l’immobilier sont par ailleurs soumis à un code de déontologie qui encadre la loyauté de l’information, le traitement des conflits d’intérêts et la protection des données. Un apprenti doit savoir qu’il ne commente pas un dossier hors du cabinet, qu’il ne diffuse pas de document sans autorisation, et qu’il applique les règles de protection des données personnelles rappelées par la Commission nationale de l’informatique et des libertés. Ces réflexes s’acquièrent dès les premières semaines et suivent toute la carrière.
7. Comment ESPI Paris accompagne cette progression
7.1 Un réseau mobilisé pour l’alternance en BTS immobilier
L’ESPI s’appuie sur un réseau de plus de cent partenaires professionnels mobilisés pour l’alternance et l’insertion. Pour un candidat de terminale, cet appui change deux choses : le temps de recherche d’un contrat, et la qualité des missions proposées, parce que les entreprises partenaires connaissent le référentiel et savent doser la responsabilité.
Notre guide sur la manière de trouver son entreprise d’alternance détaille la démarche à mener en parallèle de la candidature.
7.2 Un campus au contact direct des employeurs
Le campus est installé au 12 rue Belgrand à Levallois-Perret, aux portes du 17e arrondissement, à proximité de Clichy, de Neuilly-sur-Seine et du quartier d’affaires de Courbevoie. Cette implantation raccourcit les trajets, facilite les entretiens en cours d’année et met les étudiants au contact d’employeurs qui recrutent en continu.
7.3 Une école spécialisée depuis 1972
Fondée en 1972, l’ESPI compte 14 000 diplômés, 3 000 apprenants, neuf campus et 350 enseignants dont 40 enseignants-chercheurs. L’école est certifiée Qualiopi, ses diplômes sont inscrits au RNCP, et le taux d’insertion professionnelle atteint 97 % à l’issue de la formation.
Cette spécialisation a un effet concret sur le suivi des alternants : les référents connaissent les métiers, les cabinets et les situations types, ce qui rend les points d’étape utiles plutôt que formels.
Questions fréquentes sur le BTS immobilier en alternance
Quel est le rythme d’alternance en BTS immobilier ?
Les organisations varient selon les établissements : semaines alternées, jours fixes dans la semaine, ou périodes plus longues. Chacune a ses avantages. Un rythme en jours fixes convient bien à la gestion locative, où les échéances sont hebdomadaires. Un rythme en semaines alternées facilite l’immersion en copropriété, où la préparation d’une assemblée s’étale sur plusieurs jours. Interrogez l’établissement sur son rythme réel avant de signer, et vérifiez que votre employeur peut l’absorber.
Combien gagne un apprenti en BTS immobilier ?
La rémunération est fixée en pourcentage du SMIC, selon l’âge de l’apprenti et l’année d’exécution du contrat, avec des barèmes officiels consultables sur le portail de l’alternance. Certaines branches et certains employeurs appliquent des montants supérieurs au minimum légal. À cela s’ajoute la prise en charge des frais de formation par l’opérateur de compétences, ce qui supprime le coût de scolarité pour la famille.
Que se passe-t-il si l’entreprise ne convient pas ?
Une période d’essai spécifique existe en début de contrat, pendant laquelle chaque partie peut rompre. Au-delà, la rupture obéit à des règles précises et l’école intervient en médiation avant d’en arriver là. Dans la plupart des cas, une redéfinition des missions ou un changement de tuteur suffit. Si une rupture devient inévitable, l’apprenti conserve son inscription en formation pendant un délai lui permettant de retrouver un employeur.
Un apprenti peut-il rater son BTS à cause de la charge de travail ?
Le risque existe si les révisions sont repoussées, mais les statistiques de réussite des alternants ne sont pas inférieures à celles des étudiants sous statut scolaire. L’expérience de terrain aide sur les épreuves professionnelles et sur l’oral. Le point de vigilance porte sur les matières académiques, en particulier le droit et l’économie, qui demandent un travail personnel régulier que le terrain ne remplace pas.
Faut-il avoir un projet professionnel précis avant de commencer ?
Non, et c’est même l’un des intérêts de l’alternance. Beaucoup d’apprentis arrivent en pensant vouloir faire de la transaction et découvrent qu’ils préfèrent la gestion ou la copropriété. Deux années passées dans une structure permettent de tester plusieurs fonctions et d’affiner un projet sur des bases réelles plutôt que sur une image. Ce qui compte au moment de candidater, c’est la curiosité et la capacité à expliquer pourquoi le secteur vous intéresse.
Les parents peuvent-ils être associés au suivi ?
Pour un apprenti mineur, oui, la signature du contrat implique le représentant légal. Pour un apprenti majeur, le suivi se fait directement avec lui, mais les établissements organisent en général des réunions d’information destinées aux familles, notamment en début de première année. Poser vos questions lors d’une journée portes ouvertes ou d’un rendez-vous individuel reste le meilleur moyen de lever les inquiétudes.
Peut-on faire une deuxième année dans une autre entreprise ?
C’est possible et parfois recommandé. Changer de structure entre la première et la deuxième année permet de découvrir un autre métier de l’immobilier ou une autre taille d’organisation, par exemple passer d’une agence de proximité à un administrateur de biens ou à un bailleur social. Cette mobilité doit être préparée en amont, car elle suppose de signer un nouveau contrat avant la rentrée.
Pour conclure
La peur de ne pas être à la hauteur en BTS immobilier repose sur un malentendu : elle suppose qu’un apprenti est jugé sur ses compétences techniques dès septembre. C’est faux. Le premier mois demande de l’attention et de la ponctualité, pas du droit des baux. Le sixième mois demande de tenir une tâche de bout en bout. Le douzième demande de la fiabilité sur des dossiers complets. La deuxième année installe un périmètre. Cette progression est encadrée par un tuteur désigné et suivie par l’école.
Les alternants qui échouent ne sont presque jamais ceux qui manquaient de niveau à l’entrée. Ce sont ceux qui n’ont pas signalé une difficulté à temps, ou qui ont repoussé leurs révisions en misant sur le terrain. Ces deux écueils sont évitables, et ils se discutent avec un référent avant qu’ils ne deviennent des problèmes.
Le bassin francilien, entre Levallois-Perret, Clichy, Courbevoie et les arrondissements du nord-ouest parisien, offre une densité d’employeurs et une variété de situations qui accélèrent cette progression. Si vous hésitez encore, ou si vous êtes parent et que le rythme vous inquiète, l’équipe du campus peut répondre à vos questions. Contactez-nous pour convenir d’un échange, et retrouvez les informations pratiques sur la fiche Google de l’école.
ESPI Paris
12 Rue Belgrand, 92300 Levallois-Perret
01 45 67 20 82
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