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Comment financer son bachelor immobilier en 2026 : alternance, apprentissage, bourses et aides

Comment financer son bachelor immobilier en 2026 : alternance, apprentissage, bourses et aides

Le coût d’un bachelor immobilier est souvent la première question qui freine un lycéen ou un parent au moment de l’orientation. Comment payer trois années d’études supérieures quand le budget familial est serré ? Et surtout, existe-t-il des solutions pour ne presque rien débourser tout en se formant à un vrai métier ?

La bonne nouvelle, c’est que les pistes sont nombreuses et qu’elles se combinent. L’alternance permet à beaucoup d’étudiants de suivre leur formation sans avancer les frais pédagogiques, et même de toucher un salaire chaque mois. À côté de ce dispositif phare, il existe les bourses du CROUS, le prêt étudiant garanti par l’État, les aides régionales d’Île-de-France ou encore le financement personnel échelonné. Cet article fait le tour concret de chaque solution, avec les montants et les conditions vérifiés à des sources officielles, pour que vous puissiez bâtir un plan de financement réaliste. Objectif : transformer une inquiétude budgétaire en décision sereine.

1. Comprendre ce que représente un bachelor immobilier et son coût

Avant de parler financement, il faut savoir de quoi on parle. Un bachelor immobilier est un diplôme de niveau Bac+3 qui prépare aux métiers de la transaction, de la gestion locative, de la copropriété ou de la promotion. Le poids du budget dépend beaucoup du mode de scolarité choisi.

1.1 Un diplôme Bac+3 reconnu (RNCP niveau 6)

Les bachelors immobiliers sérieux sont enregistrés au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) au niveau 6, l’équivalent d’une licence. Cette reconnaissance, gérée par France Compétences, garantit que le diplôme correspond à des compétences identifiées par les professionnels du secteur. Vous pouvez vérifier l’existence et le niveau d’une certification directement sur le site de France Compétences, l’autorité publique en charge du RNCP. À l’ESPI, le Bachelor Gestionnaire d’Affaires Immobilières (GESAI), le Bachelor Section Internationale et le Bachelor Immobilier de Luxe sont des cursus Bac+3 de ce niveau.

Pourquoi ce détail compte pour le financement ? Parce qu’un diplôme inscrit au RNCP ouvre l’accès à l’apprentissage et à la prise en charge des frais par un opérateur de compétences. Un cursus non certifié n’offre pas les mêmes leviers.

1.2 Pourquoi le mode de scolarité change tout

Le coût réel d’un bachelor immobilier varie selon que vous suivez le cursus en formation initiale classique ou en alternance. En initial, vous (ou votre famille) prenez en charge les frais de scolarité, complétés par d’éventuelles aides. En alternance, la logique s’inverse : l’entreprise et son opérateur de compétences financent la formation, et vous percevez un salaire.

Ce choix structure tout le reste. Pour bien le comprendre selon votre situation, l’article qui détaille comment choisir entre formation initiale ou alternance selon son profil apporte un éclairage utile avant de décider.

1.3 Construire un plan de financement réaliste

Il n’existe pas une seule bonne solution, mais une combinaison adaptée à chacun. Un bachelier de 18 ans dont les parents résident à Clichy n’aura pas le même montage qu’un étudiant de 22 ans installé à Boulogne-Billancourt. L’idée est d’empiler les dispositifs compatibles : alternance pour neutraliser les frais, ou bien bourse CROUS plus job étudiant plus prêt si vous restez en initial. Les sections suivantes détaillent chaque brique pour vous aider à composer la vôtre.

2. L’alternance, la solution qui supprime les frais et verse un salaire

L’alternance est de loin le levier le plus puissant pour financer un bachelor immobilier. Elle repose sur un principe simple : vous alternez périodes en école et périodes en entreprise, et c’est l’entreprise, via son OPCO, qui prend en charge votre formation pendant que vous êtes rémunéré.

2.1 La gratuité des frais pédagogiques par l’OPCO

En contrat d’alternance, l’étudiant n’avance pas ses frais de scolarité. Ces frais, dits pédagogiques, sont financés par l’opérateur de compétences (OPCO) de l’entreprise qui vous recrute. Chaque OPCO verse au centre de formation un montant fixé par France Compétences, appelé niveau de prise en charge. Le ministère du Travail détaille ce mécanisme de financement de l’apprentissage sur le portail officiel travail-emploi.gouv.fr, qui explique le rôle des OPCO et de l’apprentissage.

Concrètement, pour l’étudiant et sa famille, le reste à charge sur la formation est nul. C’est ce point qui transforme la perception du coût : un bachelor qui semblait inaccessible en initial devient finançable sans débourser pour les cours.

2.2 La rémunération de l’apprenti, des chiffres officiels

En contrat d’apprentissage, vous touchez un salaire calculé en pourcentage du SMIC, qui dépend de votre âge et de l’année du contrat. La grille officielle publiée par service-public.gouv.fr fixe pour 2026, par exemple, 43 % du SMIC en première année pour un apprenti de 18 à 20 ans, 51 % en deuxième année et 67 % en troisième. Entre 21 et 25 ans, les taux montent à 53 %, 61 % puis 78 %. À partir de 26 ans, la rémunération atteint au minimum 100 % du SMIC.

Autre avantage rarement connu des familles : le salaire de l’apprenti est exonéré d’impôt sur le revenu dans la limite du SMIC annuel, et une partie est exonérée de cotisations salariales. Le revenu net perçu reste donc proche du brut, ce qui change concrètement le quotidien d’un jeune en études à Paris ou en proche banlieue.

2.3 Apprentissage ou professionnalisation, deux contrats à connaître

L’alternance recouvre deux contrats distincts. Le contrat d’apprentissage s’adresse aux 16-29 ans, avec des dérogations possibles jusqu’à 35 ans dans certains cas, et il prépare un diplôme inscrit au RNCP. Le contrat de professionnalisation vise les 16-25 ans ainsi que les demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, et il peut démarrer à une rémunération un peu plus élevée. Le portail public service-public.gouv.fr compare les deux dispositifs.

Pour un bachelor immobilier en sortie de bac ou de BTS, l’apprentissage est le format le plus courant. Le contrat de professionnalisation convient mieux à un profil en réorientation ou déjà engagé dans la vie active. Dans les deux cas, l’effet financier est comparable : pas de frais à avancer et un revenu mensuel.

3. Les bourses sur critères sociaux du CROUS

Pour les étudiants qui suivent leur bachelor immobilier en formation initiale, la bourse sur critères sociaux reste l’aide publique de référence. Elle s’adresse aux familles dont les revenus sont limités et se cumule avec d’autres dispositifs.

3.1 Le principe des échelons et les conditions

La bourse du CROUS est attribuée selon un barème national qui prend en compte les revenus du foyer, le nombre d’enfants à charge et l’éloignement entre le domicile et le lieu d’études. Elle se décline en huit échelons, de l’échelon 0 bis à l’échelon 7, le montant annuel augmentant à mesure que les ressources du foyer diminuent. Les conditions précises et le simulateur officiel sont accessibles sur etudiant.gouv.fr, le portail du ministère de l’Enseignement supérieur.

La bourse est versée en dix mensualités, de septembre à juin. Les montants sont revalorisés chaque année et publiés au Journal officiel, c’est pourquoi il faut toujours se référer au barème en vigueur plutôt qu’à un chiffre entendu ailleurs.

3.2 Bourse et école privée, ce qu’il faut vérifier

Une question revient souvent chez les parents : peut-on toucher une bourse dans une école spécialisée plutôt qu’à l’université ? La réponse dépend de l’habilitation de l’établissement à recevoir des boursiers. Tous les cursus ne sont pas éligibles, et il faut le vérifier formation par formation auprès de l’école et du CROUS de l’académie de Paris.

Ce point mérite d’être posé clairement lors d’un échange avec l’établissement. Pour comprendre les différences plus larges entre un parcours spécialisé et une filière universitaire, l’analyse dédiée aux raisons de choisir une école spécialisée plutôt qu’une filière universitaire complète utilement la réflexion budgétaire.

3.3 Le calendrier à ne pas manquer

La demande de bourse passe par le Dossier social étudiant (DSE), à constituer chaque année entre le début du printemps et le mois de mai sur le portail messervices.etudiant.gouv.fr. Déposer le dossier dans les délais conditionne le versement dès la rentrée. Un retard peut décaler les premiers paiements de plusieurs semaines, ce qui pèse pour un étudiant qui s’installe à Levallois-Perret ou dans le 17e arrondissement et doit régler son premier loyer.

4. Le prêt étudiant et le financement personnel échelonné

Quand l’alternance n’est pas retenue et que la bourse ne couvre pas tout, le financement personnel prend le relais. Deux outils principaux existent : le prêt étudiant garanti par l’État et l’échelonnement des frais proposé par les écoles.

4.1 Le prêt étudiant garanti par l’État

Ce dispositif permet d’emprunter sans caution parentale ni garantie d’un tiers, ce qui le rend précieux pour les familles qui ne peuvent pas se porter garantes. L’État garantit une part du prêt via Bpifrance, et une banque partenaire débloque les fonds. Le portail etudiant.gouv.fr précise le cadre : montant maximum de 20 000 euros, accès réservé aux étudiants de moins de 28 ans de nationalité française ou ressortissants de l’Union européenne, inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur français.

Le remboursement peut être différé jusqu’à la fin des études, le temps d’entrer dans la vie active. C’est un confort réel : on ne commence à rembourser qu’une fois en poste, donc avec un revenu. Reste qu’un prêt est un engagement, à dimensionner en fonction du salaire attendu après le diplôme.

4.2 L’échelonnement des frais de scolarité

La plupart des écoles supérieures, dont l’ESPI, permettent de régler les frais en plusieurs mensualités plutôt qu’en une fois. Cet étalement n’est pas un financement à proprement parler, mais il lisse la dépense sur l’année et évite de mobiliser une grosse somme d’un coup. Il se combine facilement avec une bourse ou un job étudiant.

Pour un étudiant qui réside à Neuilly-sur-Seine ou Courbevoie et travaille quelques heures par semaine, cet étalement suffit parfois à boucler le budget sans recourir à l’emprunt. C’est une option à demander systématiquement au service des admissions.

4.3 Le job étudiant comme complément

Travailler quelques heures par semaine reste une solution d’appoint répandue. Le secteur immobilier francilien offre des opportunités cohérentes avec les études : accueil en agence, tâches administratives, visites accompagnées. Au-delà du revenu, ces expériences nourrissent le CV et créent des contacts. Un bachelor en initial laisse plus de disponibilité qu’un cursus en alternance pour ce type d’activité, à condition de préserver l’équilibre avec les cours.

5. Les aides régionales et les dispositifs France Travail

Au-delà des aides nationales, l’Île-de-France et France Travail proposent des dispositifs qui peuvent compléter un plan de financement, notamment pour les profils en reconversion ou les demandeurs d’emploi qui visent un bachelor immobilier.

5.1 Les aides de la Région Île-de-France

La Région Île-de-France soutient la formation et l’apprentissage des jeunes franciliens à travers plusieurs aides, qui évoluent d’une année à l’autre. Elles peuvent concerner la mobilité, l’équipement ou des aides ciblées pour les apprentis. Les dispositifs en vigueur sont présentés sur le portail régional iledefrance.fr, qu’il faut consulter directement car les conditions et les montants sont révisés régulièrement.

Ces aides ne remplacent pas les leviers principaux, mais elles allègent les frais annexes. Pour un étudiant qui fait quotidiennement le trajet entre Asnières-sur-Seine et le campus, une aide à la mobilité n’est pas anecdotique sur une année.

5.2 Les dispositifs France Travail pour les demandeurs d’emploi

Un candidat inscrit comme demandeur d’emploi peut, sous conditions, mobiliser des aides à la formation. France Travail propose notamment l’Aide individuelle à la formation (AIF) lorsque le projet est validé avec un conseiller. Le détail des aides est consultable sur francetravail.fr, l’opérateur public de l’emploi.

Ce type de montage concerne surtout les profils en reconversion vers l’immobilier plutôt que les bacheliers. Il a sa place ici car un bachelor immobilier accueille aussi des personnes qui changent de voie professionnelle, et qui disposent alors de leviers spécifiques.

5.3 Le CPF, un levier surtout utile en reconversion

Le Compte Personnel de Formation (CPF) accumule des droits à la formation tout au long de la vie active. Il finance rarement un bachelor complet, mais il peut prendre en charge un module certifiant ou compléter un autre financement. Le portail officiel moncompteformation.gouv.fr permet de consulter ses droits et les formations éligibles. Pour un bachelier qui sort du lycée, le CPF est encore peu garni ; il devient utile pour un actif déjà inséré qui souhaite évoluer.

6. Bâtir son plan de financement pas à pas

Connaître les dispositifs ne suffit pas : encore faut-il les assembler dans le bon ordre. Voici une méthode concrète pour construire un montage adapté à votre situation, avant de candidater.

6.1 Étape 1, choisir entre alternance et formation initiale

C’est la décision qui détermine tout le reste. Si vous visez la neutralisation des frais et un revenu mensuel, orientez-vous vers l’alternance et préparez votre recherche d’entreprise dès le printemps. Si vous préférez la formation initiale, pour garder de la souplesse ou parce que vous n’avez pas encore trouvé d’employeur, vous activerez plutôt bourse, prêt et étalement des frais. Pour clarifier ce choix selon votre profil et vos contraintes, l’article sur à qui s’adresse vraiment cette formation aide à se situer. Le coût total dépend aussi de votre point d’entrée : le détail des voies d’admission en bachelor immobilier montre qu’entrer en troisième année après un BTS réduit la durée des études, donc le budget global.

6.2 Étape 2, empiler les aides compatibles

Une fois le mode choisi, listez les dispositifs cumulables. En initial, la bourse CROUS se combine avec l’étalement des frais, un éventuel prêt garanti et un job étudiant. En alternance, les frais étant pris en charge, l’enjeu se déplace vers la recherche de l’entreprise et l’optimisation du contrat. Vérifiez à chaque étape les conditions d’éligibilité, car certaines aides ne se cumulent pas.

6.3 Étape 3, anticiper les démarches et les délais

Les dispositifs publics suivent des calendriers stricts : DSE pour la bourse au printemps, signature du contrat d’alternance idéalement avant la rentrée, dossier de prêt à monter avec la banque en amont. Préparer ces démarches tôt évite les ruptures de trésorerie. Pour un étudiant qui s’installe seul à Saint-Ouen-sur-Seine ou dans les Hauts-de-Seine, ce calendrier conditionne la capacité à payer loyer et frais de vie dès septembre.

7. Combien gagne et combien reste-t-il à payer, les chiffres 2026

Les familles veulent souvent un ordre de grandeur précis avant de se décider. Voici les montants de référence pour 2026, tirés des barèmes officiels, qui aident à se projeter selon le mode de scolarité et le profil de l’étudiant.

7.1 La grille de rémunération de l’apprenti, année par année

La rémunération minimale d’un apprenti est fixée en pourcentage du SMIC et progresse avec l’âge et l’ancienneté dans le contrat. Pour la tranche 18-20 ans, la plus courante après le bac, la grille publiée par service-public.gouv.fr prévoit en 2026 environ 43 % du SMIC en première année, 51 % en deuxième et 67 % en troisième. Pour un apprenti de 21 à 25 ans, les taux passent à 53 %, 61 % puis 78 %. À 16-17 ans, ils démarrent plus bas (27 % la première année). Au-delà de 26 ans, la rémunération atteint 100 % du SMIC dès l’entrée en contrat.

Sur trois ans de bachelor immobilier en apprentissage, cette progression représente plusieurs milliers d’euros de revenus cumulés, là où un cursus en initial génère une dépense. C’est cet écart, et non le seul prestige du diplôme, qui fait pencher beaucoup de candidats vers l’alternance.

7.2 Le reste à charge réel et les exonérations qui changent le net

Le point décisif pour le budget familial reste le reste à charge sur la formation, nul en alternance puisque l’OPCO finance les frais pédagogiques. À ce zéro s’ajoute un salaire dont le net est proche du brut. Depuis les contrats débutés en mars 2025, le salaire de l’apprenti est exonéré de cotisations sociales et de CSG-CRDS dans la limite de la moitié du SMIC, et exonéré d’impôt sur le revenu jusqu’au montant annuel du SMIC, comme le rappelle service-public.gouv.fr. Concrètement, un apprenti perçoit chaque mois quasiment l’intégralité de son brut.

Pour une famille de Clichy ou de Courbevoie, cela signifie qu’un jeune en bachelor immobilier ne coûte plus rien en frais de scolarité et rapporte un revenu net qui couvre une partie du loyer ou des transports en Île-de-France.

7.3 La rémunération en contrat de professionnalisation, plus élevée au départ

Le contrat de professionnalisation, l’autre voie de l’alternance, démarre souvent à un niveau de salaire supérieur. Selon service-public.gouv.fr, un titulaire d’un baccalauréat de moins de 21 ans perçoit au minimum 65 % du SMIC, contre 55 % sans le bac. Entre 21 et 25 ans, le minimum atteint 70 % du SMIC, et 80 % avec un diplôme de niveau bac ou supérieur. Pour les 26 ans et plus, la rémunération ne peut être inférieure au SMIC ni à 85 % du minimum conventionnel de la branche.

Ce barème explique pourquoi un candidat un peu plus âgé ou déjà titulaire d’un diplôme préfère parfois la professionnalisation. Le coût pour l’étudiant reste comparable à l’apprentissage, puisque les frais sont pris en charge dans les deux cas, mais le salaire de départ peut être plus confortable. Le choix se discute avec l’entreprise et l’école selon le profil et le diplôme déjà obtenu.

8. Le bachelor immobilier en alternance à l’ESPI, un cas concret

L’ESPI illustre bien comment l’alternance rend un bachelor immobilier accessible. L’école met en relation ses étudiants avec un large réseau d’entreprises et structure ses cursus pour faciliter ce mode de financement.

8.1 Un réseau d’entreprises pour trouver son contrat

Le principal obstacle à l’alternance n’est pas le diplôme, c’est de décrocher l’entreprise qui signera le contrat. L’ESPI s’appuie sur un réseau de plus de 100 partenaires professionnels (agences, administrateurs de biens, promoteurs, foncières) qui accueillent régulièrement des alternants. Cet ancrage dans le tissu immobilier d’Île-de-France facilite la mise en relation, là où un étudiant isolé peinerait à identifier les bons interlocuteurs.

Trouver son entreprise reste un travail personnel, mais l’accompagnement réduit le risque de se retrouver sans contrat à la rentrée, donc sans le financement qui en découle.

8.2 Une école spécialisée et reconnue

Fondée en 1972, l’ESPI a formé près de 14 000 diplômés et concentre son enseignement sur les seuls métiers de l’immobilier. Ses formations sont certifiées Qualiopi, gage de qualité reconnu pour les actions financées par les fonds publics et mutualisés, et ses diplômes sont enregistrés au RNCP. Le taux d’insertion professionnelle atteint 97 % à l’issue de la formation, un indicateur qui pèse au moment de mesurer le retour sur un investissement en études.

Cette spécialisation se traduit aussi dans les compétences acquises. L’aperçu des compétences concrètes développées pendant le bachelor montre ce que la formation apporte au-delà du diplôme, et donc ce que finance réellement votre budget.

8.3 Un campus ancré dans le bassin d’emploi francilien

Le campus parisien de l’ESPI, situé à Levallois-Perret aux portes du 17e arrondissement et de La Défense, place les étudiants au contact direct du premier marché immobilier de France. Cette localisation facilite l’alternance comme l’immersion professionnelle, puisque les entreprises du secteur sont nombreuses dans les Hauts-de-Seine et le Grand Paris. Les informations pratiques et les contacts figurent sur la page du campus ESPI Paris.

Questions fréquentes sur le financement d’un bachelor immobilier

Peut-on faire un bachelor immobilier sans rien payer ?

Oui, en alternance. En contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, les frais pédagogiques sont financés par l’OPCO de l’entreprise qui vous recrute, et vous percevez un salaire mensuel. Le reste à charge sur la formation est nul. C’est le montage le plus économique pour l’étudiant, à condition de trouver une entreprise d’accueil avant la rentrée.

Combien gagne un apprenti en bachelor immobilier ?

La rémunération dépend de l’âge et de l’année de contrat. Selon la grille officielle de service-public.gouv.fr, un apprenti de 18 à 20 ans touche 43 % du SMIC en première année, 51 % en deuxième et 67 % en troisième. Entre 21 et 25 ans, les taux montent de 53 % à 78 %. Ce salaire est en partie exonéré de cotisations et d’impôt sur le revenu.

Peut-on toucher une bourse CROUS pour un bachelor immobilier ?

C’est possible si le cursus est habilité à recevoir des boursiers. La bourse sur critères sociaux comporte huit échelons selon les revenus du foyer. Il faut vérifier l’éligibilité de la formation auprès de l’école et du CROUS de l’académie de Paris, et déposer le Dossier social étudiant dans les délais, généralement au printemps précédant la rentrée.

Le prêt étudiant garanti par l’État est-il accessible sans caution ?

Oui, c’est son principal intérêt. Ce prêt, garanti par l’État via Bpifrance, ne nécessite ni caution parentale ni garantie d’un tiers. Le montant maximum est de 20 000 euros, l’accès est réservé aux moins de 28 ans de nationalité française ou de l’Union européenne, et le remboursement peut être différé jusqu’à la fin des études.

Quelle différence entre contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation ?

Le contrat d’apprentissage vise les 16-29 ans (avec dérogations jusqu’à 35 ans) et prépare un diplôme RNCP. Le contrat de professionnalisation s’adresse aux 16-25 ans et aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, avec une rémunération de départ souvent un peu plus élevée. Pour un bachelor immobilier après le bac, l’apprentissage est le format le plus fréquent.

Peut-on cumuler plusieurs aides pour financer ses études ?

Oui, dans la limite des règles de cumul propres à chaque dispositif. En formation initiale, on combine fréquemment bourse CROUS, étalement des frais, job étudiant et, si besoin, prêt garanti. En alternance, les frais étant pris en charge, le cumul porte plutôt sur les aides régionales à la mobilité. Vérifiez toujours la compatibilité auprès de chaque organisme.

Le CPF peut-il financer un bachelor immobilier complet ?

Rarement. Le Compte Personnel de Formation finance surtout des formations courtes et certifiantes. Pour un bachelor de niveau Bac+3, les droits CPF d’un jeune sortant du lycée sont généralement trop limités pour couvrir les trois années. En revanche, un actif déjà inséré peut mobiliser son CPF pour un module ou le combiner à un autre financement. Le portail moncompteformation.gouv.fr permet de vérifier ses droits et l’éligibilité de la formation visée.

À quels métiers et quel niveau de diplôme prépare un bachelor immobilier ?

Un bachelor immobilier sérieux est un diplôme de niveau Bac+3, enregistré au RNCP au niveau 6, équivalent à une licence. Il ouvre aux métiers de négociateur immobilier, gestionnaire locatif, gestionnaire de copropriété ou conseiller en transaction, et permet aussi de poursuivre en mastère. Vous pouvez contrôler le niveau d’une certification sur France Compétences. Ce niveau 6 conditionne l’accès à l’apprentissage, donc au mode de financement le plus avantageux.

Quelles aides pour un alternant qui doit se déplacer en Île-de-France ?

Au-delà de la prise en charge des frais par l’OPCO, un alternant francilien peut solliciter des aides à la mobilité ou à l’équipement proposées par la Région, dont les conditions évoluent chaque année et sont publiées sur iledefrance.fr. Un apprenti bénéficie aussi d’une aide nationale au permis de conduire sous conditions. Ces coups de pouce allègent les frais annexes d’un trajet quotidien entre Asnières-sur-Seine, Saint-Ouen-sur-Seine et le campus.

Pour conclure

Financer un bachelor immobilier en 2026 est plus accessible que ne le laisse penser le montant affiché des frais de scolarité. L’alternance reste la voie royale, puisqu’elle supprime le reste à charge et verse un salaire, mais elle n’est pas la seule. La bourse CROUS, le prêt étudiant garanti par l’État, l’étalement des frais, les aides régionales d’Île-de-France et les dispositifs France Travail forment une boîte à outils que chacun assemble selon sa situation. La clé tient en deux mots : anticiper et combiner. Plus tôt vous montez votre dossier, plus large est l’éventail de solutions.

Si vous hésitez encore sur le mode de scolarité ou le montage le plus adapté à votre profil, le mieux reste d’en parler directement avec l’école pour cadrer les démarches et le calendrier. Contactez ESPI Paris pour échanger sur votre projet et construire un plan de financement réaliste.

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